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Poésie classique
emilia : Légère balancelle…
 Publié le 01/08/14  -  13 commentaires  -  677 caractères  -  502 lectures    Autres textes du même auteur

Une mise en scène galante et suggestive pour esprit libertin…


Légère balancelle…



Dentelle froufroutante et rouge balancelle,
Envol d’un escarpin, petit pied cadencé
Paré d’un jupon blanc, de rose nuancé,
Ravivant les émois d’un cœur qu’il ensorcelle…

Frondaison romantique au décor jouvencelle,
Sur fond d’écrin bleu ciel finement agencé,
Délicat mouvement rythmant son balancé,
D’un chef-d’œuvre célèbre où Fragonard excelle…

Ce tableau lumineux d’un Cupidon discret,
Invitant deux amours à garder le secret,
Nous dévoile avec art, dessous sa crinoline,

Le désir d’un amant qui rêve de saisir
La jambe retroussée, en voile mousseline,
D’une belle vouée au culte du plaisir…


 
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   margueritec   
8/7/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'apprécie ce poème délicat et qui sonne comme une écho des Phares de Baudelaire.

Ce texte très visuel évoque bien la peinture de Fragonard : légèreté, plaisir en attente ("envol d'un escarpin", "Ravivant les émois d’un cœur qu’il ensorcelle…")

Le poème se construit à l'image de notre découverte du tableau :

strophe 1 - la jeune femme au centre du tableau sur sa balancelle

strophe 2 - le feuillage finement ciselé qui encercle la scène

strophe 3 - le sujet même du tableau, la mention du vêtement qui laisse entrevoir, érotisme suprême, le pied déchaussé (ah ! Freud) et la jambe que ne voilent plus les jupons

strophe 4 - l'affirmation d'un désir en suspens : comment arrêter la belle en son mouvement.

Ce sonnet retrace joliment la dimension légère et libertine du tableau où tout est dit du désir.

Bravo

http://lapaletteetlereve.eklablog.com/jean-honore-fragonard-1732-1806-c18776753

   Hananke   
1/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

Joli tableau libertin du 19 éme et pourtant je ne me sens pas conquis
par les deux quatrains.
L'emploi de l'alexandrin trop rigoriste y est peut-être pour quelque chose avec aussi quatre adjectifs aux rimes masculines.
Mais l'auteur rattrape le coup avec les deux tercets beaucoup plus fluides et mieux troussés... si je peux me permettre.

   Anonyme   
1/8/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Comme un "dézoom" sur un tableau : le personnage, son environnement (tout cela sans verbe "actif, narratif") et puis l'émoi qu'il procure au peintre, une tension qui s'installe, le désir, la belle qui le sent, le crée (et, là, des verbes).
Interaction, duplicité quand le peintre et son modèle légèrement dénudé savent à l'avance que le désir, s'il se peut, ne s'arrêtera pas, ne se satisfera pas que de son expression artistique.

   Gemini   
1/8/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Je ne serais jamais d'accord avec le gens qui se servent des points de suspension, sans que ces derniers n'aient un rapport avec le temps.
Ici, outre le titre (on imagine bien qu'on va lire quelque chose), on en retrouve à chaque fin de quatrain (pourquoi ?) et à la fin (pourquoi aussi?).
Est-ce une invitation à deviner la suite ? Un incapacité de l'auteur à s'expliquer, de sorte qu'il laisse la besogne au lecteur ? Une manière d'aveu d'impuissance ? Une demande au lectorat de lui expliquer ce qu'il a voulu dire ? (Ce n'est sans doute pas ça, mais c'est ce que le lecteur que je suis ressent)
En dehors de ce point, je trouve ce poème bien léché. On sent que les mots ne sont pas là par hasard, mais on devine aussi que l'idée générale n'est pas si maitrisée, malgré tous les efforts de références (Fragonard, Cupidon) historiques dont le style oblige.
Les vers sont très bien écrit, et, hors ponctuation, je dois avouer que je me suis régalé.

   Anonyme   
1/8/2014
Bonjour émilia

Pour vous non plus, la composition d'un sonnet français n'est pas un challenge insurmontable :o)

Autre challenge, celui de raconter un célèbre tableau de Fragonard sans tomber dans le didactique.
Vos vers sont autant de friandises.
Si les quatrains sont de très bonne facture, on atteint le Nirvana à la lecture des tercets.

Fragonard, un sonnet classique... vous ne seriez pas un tantinet provoc vous aussi ?

Merci émilia pour cette pétillant sonnet devant lequel je tire bien bas mon couvre-chef

   Anonyme   
1/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Emilia,

Rimes malheureusement trop faciles de verbes adjectivés (cadencé/nuancé/agencé/balancé) qui s’éloignent un peu trop de l’exigence du classique.
Quel dommage, quand on propose une aussi belle partie de jambes en l’air. Grâce à vous j’ai découvert « les hasards heureux de l’escarpolette » de Fragonard, en me dépêchant de revenir à votre poème, lequel me semble mieux troussé.
Vers très élégants, d’une belle subjectivité, balancés au même rythme aérien que l'escarpolette. Si Fragonard vous avait connue, il aurait sublimé son tableau par quelques pointes épicées.
Si vous êtes dans l’événementiel, j’ai prochainement des fêtes galantes à organiser…

Ludi
le type à gauche, sous l’escarpolette.

   Anonyme   
1/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Emilia... Un fort joli tableau légèrement épicé, mais point trop, beaucoup de grâce dans ces vers...
Bien entendu les rimes en "é" peuvent paraitre assez peu recherchées mais s'accommodent pourtant très bien avec cette demoiselle sur une balancelle...
Belle écriture et un tercet final qui clôt à souhait ce très bon sonnet... Bravo !

   troupi   
1/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Emilia.

Faire un poème d'après un tableau n'est pas chose aisée car la comparaison penche souvent du coté du chef-d’œuvre.
Vous avez pris ce risque et vous avez eu raison car votre sonnet s'en tire fort bien.
J'ai surtout apprécié le rythme qui accompagne bien l'envol régulier de l'escarpolette, et le choix pertinent des éléments du tableau qui vous ont servi pour la construction du poème, surtout le premier quatrain.
Le dernier vers me semble particulièrement bien trouvé.

   Louis   
2/8/2014
Une première strophe bien « balancée », dans ce sens que vous lui avez impulsé un rythme, une cadence accordée au sujet, le mouvement d'une balancelle.
Roulis de couleurs et de dentelles ; dans le balancement se révèlent, au son doux d'un froufrou, les dessous de la demoiselle.
Dommage que vous n'ayez pas poursuivi ce qui avait si bien commencé dans la première strophe,
le suivi de ce mouvement de va-et-vient, qui peu à peu dévoile les formes de la « jouvencelle », affole l'amant spectateur du jeu érotique, remue en lui ses ardeurs sensuelles.
Vous poursuivez en décrivant le tableau de Fragonard, de façon un peu didactique quand on aurait aimé,lecteurs, se troubler en même temps que l'amant spectateur.
C'est toutefois un très joli poème.

   Ioledane   
5/8/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Les plaisirs de l'escarpolette ... Ce sonnet est joliment ouvragé, cependant je n'y ai pas trouvé suffisamment d'aspérités pour être réellement conquise.
Bien aimé cependant l'original "décor jouvencelle".
Beau travail également sur la richesse des rimes.

   Beaufond   
7/8/2014
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Deux quatrains averbaux, je dirais des vers malades ! Et pourtant non ! Il s'agit d'un « tableau lumineux ». Un « balancé » (nous aurions pu nous attendre au "ressenti", au "vécu" ou au fameux "au final" après ce faux substantif), vraiment !

Oui, "dentelle froufroutante" ! Aucun des huit premiers vers ne sert à quoi que ce soit dans ce poème. Je lis "romantique", mais il s'agit certainement d'un romantisme mourant, digne des plus mauvais vers de Musset (quatorze fois exécrable, sont-ce ses meilleurs vers ?).

Les tercets, voilà le début d'un poème. Je lis des vers, c'est déjà bien. Mais « le secret » n'est jamais désigné, et il faut sans doute deviner qu'il s'agit du « secret de l'amour » (Quel secret !) ; la grammaire n'est pas satisfaite. Puis, ce symptôme terrible du petit français : "en voile mousseline" ! on pourrait s'y habituer, mais la préposition "en" passe-partout fatiguerait même sans cette juxtaposition de deux noms communs. Je suis même allé jusqu'à vérifier si "mousselin" n'était pas un adjectif méconnu, l'Académie ne m'a rien dit, Littré m'a parlé d'un officier turc, bien !

Voilà, un poème qui aurait peut-être choqué il y a quelques siècles, mais qui aujourd'hui ne donne rien d'original dans le propos, voilà, je vous montre ce poème ennuyant : il est là.

Ce qui est bien, c'est que les rimes sont riches et que la forme du sonnet est employée sous sa forme la plus précieuse depuis de Banville.

   Anonyme   
8/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème très visuel - le thème impulse naturellement ce procédé de touches picturales - qui, n'en déplaise aux grammairiens, savent poser votre regard sur le tableau et mettent en branle votre imagination pour explorer l'intime des pensées, des sentiment et des désirs des personnages. Le décor est planté avec le raffinement qui sied à l'évocation de cette époque galante et l'hommage à Fragonard est manifestement sincère en dépit d'un côté critique d'art qui sur la fin du second quatrain me gêne un peu.
Il n'en reste pas moins un très joli poème fort agréable à la lecture.

   senglar   
4/3/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Emilia

ou plutôt Bonsoir étant donné le sujet,


"Les Hasards heureux de l'escarpolette" ! (qui ne doivent rien au hasard. lol.). Emilia qui donne dans le libertin ; même sous le couvert du peintre (que tu eusses dû garder secret. lol.) On reconnait le tableau à sa dentelle, son escarpin, son jupon et... sa frondaison qui augure, augure, ah les augures !... Ce tableau je me demande bien par ailleurs qui ne l'a pas chez lui.
En toute innocence on montre aux enfants une partie de balancelle dont je ne suis pas sûr que le cupidon soit discret, suivez bien le regard concupiscent de l'amant apoplectique qui se moque bien de la jambe de la belle qui s'envole (et la belle et l'escarpin, non celui-là c'est une invite...), cette belle au bord de l'incendie signifie bien que là-haut dans l'entre-deux (comme chez la Goulue, plus récemment chez Sharon Stone) tout est dévoilé.

Oh Emilia !

Carré blanc. Mais bien sûr tu le savais ! Trésor caché... ici dévoilé... pour ce seul oeil ambitieux alors que le barbon ahane.

Je prends !


Senglar de Brabantie


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