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Poésie néo-classique
erratum : Venezia
 Publié le 30/05/18  -  6 commentaires  -  797 caractères  -  161 lectures    Autres textes du même auteur

Après lecture d'un sonnet sur Venise, j'ai ressenti l'envie d'y répondre par le quinzain suivant quelque peu "sensuel" écrit après un très court séjour dans la Sérénissime...


Venezia



Ô séjour par trop bref sous un ciel incertain !
Ô circulation incessante et fébrile
Et bruyante, effrénée, sur l'eau fluviatile
Glauque du Grand Canal ! Dès le petit matin,



Mille embarcations viennent brasser sans fin
Les flots aux moirés verts ainsi qu'un long reptile
Ondulant sans répit au pied du campanile
Érigé de Saint-Marc, ce phallique témoin ;



Les incurvés flancs noirs de la frêle gondole
Aux coussins rouge et or dansent la farandole
Sur l'air de la chanson d'un charmant godilleur



Qui réveille en mémoire un autre clapotis
Venu du siècle enfui d'un fameux séducteur
Nommé Casanova, prince des pilotis,


Dont l'esprit raffermit ma juvénile ardeur...


 
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   papipoete   
18/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
classique
un sonnet sur Venise ( où les canaux étaient à sec ? ) puis ici un quinzain qui semble vouloir faire monter les enchères << qui dit mieux ? >> et les alexandrins dans leur tenue impeccable, se mettent en deux ( à la césure ) pour glorifier la cité des amoureux en goguette .
NB un vocabulaire très ordinaire, mais si bien utilisé qu'on le croirait " haut perché ", que nenni ! Moi qui ne voyage pas, me promène avec bonheur à l'arrière de votre gondole !
le second quatrain rutile particulièrement !
" fin et témoin " riment-ils vraiment ?
papipoète

   Hiraeth   
30/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un énième sonnet vénitien, dont la forme bien maniée dans l'ensemble ne suffit pas à transcender un texte qui à mon sens n'apporte pas grand chose de neuf à la ville ou à l'amour (mais c'est chose très ardue, je dois l'admettre, et je suis d'humeur sévère aujourd'hui...). Quelques vers à l'originalité sympathique, mais le tout reste trop cliché et un peu gâché par certaines maladresses d'écriture.

La rime "fin" / "témoin" (entre autres) a empêché une catégorisation en classique. Ce n'est pas une vraie rime comme l'a pressenti papipoete, mais bon, comme elle encadre une autre rime, les deux mots sont suffisamment espacés pour ne pas trop choquer l'oreille.

J'ai bien aimé l'image du fleuve-reptile dont les connotations s'accordent bien avec la ville de la séduction. Le venin du serpent ne se retrouve-t-il pas en partie dans le nom de Venise ? On y entend aussi les mots de maladie vénérienne et vénerie...

Le phallique témoin était aussi bien trouvé.

Maintenant, ce qui m'a le plus gêné :

- Les deux premiers vers trop grandiloquents et convenus

- La juxtaposition de deux adjectifs (fluviatile / Glauque).

- Le fait que la première pause dans le second quatrain n'intervient qu'avec la virgule à l'hémistiche du dernier vers, ce qui rend la lecture très essouflante, voire impossible

- l'épithète "incurvés" : pourquoi ne pas avoir écrit "les flancs noirs incurvés" ? C'est tout de suite beaucoup plus euphonique je trouve

- Dans la phrase en exergue du poème l'auteur parle de sensualité, mais on ne la sent pas trop, justement. Peut-être à cause des clichés qui perdent de leur vigueur originelle. L'image du serpent, même si je l'aime beaucoup, suggère plus de danger ou de malice que de sensualité ; le phallique témoin (dont j'aime aussi l'image) dit les choses trop explicitement ; enfin, la référence à Casanova et la juvénile ardeur à la fin ne sont pas très convaincantes vu que la personne convoitée n'est jamais mentionnée dans le sonnet... Mais c'est peut-être l'effet voulu. Ne pas parler de l'être "aimé" parce qu'il occuperait une place évidente ou serait au contraire tout à fait secondaire... Intéressant.

   Anonyme   
30/5/2018
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Ce "Venezia" ne m'a pas vraiment "embarqué", c'est sans doute dû à un manque évident de fantaisie.

C'est du déjà lu, relu, et re relu ... Il faut dire que le sujet a tellement été poétisé qu'il est bien difficile de faire d'en "l'audace", l'on tombe vite dans la banalité.

" Les incurvés flancs noirs de la frêle gondole
Aux coussins rouge et or dansent la farandole
Sur l'air de la chanson d'un charmant godilleur "


Ce texte se lit aisément, pour autant je n'en garderai pas un souvenir impérissable comme le fut mon séjour éclair à "Venisia", si magique.

Votre écrit, par vos mots employés ne la dépeint pas sous ses meilleurs aspects et cela dès la première strophe :

" Ô séjour par trop bref sous un ciel incertain !
Ô circulation incessante et fébrile
Et bruyante, effrénée, sur l'eau fluviatile
Glauque du Grand Canal ! Dès le petit matin, "

Pas vraiment convaincu par ce poème malgré une forme bien menée, le fond n'est pas à la hauteur.

   PIZZICATO   
30/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien
La " Sérénissime " n'a et ne cessera jamais d'inspirer les poètes.
Elle a été dépeinte de mille façons, selon le ressenti de chacun.

" Érigé de Saint-Marc, ce phallique témoin " original !

Ici, encore les inévitables gondoles et le chant du "godilleur".
Et même Casanova pour " raffermir l'ardeur " de l'auteur ...

   Recanatese   
30/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir Erratum,

Voici un poème élégant sur la forme, le fond reste néanmoins un peu convenu selon moi. Le ton est quelque peu daté mais cela ne me dérange pas particulièrement. Sans doute est-ce dû à la touche d'originalité apportée par ce "phallique témoin", à savoir le Campanile de Saint-Marc, qui anticipe, me semble-t-il, le côté libertin incarné par Casanova "dont l'esprit raffermit ma juvénile ardeur"..

J'ai toutefois buté sur "les incurvés flancs noirs" dont la syntaxe ne me semble pas très heureuse.

Merci pour ce partage et au plaisir de vous relire.

Recanatese

   Donaldo75   
3/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour erratum,

A la lecture du titre de ce poème, je me suis laissé attirer, cela d'autant plus que j'ai moi-même récemment publié ici un poème sur Venise (peut-être celui que tu cites dans l'incipit).

Et je suis content de lire une autre perspective, beaucoup plus classique, de cette ville légendaire, même si je ne suis pas un aficionado des "Ô" trop emphatiques à mon goût.

Venise est bien servie dans cette poésie, et c'est là l'essentiel.
Bravo !

Donald


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