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Poésie contemporaine
Eryblis : Le don terrible
 Publié le 12/08/17  -  10 commentaires  -  1656 caractères  -  140 lectures    Autres textes du même auteur

Portrait d'éternité.


Le don terrible



Les Immortels sont des damnés
Qui n’ont qu’une aile pourrissante
Pour rattraper la vieillissante
Et lente chute des années.

Ils sont faits d’ombres et de ruine,
Ces spectres d’un passé plus beau
Que le pas mène à l’échafaud ;
Et, sous les grêlons et la bruine,

Quand le jour point à l’horizon
Pour chauffer notre triste abîme,
Ils geignent encore, et s’abîment
Dans de glaciales oraisons.

Ils supplient bien ; pauvres minables !
La Mort ne viendra pas les prendre.
L’éternité les verra pendre
À cette corde interminable,

Et l’apaisement éternel
Ne fermera jamais leurs yeux ;
La Mort n’est plus reine du Vieux,
Elle est un jet de dés cruels

Roulant et fauchant à loisir
La jeunesse des bienheureux,
Tandis que la Vie reste au creux
Des bras qui luttent pour la fuir.

Ceux-là, dont les doigts décrépits
Cherchent ardemment le repos,
Dont les ossements et la peau
Invoquent un divin répit,

Ceux-là ne brassent que du vide
Et n’embrassent que le néant.
Ils grattent les lambeaux du Temps
Pour sombrer dans un gouffre avide

Où l’éphémère serait roi,
Mais sont à jamais alités
Dans un berceau d’éternité
Dont l’impuissance est la paroi.

Alors nous les reconnaissons,
Ces vieillards que la Mort méprise
Et dont l’Errance s’est éprise,
Et nous clamons à l’unisson :

« Ô spectres de la vieille France,
Prenez notre sérénité !
Fuyez, car la pérennité
Ne prolonge que la souffrance ! »


 
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   Anonyme   
12/8/2017
Commenté en EL

J'avoue ne pas bien comprendre le thème en dépit de lectures répétées.
je ne comprends pas qui sont ces personnages tout à la fois "vieux" "immortels" et "minables". Il y a de quoi se perdre en conjectures et l'auteur serait avisé de nous éclairer sur son intention.

Je ne me sens pas en mesure d'apprécier ce poème mais la règle étaint de donner une appréciation obigatoire ce sera un "pas" !

Edit : j'annule l'appréciation initiale après publication.

   Donaldo75   
27/7/2017
 a aimé ce texte 
Pas
(Lu et commenté en EL)

Bonjour,

Je pensais, avec ce choix des octosyllabes, que ce poème aurait du rythme, même pour un thème aussi marqué.

Cruelle déception ! Même si les vers ont le bon nombre de pieds, tels des poulpes dans un aquarium, ils restent inégaux en lecture à voix haute, avec des incidentes, un manque de force, quelque chose de plat et d'indéfinissable tellement on ne ressent rien.

Le champ lexical est également convenu, on a compris assez rapidement de quoi on parle mais pas forcément où on va. Quant aux deux derniers quatrains, ils m'ont surpris par leur force polémique, mais c'était malheureusement trop tard, j'avais déjà baillé plus de trois fois.

Il n'y a pas besoin de boule de cristal, de madame Irma, pour deviner que je me suis ennuyé à la lecture de ce poème poussif, long, à la limite de l'indigeste.

   Marite   
28/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Quel triste portrait de ces "Immortels" ... L' écriture est agréable et aisée avec le rythme régulier et les rimes.
" ... Ils grattent les lambeaux du Temps ... " Ce vers m'a intéressée par la justesse de sa formulation et j'ai pensé : il n'y a pas que " Ces vieillards que la Mort méprise " qui le font parfois même, ils trouvent une forme de sérénité que les plus jeunes peinent à chercher et à trouver.

   Arielle   
4/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Dommage que le sujet du pamphlet demeure tellement obscur et qu'une si belle maîtrise du vers soit si peu servie par un sujet mal défini.
Qui sont ces immortels ?
Les membres de l'Académie Française ?(spectres de la vieille France)
Des grabataires qu'on maintient en vie artificiellement ? ces "pauvres minables" qui "sont à jamais alités
Dans un berceau d’éternité
Dont l’impuissance est la paroi."
S'agit-il, en définitive d'un plaidoyer pour l'euthanasie ?

Il y aurait à redire sur l'horreur que semble inspirer la vieillesse au narrateur mais la vieillesse alliée à la souffrance et à la décrépitude évoquées n'est bien évidemment souhaitée par personne !

   Lariviere   
4/8/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Je suis assez partagé sur la qualité globale de ce texte, car je trouve l'ensemble assez déséquilibré en l'état.

Une fois qu'on a saisi le rythme de base, je trouve le ton, le souffle traînant et "l'atmosphère lancinante" de la forme très cohérente avec l'axe de traitement de fond.

Sur la réalisation, je trouve les images plus impactantes, plus réussies dans les strophes de la première partie jusqu'a v16 "cette corde interminable" ... Ensuite, je trouve que le rythme reste intéressant mais un plus chaotique. Les images sont moins percutantes et la force du discours faiblit aussi et devient presque confus. La strophe de fin serait à revoir personnellement.

En espérant que ce commentaire puisse servir à l'auteur, je lui souhaite une bonne continuation.

   Anonyme   
14/8/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour,

J'avoue que je ne commenterai pas vraiment, ni n'évaluerai justement sans une explication de l'auteur.

Les moins :
Le coté grandiloquent, du titre, puis du texte.
L'impression de ne vraiment pas savoir qui sont ces "élus" (cf : "don" terrible)
L'impression que ce n'est pas clair pour le narrateur non plus, le message n'étant pas passé.
L'impression que l'on me parle de choses très actuelles, mais sous le couvert d'un classique pas assez habile pour que le message passe.
Le dernier quatrain m'a fait très très mauvaise impression, aussi, je veux bien revoir ma copie si l'auteur explique.
Je n'ai pas trouvé de plus.

Cordialement

Édit :
Je repasse par là pour indiquer le lien de la conversation sur votre texte :

http://www.oniris.be/forum/quelques-explications-a-propos-de-le-don-terrible-t24435s0.html#forumpost326470
et vous donne rendez-vous sur votre fil, pour expliquer pourquoi je ne changerai pas mon évaluation.

   Anonyme   
12/8/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Oui, c'est ampoulé mais on y voit peu clair!
Je note cependant une certaine qualité d'écriture.
Hormis le lecteur, donc, tout n'est pas perdu.
J'aime souvent les poèmes qui se parcourent avec une lampe frontale, pour ce qu'ils cachent dans l'ombre de l'écriture, mais là, je reste aveugle, buttant contre tout et marchant à tâtons. Ne vous éclairez pas vous exclusivement mais éclairez aussi un peu le lecteur, un minimum.
A bientôt.

   bipol   
12/8/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
je ne sais pas à qui vous en voulez

à quels vieux exactement

moi je le suis

et je vous souhaite de tout cœur

d'y parvenir

   Louison   
12/8/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai imaginé qu'il s'agissait là des dieux de la mythologie qui avaient ce don terrible de vivre pour l'éternité, et j'ai aimé les métaphores proposées, puis le dernier quatrain m'a fait douté:

« Ô spectres de la vieille France,
Prenez notre sérénité !
Fuyez, car la pérennité
Ne prolonge que la souffrance ! »

Ce ne sont donc pas de divinités qu'il s'agit, mais peut-être des vieux académiciens? ou bien des rois de France? je suis perdue.

A la relecture, ces vers:

La Mort n’est plus reine du Vieux,
Elle est un jet de dés cruels

me font penser qu'il n'est pas juste que des vieux restent, alors qu'accidentellement des jeunes trépassent. Je ne suis pas sûre d'avoir compris.

Cependant, j'aime la fluidité de ma lecture à voix haute, ce qui me fera pencher la balance vers le haut.

   archibald   
17/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J’ai lu ce texte en EL et je dois dire qu’il m’a interpellé. L’auteur a manifestement lu Baudelaire ; on en trouve des accents dans ce tableau morbide esthétisé par une plume volontiers classique (il en manque quand même un peu à mon sens : l’alternance des rimes masculines et féminines serait bienvenue). Le sens ne s’est pas dévoilé à moi immédiatement, mais à une seconde lecture, cela m’a évoqué ma grand-mère confinée dans un mouroir et qui attend la mort depuis une dizaine d’années. La faucheuse se refuse obstinément. On sait bien qu’elle aura finalement le dernier mot, mais elle se fait pour l’instant désirer avec des coquetteries de demoiselle. Dans cette optique, le poème fonctionne très bien. J’ai lu depuis le commentaire de l’auteur ; son projet métaphysique m’échappe quelque peu, mais j’ai apprécié certaines expressions (la corde interminable, les lambeaux du temps…).
Il y a quelques maladresses, mais les commentaires me semblent globalement bien sévères. On m’a décerné quelques plumes ; je t’en offrirais volontiers une ou deux.


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