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Poésie libre
Eskisse : Combat [concours]
 Publié le 16/07/21  -  12 commentaires  -  1037 caractères  -  215 lectures    Autres textes du même auteur

« Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire. »
Guillaume Apollinaire


Combat [concours]



Ce texte est une participation au concours n°30 : Rire à profusion !
(informations sur ce concours).





Par un jour de grand vent
et de simagrées
le réel a disparu par la fenêtre
en catimini comme ça
vers le ciel

Les maisons, les bosquets, les routes
tout est parti
un cortège d’images a dirigé le Temps

Mon rire est devenu plus grand qu’un arbre
plus gros qu’une montgolfière
plus étendu qu’une ville

Dans un raffut indélébile
il a piétiné mon sommeil
et ma vie

Alors, avec la force des vulnérables
je l’ai découpé en mille et un éclats
qu’il se taise, ce géant délétère
qu’on en finisse

J’ai rangé les éclats de rire dans mon tiroir
la nuit, ils se sont échappés au jardin
subrepticement

Depuis, dans le silence de l’aube
j’entends la terre chanter


 
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   Gemini   
29/6/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Indéniablement poétique, ce texte a des airs (pour le fond) du "Chat et le soleil" de Maurice Carême.

On sent une certaine aisance à donner au lecteur à la fois un récit et une ambiance.
L'idée de "profusion" du rire est bien rendue par la montgolfière (qui éclate comme la grenouille voulant ressembler au boeuf), et celle du ramassage des morceaux (qui se recollent par la suite) m'a paru diablement charmante.

Il m'a juste semblé que le titre aurait pu, vu le sujet, être plus fouillé. Sans doute, pour l'auteur, parait-il évident, mais en ce qui me concerne, il ne me saute pas aux yeux.

   Lebarde   
29/6/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Un rêve (ou un cauchemar) de grandeur irréelle d’un rire immense qui s’échappe au dessus de la campagne et de la ville et que l’auteur(e) découpe « en mille et un éclats » pour le ranger dans un tiroir.
Évocation bien onirique en effet puisque ces éclats s’échappent « au jardin subrepticement «  pour laisser place « au silence de l’aube »

Pourquoi pas après tout, le rêve et la poésie libre autorisent toutes les fantaisies dans l’écriture y compris les images et associations les plus curieuses ( « plus gros qu’une montgolfière « , «  raffut indélébile »???) que le lecteur appréciera ou pas selon son humeur et ses goûts littéraires.
Pour mon compte je reste mitigé même si l’atmosphère délicate suscitée pourrait me convenir.
En EL
Lebarde

   socque   
2/7/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un cortège d’images a dirigé le Temps
À mon sens, ce vers est incongru dans votre poème, il en casse l'ambiance et la trajectoire. J'ai l'impression de voir un huissier costume-cravaté débouler dans un goûter d'anniversaire. Il me paraît vraiment trop sérieux, et puis c'est quoi cette majuscule d'emphase à ”Temps" ?

Sinon, j'ai apprécié le surréalisme à l'œuvre, le réel qui se barre, le rire plus étendu qu'une ville. Je trouve que ça commence fort avec le premier paragraphe, la fin à partir de
Alors, avec la force des vulnérables,
m'apparaît impeccable.

   Cristale   
3/7/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aurais bien lu ce texte en prose au vu des vers qui sont constitués de phrases fragmentées en retours à la ligne.
J'aime bien l'onirisme de l'histoire, (ce que l'on peut faire à partir d'un simple rire quand même ^-^) ainsi que les images qu'elle diffuse.
Sacré combat !

Un joli texte, oui joli.

Cristale
en E.L.

   BlaseSaintLuc   
4/7/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Très beau, très poétique, original, un rien surréaliste, un rien moderniste, c'est dans le thème, c'est même presque de l'appolinarisme! J'adore.

   papipoete   
16/7/2021
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour
ce pourrait être un conte fantastique joli comme tout, mais à un moment donné, le sujet s'envole comme le " réel parti par la fenêtre en catimini "
l'avant-dernière strophe écrase soudain, la magie de ce grand rire découpé en mille éclats.
NB la 5e strophe est mon passage préféré, avec le distique final.
mais son 3e vers " qu'il se taise "... " pour... est un peu abrupte !

   Davide   
16/7/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Dès l’entame, joliment augurée par une sorte de zeugma, le ton surréaliste de ce petit poème en forme de dessin animé est donné :

"Par un jour de grand vent
et de simagrées
le réel a disparu par la fenêtre
"

Il faut noter l’ambigüité de l’expression "par la fenêtre", qui laisse à penser que le réel s’est enfui par la fenêtre, alors que vraisemblablement – si j’ose dire –, il a disparu de derrière la fenêtre. En "catimini" ? C’est difficile à croire. Mais ici, l’on veut bien y croire.

Difficile encore de voir une relation de cause à effet, une logique donc, entre la disparition du réel et la boursouflure de "[s]on rire"… Mais là encore, il faut bien que quelque chose remplisse l’espace devenu vide ; alors, pourquoi pas le rire ? Belle idée que ce "raffut indélébile", envahissant, qui piétine "[s]on sommeil" et l’empêche de vivre.

J’ai bien aimé également la cinquième strophe, assez drôle, "je l’ai découpé en mille et un éclats / qu’il se taise, ce géant délétère", mais je ne pense pas que le verbe "découper" soit le plus à même d’engendrer ces "éclats", à moins d’y entrevoir une référence au "coup d’éclat", mais… Des verbes comme "casser" ou "briser" (pour reprendre l’exergue) auraient été plus efficaces, à mon sens ; voire, pourquoi pas, le verbe "voler" ("voler en éclats") pour asseoir la tonalité surréaliste (?)

La fin est, ma foi, bien sympathique aussi, avec "ces éclats de rire" devenus substantiels, tangibles, petits objets que l’on entrepose désormais dans un tiroir. Et si la matérialité du rire grossissant a pallié un temps l’absence du réel, ces petits éclats qui n’en font qu’à leur tête accompagnent désormais le "silence de l’aube". Joli !

Oui, l’ensemble est charmant, cartoonesque, et même s’il manque parfois de fulgurances, d’éclats (sans jeu de mots), j’ai apprécié me faire chahuter – et charcuter – par ces petits éclats de vers qui vont où bon leur semble, mais jamais là où on les attend.

   Provencao   
16/7/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime bien cette imprégnation qui investit le style à partir duquel une influence ajuste sa force émotive intuitive , généreuse et immersive...

Mon préféré :"Les maisons, les bosquets, les routes
tout est parti
un cortège d’images a dirigé le Temps"

   Lariviere   
17/7/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"Par un jour de grand vent
et de simagrées
le réel a disparu par la fenêtre
en catimini comme ça
vers le ciel"

Bonjour,

Des la strophe d'entame, le ton est donné, l'ambiance surréaliste aussi... Tout du long j'ai aimé le découpage qui donne un rythme convenable à la lecture.
En terme de métaphore/ parabole j'ai aimé cette découpe du rire pour qu'il se taise et ces éclats qui s'échappent pour laisser la terre chantée... il y a quelque chose du domaine du désabusé autant que de l'optimisme dans cette fin que je trouve réussie... d'ailleurs , j'aime beaucoup cette strophe de fin qui tombe bien à propos.

Merci pour lecture et bonne chance pour le concours !

   Donaldo75   
18/7/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J’ai bien aimé ce poème par son surréalisme. Il se fond de manière agréable dans le thème, dans ce que l’exergue promet à travers la citation de Guillaume Apollinaire, avec des images réussies, une petite musique poétique et pas trop de prise de tête dans l’ensemble. Il y a de l’ambiance et la manière de raconter donne une réponse intéressante au thème.

Bravo, ce concours n’est pas facile.

   Raoul   
19/7/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
J'aime bien la logique assumée de ce poème limpide (pour qui a bu le bon philtre).
C'est une bd. en fait... Les images sont charmantes, presque des illustrations de livre pour la jeunesse, pour moi, il me manque bien quelques grimaces, mais le texte est réussi, et sa découpe en strophes précises, bien définies, en structurent plaisamment la narration..
Merci pour cette lecture.

   RomainT   
1/9/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Très beau poème qui semble venir comme cela et partir ainsi tout en continuant...

Je trouve la forme originale et bien choisie avec ce thème abstrait qui rejette le conventionnel

Et malgré tout, on suit le fil du poème qui trouve une certaine logique passant du rêve au rire, à la terre qui chante


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