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| Passant75
6/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Emprunter à Homère ? En effet, pourquoi pas !
L’aède grec empruntait bien aux traditions orales pour chanter les aventures, malheurs et exploits, de ses héros. Ses images liaient la nature et les hommes aux attributs prêtés aux dieux. Ainsi « l’aube aux doigts de rose » est associée à « la fille du matin ». La poésie est faîte de rythme et d’images, encore faut-il que celles-ci donnent un sens au texte. Le « cresson bleu » rimbaldien dessinait et peignait un décor. Mais je ne suis pas certain que le cresson de la nuit, voire le « silex du matin » puissent contribuer à cela. L’auteure (ou l’autrice, je ne sais toujours pas lequel de ces deux mots faut-il choisir) est arrêtée tôt le matin par ceux qui ont élu son domicile. Phrase, d’après moi, un peu branlante, on peut élire domicile, mais peut-on élire un domicile ? La suite est du même registre. Chercher « l’aube divine escamotée au fond d’un sommeil », est-ce donner un but à ses rêves. Quant à savoir « les yeux fragiles » et pourtant pouvoir lire « tous les visages », cela crée un effet pas très clair à interpréter et c’est ainsi que se termine ce texte, pareil à une voiture ayant emprunté une impasse et qui s’arrête sans atteindre son but. L’absence complète de ponctuation contribue à la difficulté de comprendre ce poème. Et pourtant malgré tout ce qui précède, certaines expressions m'ont parlé, « Refuge aux lignes blanches / aux contraintes invisibles » et surtout les trois vers suivants: « J’y louvoie sans marcher / comme on roule sans valise / parmi des inconnus emmurés dans leurs peines ». Au final, un sentiment mitigé pour un texte qui mériterait d’être retravaillé. |
| Provencao
18/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Bonjour Eskisse,
Plusieurs lectures en ce Mythe, pour mieux m'en imprégner. Je n'ai pas recouvré ce suprême céleste recherché. Je n'ai pas perçu la note philosophique en votre poésie Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| papipoete
18/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
n'aime pas
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bonjour Eskisse
Et je me suis noyée...et sous la menace d'un silex, m'ont arrêtée emportée. NB un texte qui même lu en long, en large, ne me délivre pas de son mystère. La poétesse nous emmène par le bout de sa plume, - en prison ? - dans le couffin d'un bébé ( qui sait déjà parler ? ) La dernière ligne fort énigmatique, me montre des visages de femmes, attendant leur sort dans un couloir de Téhéran... Ceci n'est que mon appréciation, mais je sais que maint lecteurs viendront sous vos lignes, s'enthousiasmer ... |
| Lariviere
18/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Salut Eskisse,
Je suis très mitigé sur ce poème. Pour le sens, je ne le saisis pas profondément. J'ai bien l'impression de lire quelque chose qui fait allusion à un âge d'or, peut être celui de l'enfance et d'une insouciance confisquée, dans un propos assez mélancolique et isolé du monde, mais je ne sais pas si je me trompe ou pas. Allons y pour le détail : "Et je me suis noyée dans une aube aux doigts roses" si nue et sans idées dans cette aube aux doigts roses" Je n'aime pas trop la répétition du vers. Je trouve que le procédé est économe certes mais l'effet voulu de renforcement avec sa réf. à Homère n'est pour moi pas au rendez vous. "J’ai beaucoup gigoté pendant chaque lumière au cresson déluré de la nuit tout entière" Je ne comprends pas trop ce que veux dire le premier vers cité. Et je ne suis pas fan du terme "gigoté" ni phonétiquement ni au niveau registre de langue. Par contre j'aime bien le cresson déluré de la seconde partie. "Et l’on m’a arrêtée au silex du matin à la force du poing, de la peau d' ennemis" J'aime bien l'effet et l'image du "silex du matin", en revanche je ne comprends pas bien le propos. La syntaxe de la seconde partie y est peut être pour quelques choses. "Et ils ont aussitôt élu mon domicile…" Pareil. Le "élu mon domicile" ne me convainc pas, ni sur le plan poétique, ni sur la syntaxe et la compréhension. "Refuge aux lignes blanches aux contraintes invisibles J’y louvoie sans marcher comme on roule sans valise parmi des inconnus emmurés dans leurs peines" Je ne vois pas bien à quoi se réfère ce "refuge aux lignes blanches"... Au domicile cité précédemment ? "Je cherche toujours l’aube divine escamotée au fond d’un sommeil lourd d’artifices et de sève" Ouf ! j'aime bien ce passage. Sur sens, images, rythme et musicalité. "Je sais les yeux fragiles et lis tous les visages alignés sous le vent" La fin pourrait peut être être encore plus impactante, mais elle est convenable et prend sens et ponctue bien le poème. Je l'aime bien en l'état. Voilà, je suis désolé si c'est un peu sévère. Et après tout, ce n'est que mon ressenti. Je pense que c'est un texte qui aurait mérité plus de maturation et de travail pour le rendre plus prégnant en terme de sens et de sensations. Merci quand même pour la lecture et bonne continuation ! |
| Robot
18/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Une âme qui se serait égarée dans son propre monde et qui n'arrive pas à trouver un but à ses rencontres ou une issue à ces errances.
Voilà ma lecture de ce poème dont j'apprécie le cheminement, moins la composition. Je trouve déjà que des deux vers du début, il y a une sorte de double emploi avec la répétition "aube aux doigts roses" Il m'aurait suffi de lire : Et je me suis noyée si nue et sans idées dans une aube aux doigts roses. |




