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| A2L9
26/2/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Le coeur de l'homme, parfois bon, parfois mauvais, un jour sur deux. Voudrait-il s'envoler pour toucher les nuages et voir de plus haut ? Cela le rendrait-il meilleur ?
Alors ici, il s'agit de maladie qui cloue, pas de geste, pas de parole, les yeux qui s'ouvrent mais qui pourtant sont empêchés de s'exprimer par cette image des cils-barreaux. Dormir à jamais c'est finalement ne pas être mort. Un texte sur une souffrance qui ne veut pas s'arrêter. |
| Myndie
5/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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J'ai trouvé de la justesse à ce poème qui parle vrai, en langage clair et sans larmoiement excessif, de cette terrifiante maladie appelée « locked in syndrome ».
J'ai bien aimé le concret de certaines évocations qui suscitent l'émotion en renforçant le côté épouvantable de la situation : « Le fracas du goutte-à-goutte est mon seul émoi. » « Libres sont mes pensées, mais captive leur voix, » Cependant, la souffrance et la peur auraient pu ressortir avec plus de force, la sensation d'enfermement aurait pu être évoquée avec plus d'intensité en gommant certaines maladresses d'écriture. Par exemple, en évitant certains clichés, comme « le temps qui passe et se rit de moi » ou l'image du drap-linceul, et en développant des images aussi frappantes que le fracas du goutte à goutte. De même, la construction aléatoire des vers, notamment dans la 2ème strophe (césure, rupture de rythme) met à mal la fluidité et la musicalité. La régularité de certains alexandrins fait ici des merveilles pour susciter l'impression de claustration et d'étouffement. Je me demande pourquoi pourquoi le dernier tercet est déstructuré : cette rupture de régularité dans le déroulement du poème est sans doute voulue par l'auteur mais elle ne me semble pas essentielle. En résumé, ce poème aborde correctement le thème mais néanmoins souffre de ses faiblesses de style et de structure. |
| Lebarde
6/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime bien
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La première strophe qui pose le sujet sans doute...je la relis plusieurs fois pour m'y retrouver dans une syntaxe lourde et voire fautive au point de brouiller ma compréhension "Rien ne m’est interdit, rêver tout me permet,/Que m’importait hier que ces idées soient folles..." Oups!
La suite heureusement devient bien vite très claire et malheureusement d'une profonde tristesse...pour décrire un présent douloureux et impitoyable devant la maladie et un avenir que l'auteur(e) résigné ("...mon esprit se soumet,/Mon corps est ma prison et mes cils mes barreaux," ) ne souhaite pas voir durer trop longtemps tant il est sombre. "Qu’un linceul soit mon drap pour dormir à jamais !" Des vers fluides aux formules très réalistes qui inspirent évidemment la compassion. En EL |
| Provencao
19/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Passant75,
"Cloué dans un lit d’où mes membres ne décollent, Je subis le temps qui passe et se rit de moi, Les regards que j’épie s’apitoient, se désolent, Le fracas du goutte-à-goutte est mon seul émoi." Le passage à mon sens où les signes sont forts et soustraient à ce désir au vouloir-vivre. Belle compassion et beau sentiment en ces vers . Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Polza
19/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime bien
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Comment ne pas penser au roman de (Joe) Dalton Trumbo (contre les Viêts), le fameux Johnny Got His Gun, ou à son adaptation cinématographique.
Si le sujet est intéressant à traiter, j’ai plutôt été gêné par la construction bancale parfois. Par contre, j’ai beaucoup apprécié le 5, 4, 3, 2, 1. Mon amour pour les points de suspension m’aurait personnellement fait conclure ce poème avec…, juste en dessous du dernier vers, ça aurait fait office de 0. « Rien ne m’est interdit, rêver tout me permet, » j’ai dû relire plusieurs fois ce vers pour essayer de comprendre ce que vous vouliez exprimer. « J’entends ce qui se dit sans pouvoir dire un mot, » ce qui se DIT sans pouvoir DIRE un peu lourd et répétitif selon moi. « Je ne sens plus le froid, je ne sens plus le chaud. » plutôt très banal et peu poétique comme image je trouve. « Mon corps est ma prison et mes cils mes barreaux, » je n’ai pas bien saisi mes cils mes barreaux, sûrement cela sert à exprimer qu’il ne peut plus ouvrir les yeux et donc les cils, mais j’ai moyennement apprécié l’image. « Ne plus me réveiller, dormir à tout jamais ;// Qu’un linceul soit mon drap pour dormir à jamais ! » la boucle est bouclée, cependant, j’aurais aimé que le dernier vers exprime le désir avec un verbe d’introduction au désir. Je veux dire, je le trouve trop brutal tel qu’il est. J’aurais aimé un « j’aimerais » ou « puisse » quelque chose pour dormir à jamais. L’idée de base est bonne, mais en ce qui me concerne, il y a quelques petites choses à retravailler. Je mets que j’aime bien, mais si nous étions encore sous l’ancien système de notation, j’aurais mis soit j’aime un peu (plus) soit j’aime bien (moins). |
| papipoete
19/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Passant75
Oh, une gérardine ! dont je crois avoir été le premier ( je marche comme ça ) à proposer dans ces colonnes ! Condamné que je suis, à ne plus poser le pied par terre, je marche dans ma tête, cloué dans ce lit qui sera mon navire désormais, pour mes odyssées à venir. Autour de ma couche, on se presse, se lamente, et s'apitoie sur mon triste sort ; ma bouche voudrait leur dire - laissez-moi ! je n'ai pas besoin de vos regards, de vos lamentations ; mais je ne suis plus le Maître de mon corps, et de moi s'est même enfuie ma voix... NB je ne dois pas me citer, selon recommandations...mais je peux dire que tel fut mon cas, après qu'opéré des deux jambes, je connus cette prison durant 60 jours. Et la douleur du corps et du coeur, monte crescendo dans ce texte fort bien rédigé, avec ses métaphores si spectaculaires ( le distique est particulièrement parlant ) et fait de ce poème, mon passage préféré. " le fracas du gouttte-à-goutte..." quel vers ! Nous connûmes un homme ici, qui victime d'un accident, tomba dans un profond comas ( bien avant l'idée de mourir dans la dignité ) qui vécut ainsi tant que sa maman était là, et veillait sur son enfant durant 14 ans...quand elle mourut, peu de temps après, Paul mourut... Techniquement, l'agencement des vers faute dans le tercet, quand la rime D.C.D. dut commencer par une rime féminine ( après EMOI= rime féminine ) sinon, les dodécasyllabes mesurent bien 12 pieds, mais Singulier/Pluriel dans le quatrain ( vole/folles ) |
| Cristale
19/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime beaucoup
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Voici un quinzain décroissant, 5-4-3-2-1, appelé "Gérardine" du nom de son inventeur Gérard Laglenne, une forme fixe contemporaine qui demande une versification régulière en alexandrins
a-b-a-b-a / b-c-b-c / d-c-d / a-d /a avec alternance des rimes m/f. Le monostiche final reprend le premier vers ou une partie de celui-ci. Ici la versification respecte la structure de base dans l'agencement des vers mais pèche quelque peu par son irrégularité au niveau du rythme, de la syntaxe, de l'alternance des finales féminines et masculines. Par contre, globalement, cette forme décroissante met en valeur le thème principal où s'entend l'enfermement, l'étouffement, l'impuissance, la résignation et dans le monostiche final, ( fleuron du poème qui, en respectant parfaitement la règle, bravo ! reprend une partie du premier vers), l'attente du soulagement que serait la mort. L'ensemble est bien pensé, le sujet, que j'aime beaucoup, est prégnant et me fait penser au célèbre et défunt physicien Stephen Hawking, mais la structure que j'estime perfectible demanderait un peu plus d'application pour une meilleure lecture. |
| Boutet
19/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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D'abord, je ne trouve pas que le poème se rapporte à l'exergue. Je vois mieux un malade immobilisé sur son lit d'hôpital ou de clinique et qui attend la fin avec une certaine sérénité. Mais finalement c'est vrai que le coeur est enfermé dans sa cage, donc j'atténue le début de mon propos.
Quelques belles expressions : comme Je subis le temps qui passe et se rit de moi, Le fracas du goutte-à-goutte est mon seul émoi. Mon corps est ma prison et mes cils mes barreaux, Par contre quelques expressions moins heureuses : rêver tout me permet, entre autres. Je ne me souviens plus de la forme de ce poème en 5,4,3,2,1 si toutefois il porte un nom. J'aime assez cet ensemble très réaliste. Oui pour le nom : je n'avais pas lu le post de Cristale. |




