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Poésie libre
Ethimor : Les restes à venir
 Publié le 12/12/17  -  5 commentaires  -  3303 caractères  -  81 lectures    Autres textes du même auteur

Croire en un avenir inédit et échapper à un monde étouffant : voilà aussi l’un des buts de la poésie.


Les restes à venir



de l’espoir
de l’espoir
à boire
de l’espoir

et des étoiles
à pleines mains
étalées sur nos paumes
comme une gouache stellaire
à gribouiller les cieux
une gouache pour s’inscrire
au milieu des héros
des insectes
des lumières

puis dévorer de jalousie
les étoiles
et finir
en finir
avec les jours avec les nuits
à tout prix

— réveille donc le silence joyeux
quoique mélancolique,
quoique révolté le silence
le silence qui t’habite
où tu t’abrites
comme l’acteur dans son théâtre
d’infortune l’acteur
qui plutôt que souffrir
préfère courir les abris les habits
les masques les confettis
et les mots

ou souffre-t-il vraiment
au carnaval du désespoir ?
d’ailleurs
peut-on vraiment a-t-on jamais
tiré du puits de l’espoir
et des mots
de l’espoir
et une voix qui nous appartienne ?

alors écartelons les côtes
qui étouffent nos cœurs à l’étroit
qui gâchent le spectacle
de nos boitements poitrinaires

vite

à boire
à boire ou aboie
aboie et mâche et recrache
tout
ce désert
et sa poussière
et les ossements à peine rongés
de nos poèmes oubliés
et de ceux tous ceux
qui nous auront précédés

car ici les chiens n’embarquent pas
au navire de l’ivresse
car ici tu es roi
car ici on crève à la naissance
comme des papillons
de nuit
à l’aube d’un nouveau jour

car ici on crève avec l’aube
avec le crépuscule
au zénith
sous le déluge

car ici la pluie n’est plus à boire
tout au plus à vomir elle est
à mourir à se noyer
les poumons dans l’acide
et la terre

non
ici rien à faire rien à boire
à boire ou aboie
mâche et recrache tout
tout te dis-je
tout quitte
à ce qu’à la fin des temps
quitte à ce qu’avec la prochaine genèse
de ce monde qu’on appellera plus monde
quitte à ce qu’au début de notre fin
quitte à ce que demain
il se retourne penaud
tes cris ton corps nos cris
résonnant comme des bourdonnements
d’enfer
dans ses oreilles de nouveau-né
(car ici c’est l’enfer)
quitte à ce que nous soyons
demain
comme un souvenir agonisant
quitte à ce qu’Il
(le monde à venir…
ce monde qui est
et n’est plus monde)
quitte donc à ce qu’Il
se retourne dans le
vide
comme hanté
hanté par nos cris étranglés
par tes hurlements canins
sauvages
humains et inhumains
ou bien plutôt cristallins
et purs
et innocents
car lavés par nos blessures
dans le sang des ignorants
des modestes
des souffreteux
de ces gens qui hier encore
se posaient toutes les questions
vaines et sans réponses
de l’Univers

alors à boire
à boire et aboie
gribouille et écrase
ce monde-là
afin que demain
au bord du chaos
se dresse
l’aube apaisante
d’un quelque chose
d’autre
d’un quelque chose
enfin
d’un quelque chose
qui nous protégerait
de la fin.


 
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   Anonyme   
12/12/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Ce texte est bien, bien trop long.

Que de mots répétés, qui n'apportent pas grand chose, de plus,
sinon faire que le texte perd de sa consistance.

J'ai retenu l'idée, mais pas tout à fait la manière de la dire.

Je n'ai pas trouvé de la poésie à cet écrit, c'est plus pour moi,
une réflexion à haute voix qui nous est donnée de lire.

Il y a trop de "blabla", ce qui ne permet pas d'apprécier la teneur
de ce discours, qui n'en finit pas, de démontrer mais sans conviction, trop de mots tuent les mots. Texte embrouillé et embrouillant, je me suis égaré.

Une petite citation "Trop de mots, tue la vérité", être plus simple,
plus concis, permet de mieux se faire mieux comprendre.

   papipoete   
12/12/2017
bonjour Ethimor
Poésie libre, donc l'auteur fait ce qu'il veut en s'affranchissant de toute règle prosodique ! Mais ...il doit captiver le lecteur, et pour cela retenir sa plume quand elle se laisse aller à un trait qui n'en finit pas !
Pour écrire " les restes à venir ", vous n'avez pas dompté la muse qui put retenir le flot de votre écriture, et je ne parviens pas à rester attentif à votre thème, en suis fort contrit !
Une autre fois, j'en suis sûr, je vous lirai avec plaisir !

   Anonyme   
12/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
A mon avis, la densité de ce texte et les répétitions - qui n'apportent rien - lui nuisent beaucoup.

Bien sûr on perçoit l'idée exprimée ; il y a quelques images intéressantes, mais elles sont un peu noyées dans ce texte trop long qui gagnerait à être 'élagué'.

   Provencao   
13/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Il me semble que le respect s'impose lorsque la poésie libre est choisie.

Que ce texte soit long, peu m'importe.
Ce que j'ai aimé c'est la continuité du langage reposant sur un indicible.

Vouloir saisir ce chaos par le langage même pourrait relever de la démence. Mais la poésie, et la liberté d'expression sont à elles seules une sorte de délire dont la fonction paradoxale serait de désigner par le verbe, de sauvegarder ce qui, à jamais, est celé dans le pli de l'impossible....et ces vers en sont le témoignage direct:" Reveille donc le silence joyeux
quoique mélancolique,
quoique révolté le silence
le silence qui t’habite
où tu t’abrites
comme l’acteur dans son théâtre
d’infortune l’acteur
qui plutôt que souffrir
préfère courir les abris les habits
les masques les confettis
et les mots"


Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Brume   
13/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Ethimor

La première fois que j'ai lu votre poème je me suis vite lassée par sa longueur donc je me suis arrêtée en milieu de route.

Je reviens vous lire car je comprends qu'il ne faut pas trop réfléchir en le lisant mais me laisser aller à vos mots et suivre le rythme effréné. Et du coup je n'ai plus ressenti le "poids " de la longueur.

Attention je ne dis pas qu'il faut vous lire sans comprendre, je dirais plutôt que c'est en se laissant aller que vos vers finissent par prendre sens. Le verbe est trop dans un délire, qu'il serait délirant que le lecteur se perd dans la réflexion. Il y a de la cohérence bien sûr, mais l'expression est très passionnée!

Je suis contente d'être revenue vous lire d'une autre façon car vos images sont superbes, fortes.


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