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Poésie contemporaine
EtienneNorvins : Angulaire
 Publié le 28/08/21  -  15 commentaires  -  451 caractères  -  300 lectures    Autres textes du même auteur

Tentative de description d'un « moment » sur la terrasse de la Merveille de l'Occident…


Angulaire



Dans la lumière et le vent
Des jeux d’eau de ciel de terre
Aux nuances d’univers
Inarticulaient un chant
Que scandait mon cœur sans peine
– À droite était Tombelaine ;
Et je fis retour aux gens

Tel le gars de Léonard
Fors le visage en pétard
J’écartais pattes et mains
Dans l’espoir peut-être vain
Par la caresse éphémère
D’approcher Dieu dans un coin
De ce carré de matière


 
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   socque   
11/8/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Et je fis retour aux gens
Je n'ai pas du tout compris ce vers, je ne vois pas comment il vient s'articuler dans un poème qui me semble vouloir exprimer un moment d'intense communion avec la grandeur de la nature, dans laquelle le narrateur (ou la narratrice, qui aurait bien le droit elle aussi de s'assimiler à l'Homme de Vitruve !) caresse l'espoir de chercher Dieu. Peut-être avec le vers au présent, situé en fin de poème, aurais-je une chance de saisir : le narrateur / la narratrice souhaite partager l'ivresse du moment ; mais cela, à mes yeux, devrait se produire une fois ce moment passé, alors qu'ici j'ai l'impression que l'émerveillement est pollué par une pensée du genre « Purée, faut absolument que je poste ça sur ma page Facebook ! ». L'authenticité du sentiment, selon moi, en souffre.

Sinon, j'ai bien aimé le rythme d'heptasyllabes mais me demande s'il est le mieux approprié pour exprimer un moment solennel. J'aurais attendu des vers plus longs pour un tel sujet, et la majuscule systématique en début de vers m'aurait sans doute paru mieux assortie ; à vous bien sûr, auteur ou autrice, de voir.

Quoi qu'il en soit, les quatre premiers vers, et toute la deuxième strophe, m'ont touchée, m'ont fait ressentir cet instant de bonheur devant quelque chose de plus grand que soi, dans quoi on s'exalte à se perdre. Alors mes quelques réserves, en fin de compte, ne pèsent pas lourd ! À part pour le vers cité plus haut qui décidément me semble incongru, pas à sa place, sans doute avez-vous eu raison d'exprimer ainsi…

   Donaldo75   
20/8/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J’ai beaucoup aimé ce poème auquel je trouve une dimension réellement philosophique, probablement du fait des derniers vers qui dépassent la seule description annoncée dans l’exergue et tend à l’universel. Parce qu’à mon goût, la force de la poésie réside dans cette universalité et rend à l’art ce qui le rend si particulier, qui témoigne du meilleur de l’être humain, placé en haut de la chaine alimentaire mais qui sait parfois dépasser ce simple constat et juste rendre hommage à la nature, à ce qu’il ne comprend pas, à ce qu’il tente d’incarner sous des divinités ou des absolus improuvables mais si pratiques pour éclairer son ignorance.

   Cyrill   
20/8/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La première strophe, hormis son dernier vers, m’a emporté. Peu importe où nous sommes, c’est beau, c’est élevant, ça emplit le cœur et les sens.
Puis je tombe de haut. Le Léonard du 21ème partage dans un geste trivial. Est-il sur la photo ? L’histoire ne nous le dit pas mais je parierais que oui.
Et Dieu dans ce selfie ? Lui est-il apparu ?
J’ai bien aimé cette chute entre les strophes 1 et 2, ça plombe bien comme il faut.

   Provencao   
28/8/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé cette entrée "dans la lumière et le vent" où l'on s'ancre dans la sublimation et l'exaltation de cette merveille de l'occident.

" Aux nuances d’univers
Inarticulaient un chant
Que scandait mon cœur sans peine
– À droite était Tombelaine ;
Et je fis retour aux gens "

Ces vers sont mes préférés , ils viennent, comme d'eux mêmes et sous des formes impredictibles, me convier, me questionner et m'interroger......

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Vincente   
28/8/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Deux lectures se sont avérées nécessaires et de fait chacune fut spécifiquement intéressante.

Ne connaissant pas "Tombelaine" – alors que ce terme situe la scène et donc l'emportement quasi mystique qui se chante dans ce poème, si proche de "l'événement" ("Inarticulait un chant / Que scandait mon cœur sans peine") – j'ai tout d'abord plutôt plané dans le récit. Et j'ai aimé me sentir épouser les sentiments sensationnels (sensations au sens propre, littéral) du locuteur. Dans cette belle première strophe, jusqu'à ce qu'on rencontre " À droite était Tombelaine", l'on pourrait être dans un de ces moments d'exception où l'esprit est emporté par un dépassement incroyable mais pourtant certain… Car même l'exergue laisse planer un doute sur le lieu poétique ; "Merveille de l'Occident"…, j'avoue ne pas avoir de suite pensé au Mont-Saint-Michel.
Et puis, juste dans ce premier final, intermédiaire, j'ai beaucoup apprécié le coup narratif, un peu brutal, mais pourtant qui évoque ce geste appelant une volonté marquée, ou un rappel fortuit à la "réalité réaliste" ; car avant lui, le narrateur ne narre pas, il est happé par des "nuances d'univers"… et voici l'identification par la situation qu'indique "Tombelaine", et puis du coup, tous ces gens qui lui paraissent omniprésents, comme débordants.

J'aime moins le ton un brin plus prosaïque qu'emploient les trois premiers vers la deuxième strophe, bien que je comprenne leur fonction, mais par exemple, "le visage en pétard" me semble appartenir à un registre lexical assez dissonant ici ; à ce stade ce n'est pas une petite tape sur l'épaule que j'ai ressenti dans ce retour aux pieds sur terre, mais plutôt un coup d'épaule peu précautionneux. Pas trop senti non plus le terme "pattes" ici, même si j'en devine la rudesse suggestive.

Ensuite, j'ai trouvé à nouveau "soyeuse" l'évocation : "Par la caresse éphémère / D'approcher Dieu dans un coin / De ce carré de …". Et à nouveau revient ce rugueux prosaïsme qui nous délivre ce mot si concret, si matérialiste : "matière" ! Celui-là, employé comme cela, me ramène à ses potentielles technicités, à de physiques caractéristiques, même si j'imagine qu'il se veut plus vaste, suggérant de métaphysiques consistances et de philosophiques notions. Mais enchaîné comme cela à l'évocation, je l'ai trouvé peu bonifiant un final qui se présentait avec une grâce certaine.

   papipoete   
28/8/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour EtienneNorvins
Votre texte m'embrouille les neurones, car il faut un minimum de savoir pour suivre vos pérégrinations ! ( Tombelaine et le gars de Léonard ) me laissent coi : " l'homme de Vitruve " que de Vinci dessina serait-il celui, qui écartant pattes et mains cherche une caresse en vain ?
NB la première strophe est à ma portée, quand la suite m'est fort nébuleuse : j'ai l'impression d'un spectateur, voulant approcher la star sur la scène, et le toucher ne serait-ce que du bout d'un doigt ?
je suis désolé, mais votre poème ne m'emporte pas...

   Corto   
28/8/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
Je ressens dans ce poème un véritable hiatus.
Qui connait le Mont St Michel sait combien on peut en être impressionné, pénétré même si l'on n'est pas croyant, admiratif d'une telle construction, d'un tel paysage, d'une telle longévité, d'un tel symbole etc.
Le ton choisi ici me parait bien en dessous de la vive impression ressentie en ces lieux.
Les "nuances d'univers" ou "le gars de Léonard" ne suffisent pas, à mes yeux, à rendre justice au thème choisi.

Avec mes regrets.

   EtienneNorvins   
29/8/2021

   Myo   
29/8/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Il y a dans cet écrit, un paradoxe un peu troublant entre le langage choisi, sans emphase, carré comme cette pierre angulaire et l'introspection presque métaphysique qui s'en dégage.

Certaines tournures m'enchantent :

" des jeux d'eau de ciel de terre"
" de ce carré de matière"

D'autres m'interpellent et me semblent beaucoup moins poétiques :

"Et je fis retour aux gens"
"Tel le gars de Léonard"

Un style, pour sûr, original, qu'il faut peut-être apprendre à comprendre.

Bravo pour votre publication.

   Yannblev   
30/8/2021
Bonjour EtienneNorvins,

Il parait que « le Couesnon dans sa folie a mis le Mont en Normandie » et c’est bien de là qu’on peut voir Tombelaine à droite.
Mais qu’importe le côté c’est bien vrai que le site tient des Merveilles.
Vous avez bien évoqué la lumière, l’eau et l’air (le vent) qui d’emblée, pénétrant les sens, rendent cette architecture si merveilleuse qu’elle subjugue qui la contemple.
Le « Retour aux gens » ou encore le retour sur terre, n’est pas toujours simple et peut laisser méditatif. Je suis bien d’accord.

Je me suis un peu perdu avec le gars de Léonard… il me semble que ce « manpower » dissone un peu (« temporairement » si j’ose dire ) à la fois dans le fond très sensible que vous avez proposé en préambule et par la forme lexicale que vous avez choisie pour l’évoquer. L’homme de Vitruve (si c’est bien de lui dont il s’agit) a une dimension et des prétentions plus géométriques que métaphysiques. Alors que l’archange en haut du mont promet de terrasser le dragon… encore du merveilleux !

Merci du voyage.

   Proseuse   
30/8/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir EtienneNorvins
Le narrateur d'abord nous perd dans le regard qu'il a entre ciel et terre puis nous récupère dans son « retour aux gens » pour nous entraîner ensuite dans ses pensées et sa quête presqu'improbable de trouver Dieu dans la matière ! J'ai peut-être tout faux dans mon interprétation, mais il n'empêche que j'ai bien aimé ce poème qui fait voyager la lectrice que je suis entre le « tout et le peut-être » ! merci pour le partage

   Anonyme   
1/9/2021
Bonjour,

J'ai fouillé mes dictionnaires pour savoir ce que "faire retour", sans objet pouvait signifier ; je n'en sais pas plus. Je ne suis pas allergique aux inventions, mais je ne cerne pas ici la proposition.
Les images humbles de ce poème me sont assez froides, la chute me paraît plutôt pénultième, quoique ce dernier vers ait quelque joliesse "froide vague" que j'apprécie beaucoup en règle générale. Le vers troisième et son caduc en quatrième syllabe me sont assez dissonants, je n'en sais le caractère volontaire, mais remarqué-je qu'il ne me coule musicalement pas aussi bien que les autres.

Les vers courts et seulement deux strophes donnent au poème un caractère avaricieux à mes yeux, ce qui ne dérange pas au flanc d'autres poèmes, mais, s'agissant d'un premier partage ici, j'aurais sans doute préféré un lyrisme plus assumé, au moins par à-coups, dans cet espoir d'une caresse divine.

Bien à vous.

   Queribus   
3/9/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

J'avoue tout d'abord que plusieurs lectures m'auront été nécessaires pour comprendre à peu près le sens de votre écrit; j'ai l'impression en effet que vous avez voulu dire beaucoup de choses en un texte plutôt court; j'aurais aimé quelque chose de plus simple et de plus direct. Je note quand même la perfection et la rigueur des heptasyllabes. J'ai noté aussi que avez choisi l'absence de ponctuation mais vous quand même mis un point-virgule dans votre écrit.

Malgré la beauté de certaines images poétiques et la rigueur de l'écriture, je reste assez perplexe devant votre texte.

Bien à vous.

   Atom   
3/9/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Étrange impression après lecture de ce poème où le doute s'installe en ce qui concerne la sincérité dans la recherche de "Révélation" du narrateur.
il y a cette dérision (voire auto-dérision) de la deuxième strophe qui semble montrer que le narrateur est complètement paumé dans sa recherche, ne serait-ce que par le biais du langage utilisé ici; un peu plus familier.
Après, je m'interroge... Peut-être que l'auteur se fout tout simplement de la gueule de ces gens qui se sentent ou se veulent "Pénétrés" dès lors qu'ils visitent un lieu "sacré"; le dyptique des deux strophes semblant au final opposer la lumière à la matière...

   tatanlongi   
8/9/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
Parce que la poésie ne doit pas nécessairement comprise, j'aime un peu. mais j'ai l'impression qu'il y a ici beaucoup plus un exercice intelligent qu'un élan sensible, c'est pour quoi je n'aime qu'un peu.


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