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Poésie néo-classique
Factum : Le chant du cygne
 Publié le 16/04/15  -  16 commentaires  -  769 caractères  -  421 lectures    Autres textes du même auteur

Le vieux cygne s'est éteint ce matin.


Le chant du cygne



Ainsi qu'un blanc navire, indolent et gracieux,
Le grand cygne s'ébat d'une aile triomphale ;
Son plumage neigeux fait d’albâtre et d’opale
Ondoie parmi les fleurs et les joncs capricieux.

L’étendue de saphirs du lagon silencieux,
Teintée d’or et de feu à l’heure vespérale,
Murmure mollement – ondulant en spirale –
Sous les flancs languissants de l’oiseau mystérieux.

Ainsi chante le cygne, infatigable et froid,
Voguant le long du Styx comme un insigne Roi
Harassé par l’ennui et les âpres tourments.

Et les dieux en émoi, et la nature aimante
Contemplent l’animal qui sur l’onde écumante,
Disparaît comme un songe entre deux firmaments.


Rémi Jallageas


 
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   bipol   
20/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
j'ai tout particulièrement admiré les images de la dernière strophe

Et les dieux en émoi, et la nature aimante
Contemplent l’animal qui sur l’onde écumante,
Disparaît comme un songe entre deux firmaments.

et l'écriture ciselées de votre texte

le mouvement et la sensation y sont particulièrement bien rendus

votre mise en scène du cygne qui passe dans ce magnifique décor

est parfaite

et surtout sa disparition, vous m'avez ému

   troupi   
31/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème tout en douceur contemplative. Une belle écriture très fluide, on suppose à la lecture le travail nécessaire mais on ne le sent jamais, rien n'est laborieux.
Un vocabulaire recherché dans des éléments durables, presque éternels, (albâtre, opale, saphirs, or, feu;) qui contredisent la disparition du cygne.
Et dans les tercets le Styx, les dieux renvoient à une mythologie où Zeus, roi des dieux, immortel, prenait souvent l'apparence d'un cygne pour se présenter sur Terre. Encore une opposition bienvenue même si je ne peux savoir si c'est un choix de l'auteur.
En tous cas un très beau sonnet. Bravo.

   Hananke   
4/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Comment ne pas penser à Sully Prudhomme ?

Ce sonnet nostalgique possède quelques charmes émaillés
par de beaux vers :
Le grand cygne s'ébat d'une aile triomphale
Son plumage neigeux fait d’albâtre et d’opale
Disparaît comme un songe entre deux firmaments.

De belles images aussi :
Ainsi qu'un blanc navire
Murmure mollement – ondulant en spirale -
Ainsi chante le cygne, infatigable et froid

Par contre je déplore la synérèse de tous les adjectifs des rimes
masculines qui même permise en néo déstabilise ma lecture.
Idem pour quelques hiatus.

Mais au final un poème qui se lit avec plaisir après avoir
fait l'impasse sur les reproches citées plus haut.

   Francis   
16/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On lit ces vers. On ferme les yeux. Alors, apparaît l'image de ce cygne au" plumage neigeux fait d'albâtre et d'opale ". Il est là, seul, majestueux jusqu'à l'ultime battement d'ailes. Il sort du temps dans le dernier tercet qui nous plonge dans la mythologie. Peu à peu, la brume efface sa silhouette et l'émotion gagne le lecteur.

   Robot   
16/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un beau poème naturaliste et évocateur à la fois. Une sorte de douceur l'imprègne à chaque strophe. La dernière est ma préférée.

   papipoete   
16/4/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Factum; symbole de pureté, blancheur immaculée, le cygne ondoie parmi les fleurs et les joncs. Sous le ciel rougeoyant du soleil se couchant, l'oiseau d'albâtre comme figé sur un royal trône, vit son dernier soir. Il va au fil du Styx, mourant, en même temps que meurt le jour, et disparaît entre deux firmaments.
Le 2e quatrain ( mon préféré ) fait penser à une scène tissée sur une tenture d'Aubusson.
Un bémol pour ce beau sonnet, quand aux rimes en " ieux " que la diérèse aurait rehaussées d'un cran, comme étirant gra/ci/eu/se/ment leur alexandrin respectif.

   PIZZICATO   
16/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un très beau tableau décrivant ce grand cygne qui " s'ébat d'une aile triomphale", majestueux jusque dans ses derniers instants de vie.
Un dernier tercet éblouissant.

   leni   
16/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
un tableau symbole de pureté
j'aime les images et la sonorité du texte lu à haute voix
c'est pure beauté

ces trois derniers vers

Et les dieux en émoi, et la nature aimante
Contemplent l’animal qui sur l’onde écumante,
Disparaît comme un songe entre deux firmaments.

sont SUPERBES


merci à vous Salut cordial Leni

   Automnale   
16/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Même si le cygne ne fait pas partie de mes oiseaux préférés, il a inspiré poètes et musiciens (Baudelaire, Saint-Saëns...). Et, maintenant, Factum.

J'ai retenu de très jolies images : Celle d'un blanc navire, indolent et gracieux... Le plumage neigeux fait d'albâtre et d'opale... Les joncs capricieux...

En revanche, dès lors qu'il a déjà été question d'albâtre et d'opale, j'aurais peut-être préféré un mot plus original, que celui de "saphirs", pour définir les teintes du lagon (c'est ce que l'on appelle "chipoter" !).

C'est tellement juste : Cet animal, qui s'ébat d'une aile triomphale, paraît froid, mystérieux... Et comme il semble harassé, en effet, par l'ennui et les âpres tourments ! (c'est drôle).

Mais voilà que le vieux cygne se meurt... et disparaît tel un songe entre deux firmaments. Quelle merveille de chute... ou d'envol !

Merci, Factum, pour ce petit tableau de maître. Et bravo !

   TheDreamer   
16/4/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Un sonnet néo-classique de belle facture (en ABBA ABBA CCD EED).

L'auteur nous dit que le plumage du cygne est fait d'albâtre et d'opale. J'ai vérifié ! En effet, l'albâtre est naturellement blanche et l'opale peut être blanc. L'image est belle.

Autant j'adhère à l'usage de l'adjectif "gracieux" en parlant d'un cygne, autant celui de l'adjectif "mystérieux" qui clôt le 2nd quatrain me gêne un peu et semble être là pour la rime. Je ne trouve rien de mystérieux à proprement parler dans un cygne. Reste que les "joncs capricieux" me semblent aussi une image fabriquée. Les joncs ne sont pas intrinsèquement capricieux, mais, ils peuvent être prisonniers des caprices des flots ou du vent.

Les deux premiers vers du 1er tercet où l'on retrouve l'image du fleuve Styx me semblent tomber étrangement au milieu d'un sonnet qui n'a jusqu'alors rien d'antique. J'aime le choix du mot "ennui" dans l'ultime vers qui rappelle la grâce étrange de l'animal qui se laisse bercer nonchalamment sur l'onde.

Autant je ne saisis pas la présence des Dieux dans le contexte du poème autant celle de la Nature me parle infiniment plus.

Un poème qui n'en reste pas moins intéressant, mais, qui gagnerait à mieux se recentrer sur son sujet.

   pepehache   
16/4/2015
Un joli poème bien fait qui cerne bien le sujet choisi. Si je peux me permettre trois petites remarques, les joncs capricieux m'ont surprit. S'ils évoquent une image, celle-ci m'éloigne du sujet du poème. De même l'onde écumante ne semble contredire la description jusque là faite de l'eau dans la deuxième strophe (plutot calme et voluptueuse). Enfin (détail pédantique), l'introduction parle du matin mais le poème parle du soir (heures vespérales).

   Anonyme   
17/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quelle beauté !

C'est encore plus beau que "le chant du cygne" de Tchekhov...
En tout cas les vers sont d'une grande pureté. On imagine aisément ce cygne magestueux s'ébattre tranquillement au son de la dernière heure, tel "un navire indolent et gracieux", "voguant le long du Styx"...

Bravo !

   Anonyme   
21/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir
C'est superbe .....évidemment vous donnez envie d'écouter " le chant du cygne "!
Vous avez fait un tableau majestueux , on peut imaginer ce cygne glissant sur l'onde, alors que le ciel prend feu ....Belles images
Une poésie que j'aime

   Anonyme   
21/4/2015
Zut j'ai fait partir mon commentaire en même temps que" la mort du cygne" .....dommage ,une fois posté ,je crois que l'on ne peut reprendre son commentaire !

   Lulu   
2/5/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Sublime poème... Plus que le chant du cygne, je suis touchée par la majesté de la présentation de l'animal sur l'eau... vraiment magnifique.

Je suis donc davantage émue par les deux premières strophes et la dernière. Elles me rappellent de bons moment où je pouvais moi-même voir des cygnes se promener sur le lac de Gérardmer... Mais je suis jalouse, je n'aurais su en rendre compte comme vous l'avez si bien fait...

Tous mes encouragements.

   Anonyme   
25/11/2016
 a aimé ce texte 
Pas ↑
J'ai vécu dans lieu, où il y avait de nombreux cygnes, j'ai pu LES admirer tout à loisir. Ils sont gracieux par nature, le moindre de leur déplacement se fait avec une aisance délicate.

Je trouve que vous en faites de trop, surtout dans les deux dernières strophes, j'ai trop ressenti les effets de style que "Le chant du cygne" en lui-même. Cela m'a vraiment déplu.

Le phrasé employé est trop pompeux, la nature s'apprécie lorsqu'elle est montrée telle qu'elle est, elle ne triche pas. J'aurais aimé bien plus de simplicité, moins d'éloquence. Ce poème est trop loin de la réalité.

"Ce chant du cygne" aurait mérité mieux, par un meilleur hommage fait d'un écrin étant moins élogieux mais seulement élégant.


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