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Poésie libre
SaintEmoi : L'œuvre de justice
 Publié le 16/04/15  -  5 commentaires  -  928 caractères  -  134 lectures    Autres textes du même auteur

Juste quelques mots sur le cœur de mon métier.


L'œuvre de justice



la justice portait deux têtes
comme dans les mondes perdus
une pour voir la joie des mots
une pour montrer la colère

tous les palais de France
ont en eux leurs échos
ces phrases bavardées
ces salives qui moussent

je marche souvent en ces lieux
auxiliaire des amours morts
drapé d'un noir de geai
tenant la main aux Hommes tristes

des larmes dans la manche
comme un effet de trop
des joues rouges en dépit
des pas toujours sans chemin

il n'y a pas d'issue
passage obligé des êtres
frottement aux lois et aux vertus
certains se pendent aux colonnes de verres

tous les matins du monde
la justice brandit son glaive
aveuglée par la paresse
ce délitement avancé

il n'y a pas d'issue
ou ce frisson des lèvres
pacte ému et silencieux
il est ma fleur tendue


 
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   bipol   
16/4/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
je trouve votre texte aussi raide que la justice

et pourtant il y a de la passion dans le droit

des affaires qui bougent

je ne suis pas convaincu par l'angle d"attaque que vous avez pris

pour moi pous avez mal défendu votre sujet

   Anonyme   
16/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je ne connais pas le monde de la justice - ou à peine - c'est intéressant d'avoir un point de vue de l'intérieur, presque touchant.

J'ai l'impression que vous pourriez en faire une prose détaillée tant vous dites de choses, et de façon inspirée (je parle de certaines images) mais si discrètement.

Ou que votre poème pourrait être éclaté en plusieurs et que vous auriez assez de ressentis pour les 'remplir'.

A vous lire, pour la suite peut-être.

C.

   PIZZICATO   
16/4/2015
Vous prenez votre métier à coeur, avec la justice pour seul but, et c'est très bien en soi.
Je n'apprécie que peu cette façon de la présenter, presque en faire le panégyrique alors qu'elle est parfois à deux vitesses, et que parfois aussi, pour elle, l'essentiel c'est de gagner...

Désolé pour cette fois.

   Lulu   
17/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour SaintEmoi,

je dois dire que votre poème me touche, non pas tant pour tous vos vers, mais pour l'atmosphère qui s'en dégage, ce qui est pour moi gage de qualité. On peut en effet très bien se représenter un poète travaillant chaque jour dans un palais de justice avec l'esprit qui est le sien et qui aurait tendance à jouer avec les mots, et la rigueur qui est la sienne dans son travail ("je marche souvent en ces lieux / auxiliaire des amours morts / drapé d'un noir de geai").

Cependant, je n'ai pas compris pourquoi le mot "paresse" apparaît et ce que vous voulez signifiez dans l'avant dernière strophe : "la justice brandit son glaive / aveuglée par la paresse"... Que faut-il comprendre ici ? La justice ne serait-elle pas juste ? Se laisserait-elle aller à la paresse pour faire pencher la balance d'un côté plutôt que de trancher au mieux ?

Enfin, j'aime beaucoup la dernière strophe, même si elle me paraîtra plus claire lorsque vous m'aurez éclairée sur l'avant dernière strophe...

Au plaisir de vous lire à nouveau.

   Anonyme   
17/4/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
"la justice portait deux têtes"... j'aurais plutôt pensé à la balance et au glaive...

Pour le glaive, vous l'évoquez tout de même dans l'avant-dernière strophe, à savoir : "la justice brandit son glaive"...

Mais qu'en est-il de la balance ?

Il faudrait peut-être retravailler ce texte sous un autre angle, car le résultat me laisse assez sceptique...


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