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Poésie néo-classique
Fanch : Avoir tant oublié...
 Publié le 28/12/09  -  6 commentaires  -  877 caractères  -  193 lectures    Autres textes du même auteur

On oublie... et saurons-nous jamais ce que l'on oublie...


Avoir tant oublié...



Avoir tant oublié de ce que l'on féconde
Aux intimes secrets de l'incertain d'une âme
Ignorant de toujours les voies de l'outre-monde
Et ce qu'il nous dirait de l'être qu'il proclame.

Avoir tant oublié de la raison des mères
À la saveur faussée d'une enfance sans vie
S'inventant la mémoire des choses qu'on enterre
Aux ondes d'illusoire à qui l'on se dédie.

Avoir tant oublié des âges qui s'effacent
À subir un présent fugace et dérisoire
Et n'offrir pour autant à ceux qui les remplacent
Qu'un fragile désir empreint de nos déboires.

Avoir tant oublié des chants et de la geste
À des rêves fanés que nul printemps n'accueille
Mais vouloir déchiffrer sans fin les palimpsestes
Écrits aux paysages qu'une vieillesse effeuille

Espérant y trouver quelque manne céleste…


 
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   Anonyme   
28/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Fanch
On retrouve ici l'architecture de ton texte précédent
Une série de quatrains commençant par le verbe (la dernière fois c'était revenir, ici c'est avoir)
Un vers unique en guise de chute.
Je note que tu n'emploies dans ce poème que des rimes féminines.
Faut-il y voir une intention ?
En ce qui concerne le texte j'y discerne de la nostalgie mais avec une pointe d'espérance.

Bonne continuation.

   jaimme   
28/12/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Sur la mémoire.
Oublier ce qui nous construit et ce qui nous a détruit. Je me suis laissé porter à la première lecture par la musicalité, que j'ai trouvée surannée et assez agréable.
La deuxième lecture a réveillé quelques neurones et ce n'est qu'à la troisième que j'ai cru deviner un peu plus que le sens global.
Malgré une lecture au microscope il y a des mystères qui, je pense, le resteront. Soit je m'approprie "l'être qu'il proclame" soit je le laisse à côté de moi, car il n'y a pas d'indice suffisant pour l'identifier sûrement. Pourquoi pas.
Je retrouve ici la forme de pensée du poème précédent.
Mon goût va plutôt vers la seconde strophe. La première... il a fallu que je combatte un peu trop de monstres mythiques pour y accéder!
La troisième est loin d'être optimiste! Ouf!
Et la suite et fin... et zut, il ne faut pas attendre autant pour espérer la manne céleste (surtout si cela veut dire le paradis!).
Bref, que tout cela est noir. L'oubli béni, l'oubli catastrophique!
A ce stade j'ai l'impression de lire une tragédie grecque antique!

Bon, Fanch, j'ai lu ici un poème très travaillé. Je suis en partie d'accord et donc touché par ton texte.
Mais il me semble (mon avis, c'est tout!), que tu devrais avoir encore une fois pitié de tes lecteurs et œuvrer sur le modèle de ta deuxième strophe. Je ne pense pas que tu y perdras ton âme, ta personnalité d'auteur. Car tu as des choses à dire, et tu les dis très bien.

Bonnes fêtes Fanch, merci et, si tu as envie, oublie ce que j'ai écrit.

jaimme

   NICOLE   
31/12/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Il y a quelquechose de fané et de désuet qui évoque l'extrème vieillesse, et qui à ce titre s'accorde à merveille avec le sujet. Le rythme et la progression du poéme m'ont également fait penser au chemin de vie des humains, dont on sait bien où il nous amène.
C'est très noir et amer, comme le sujet.

   Anonyme   
2/1/2010
Une écriture maîtrisée, en phase avec le propos ... Et bien que ce ne soit sans doute pas ton propos, je serai tenté de donner un sens général à ton texte, notamment à la troisième strophe qui, pour moi, évoque la perte d'un patrimoine culturel au profit d'une "réinvention" médiocre ... et moderne! La mondialisation de l'inculture -:)
Ne pas m'en vouloir : je suis en train de corriger des copies d'étudiants et mon moral s'en ressent -:)
Mes amitiés et mes voeux, Fanch.

   Arielle   
2/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Avoir tant à oublier pour si peu à espérer !
Une vision lucide et sans concessions de la vie humaine mise en forme dans des vers admirables.
(Je ne regrette que l'irrégularité des 7ème et 12ème vers, mais ce n'est qu'un détail.)

J'aime cette litanie "avoir tant oublié" qui met sur le même plan les secrets, les illusions, les déboires et les rêves successifs auxquels on n' échappe que pour un espoir qu'on suppose vain lui aussi ...

La sobre élégance du noir !

   Anonyme   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La vieillesse, ou/et Alzheimer ... Tragique perte de mémoire ...
Le leitmotiv "avoir tant oublié" me semble un peu lourd, mais pour le reste j'ai aimé lire cet écrit, aux tournures subtiles et recherchées. Les 3ème et 4ème quatrains sont mes préférés. Jolis, les palimpsestes.


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