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Poésie libre
FloKassar : Lâcher prise
 Publié le 11/03/20  -  6 commentaires  -  781 caractères  -  165 lectures    Autres textes du même auteur

Melancolia.


Lâcher prise



Attendre le regard –
Succulente agonie –
Des héritières d’Arès,
Qui nous donnent vie et mort.

Les frères du bord de mer
Les frères du bord des pluies
Glencoe dans le brouillard,
De la neige aux Açores.

Puis le souffle des cordes
Qui fait danser nos peurs.
Et puis les anges hurleurs.
Et puis le temps qui flotte.

Les voyages de stylo –
Tendre style de naufrage.
Veuillez tourner la page.
Les compteurs à zéro.

S’il n’y avait qu’un miroir
Au lever du rideau ?
Libérez ce garçon.
Ne creusez plus la Terre.
Nos yeux sont nos prisons,
Nos pensées nos tombeaux.
Allez levons nos verres
À nos défunts pourquoi.


 
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   Donaldo75   
11/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut FloKassar,

La première fois que j’ai lu ce poème, je me suis dit que j’étais tombé dans un délire hermétique ; pourtant – ça me semble encore étrange quand je le relis, même si je ne suis pas spécialement arc-bouté sur une poésie de catalogue où tout devrait avoir un sens, un ordre, de quoi rentrer dans chaque case du manuel du versificateur – l’ensemble passe bien, coule tranquillement dans les méandres de mon cerveau, ne dérange en aucun cas mes neurones exigeants qui battent même des synapses par moment tellement cette poésie est réussie.

Donc, pas de commentaire composé aujourd’hui – ni demain, ni après-demain, jamais jamais jamais – ou d’analyse discussion et encore moins de dissertation sur ce poème où je pourrais invoquer des vers, les relier à d’autres, en disséquer la substance jusqu’à en décomposer l’essence en atomes de poésie, en saupoudrant le tout de références sublimes forcément sublimes. Non. Niet. Never.

Bravo !

   Provencao   
11/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Les frères du bord de mer
Les frères du bord des pluies
Glencoe dans le brouillard,
De la neige aux Açores. "

A la lecture de Glen coe, j'ai été tout de suite transportée et invitée à réveiller cet autre versant très sous entendu de votre écrit à tendance allégorique: délibérément équivoque et sibyllin afin que tout un chacun puisse y trouver un sens et s'y reconnaître...

Belle écriture qui nous convie à apprendre à écouter et à s'écouter.

C'est ainsi que j'ai perçu votre "lâcher prise"

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Hiraeth   
11/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime bien les deux derniers vers, que je lis comme l'acceptation joyeuse du mystère et de nos limites épistémologiques, ne serait-ce que devant ce texte hermétique où chaque phrase semble déconnectée des autres et autosuffisante, comme un micmac de perceptions confuses et irréductiblement singulières, quasi incommunicables ("Nos yeux sont nos prisons") si ce n'est par le plaisir des échos sémantiques et sonores (notamment ces rimes ou demi-rimes sans schéma établi). J'y vois l'incarnation poétique d'une vérité métaphysique : le point commun de toutes nos expériences, c'est qu'elles ne sont guère partageables -- mais participent malgré tout de l'aventure humaine. Le texte est plus travaillé qu'on ne le croit au premier abord.

J'ai bien aimé certaines images : le regard omnipotent qui peut donner vie ou mort, le miroir unique au lever du rideau, les yeux-prisons, les anges hurleurs, le temps qui flotte, le souffle des cordes qui fait danser les peurs, les verres levés aux défunts pourquoi, les frères aux quatre coins du globe, les voyages de stylo... Euh... En fait j'ai presque tout apprécié, car il y a, à condition pour le lecteur de "lâcher prise" justement, de vraies bonnes trouvailles dans ce texte, qui sans prétention semble se contenter de juxtaposer des perceptions diverses sur le thème de la naissance et de la mort, et de ce qui se passe entre les deux. Je perçois d'ailleurs dans ce poème une certaine ampleur lyrique (malgré le style sobre et retenu) qui n'est pas pour me déplaire.

Une préférence personnelle m'empêche cependant de mieux le noter : quand un texte en français s'essaie à l'hermétisme, je préfère qu'il le fasse sur un style plus formel et cohérent, moins télégraphié -- une compensation musicale bienvenue pour notre langue très monotone par nature.

   Vincente   
11/3/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Poème dans l'invective, il affiche un premier vers expectatif, "Attendre le regard", très belle entame, où le "regard" à la fois se tend, et à la fois patiente. Mais de suite, rompant la positivité que j'ai cru entendre dans la patiente tension du début, déjà je m'interroge : pourquoi ce "succulente" qualifiant "l'agonie" qui de plus n'a rien d'une espérance, même pour qui serait convaincu d'une vie ultérieure.

Ensuite il semble que le poète ait délibérément choisi d'égarer celui qui avait cru pouvoir lui faire confiance pour le guider, l'adresser à ses mots et le porter à son "message". Car l'enchevêtrement des notions, des lieux situationnels ("Arès", "Glencoa", "les anges", "le stylo" !!, "la Terre"), des champs lexicaux (après le lyrisme des 3 premières strophes, le "stylo" et "les compteurs à zéro" paraissent sortis d'ailleurs…), ainsi que les multiples confrontations de termes opposés, jusqu'aux choix syntaxiques hachés ou en raccourci, comme dans le dernier vers "À nos défunts pourquoi.". Pourquoi également, alors que le propos évoluait dans un très large plan, introduire ce vers "Libérez ce garçon. ", placer brutalement un personnage quasi nommé ??

Invectives et assertions, pourquoi pas s'il y a une intention de dénoncer, de proposer, etc… ce type de "discours" semble fait pour trouver des oreilles réceptives, alors pourquoi placer des embûches par des mots sourds et rendre l'entendement si hermétique. Je ne comprends pas la démarche qui empreinte une forme si inappropriée pour convaincre.

Ce qui est dommage sachant qu'il y a un souffle certain dans ce poème, des convictions qui paraissent fortes, pour en final apercevoir comme un vent qui siffle dans le lointain…

   Pouet   
11/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bjr,

beaucoup de belles images dans ce poème et une superbe dernière strophe.

Mon "regard" sera celui-ci:

nous (les hommes, jeunes peut-être) attendons que se pose sur nous le regard des femmes, nous sommes versatiles, multiples, incohérents, englués dans un mal être, mais rien ne change en ce monde sauf les humeurs du temps. Il y a des hésitations, des rencontres et l'absence, la crainte de se lancer, de l'écriture pour le chagrin et l'évasion. Il y a le soi et la vérité, le questionnement éternel et l'absence de réponses. La difficulté de se connaître. Mais. Retrouver soi en l'autre, cesser de cogiter, s'ouvrir pour exister. Lâcher prise.

Bravo pour l'écriture imagée.

   sauvage   
13/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je me plais dans votre poésie jusqu'à mi-route où après je suis en déroute! Je pense que c'est le stylo qui me fait quitter le voyage ! J'ai donc une impression en demi-teinte.

Bonne continuation et au plaisir de vous lire.


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