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Poésie néo-classique
florent : Romanesque
 Publié le 20/04/10  -  30 commentaires  -  472 caractères  -  841 lectures    Autres textes du même auteur

Aux hommes et femmes donnant raison au romantisme destitué.
La fleur au fusil.


Romanesque



Sa race, mon cadavre est cartable
Blême les yeux en écoutilles
J’aime arracher les crasses honorables

Le crâne en émulsion jonquille !
Un bouquet de fleurs
Et la bête cravache l’armistice ronfleur

Relent drôle trinquant à la troll
Cabriole, calèche sur les lèvres
La citrouille trame une dalle folle

Saoul le tombeau trace l’orfèvre
La race racole un cul en fleur
Où une tulipe orne le cadre mœurs.


 
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   Anonyme   
21/4/2010
com supprimé

   jamesbebeart   
31/3/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je n'ai pas véritablement été accroché par ce texte où le fruit du travail -trop visible- a tendance à tuer l'émotion. Quelques formules heureuses toutefois : "Et la bête cravache l'armistice ronfleur" ; "Cabriole, calèche sur les lèvres".

   Anonyme   
24/4/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Ben ça pourrait être intéressant si j'y comprenais quelque chose.
Malheureusement ce n'est pas le cas.
Le pire c'est que j'ai l'impression qu'il n'y a pas grand chose à comprendre.
Et même voire que c'est un peu autour de l'anus...

Bref. J'hésite à commenter mais je me dis que l'auteur attend...

Toujours est-il qu'il doit y avoir un sens, cela dit je n'en trouve pas, j'ai beau tourner et retourner ça dans tous les sens le cadre moeurs et l'armistice ronfleur...

Bon ben voila merci.
Bonne continuation.
Ou pas.


Edit du 24 Avril : Après la polémique en forum, et pour que l'auteur sache en détail ce qui m'a géné à la lecture, en espérant que ça lui servira.

« Sa race, mon cadavre est cartable »
=>ici je vois un jeu sur les sons en C/S en A et en R, des sonorités dures. Je trouve le Sa race assez incongru. Dans le sens qu’il n’apporte rien d’évident à reconnaitre. Sa race ! Interjection, peut être compréhensible dans le contexte si l’auteur désire s’adresser à quelqu’un ou à son lui-intérieur.
Après le cadavre cartable (je reste dans le sens que l’auteur induit sur le romanesque hein) ne me dit rien. J’ai une image de corps porté sur les épaules mais ça ne m’aiguille sur rien d’anti-romanesque. Si je cherche à fond je pense au soi-intérieur, celui à qui s’adresse le sa race ? ça n’a pas grand sens jusque là.

« Blême les yeux en écoutilles »
=> Pale et les yeux écarquillés, OK. Donc j’ai un mec, Sa race et un cadavre cartable porté par un mec pâle aux yeux écarquillés, donc il est étonné ou choqué ou intéressé. Bref il induit une émotion. Cadavre, pâleur etc…

« J’aime arracher les crasses honorables »
=> bon là ça n’a plus de sens avec ce qui précède. Le narrateur se définit par rapport à son amour de l’enlever des cochonneries nobles. Je n’y vois rien d’anti romanesque, surement une amorce de violence, mais de la violence qui se veut noble ?

« Le crâne en émulsion jonquille ! »=> je peux imaginer qu’on parle de l’état d’esprit du narrateur… il sait plus trop bien où il en est…
La jonquille signifie (en langage des fleurs) : Je vous désire ! Donc, le mec qui porte le cadavre cartable, pâle, qui aime les jolies putes bien élevées ou les bourgeoises cochonnes (les crasses honorables j’arrive pas à y voir autre chose…) pense à une fille qu’il désire.
Je vois toujours pas le rapport des premiers vers avec le reste du poème mais on y reviendra je suppose…

« Un bouquet de fleurs » => Ah ça y est ! Un élément qui se veut en cohérence avec le thème. On se moque du bouquet de fleur ? non on le cite. Le narrateur doit en avoir un.

« Et la bête cravache l’armistice ronfleur »=> bon une bête cravache, je peux voir, bien que dans le contexte je ne pige pas trop le rapport…
L’armistice ronfleur, le cessez-le-feu endormi ? Le calme avant la tempête ? quoi ? Aucune idée, une demi-piste de quelque chose ? Cadavre, armistice ?

« Relent drôle trinquant à la troll »=> je suppose que là le narrateur boit un verre…

« Cabriole, calèche sur les lèvres »=> ici je ne vois pas. Je pourrait imaginer que ça a un rapport avec le vers précédent, mais ça n’a pas de sens… le verbe est incongru mais je n’imagine pas le sens que ça peut vouloir induire. Qu’est-ce qui calèche sur les lèvres ? Qu’est-ce qui cabriole ? idem pour le vers suivant qui ne me dit rien en pur terme de sens qu’il peut avoir. Une citrouille qui entremêle, qui fait quoi ? une dalle folle ? non décidément, en ou hors contexte je ne comprends pas le sens de ces deux vers : « La citrouille trame une dalle folle ».

« Saoul le tombeau trace l’orfèvre »=> ici ou bien c’est mal ponctué, Soul, le tombeau trace l’orfèvre, soit ça ne veut rien dire. Ou alors l’auteur a mis Saoul qui donne mieux au lieu de Sous ? Pas de sens réel dans ce vers. Un tombeau traçant quelque chose, étant donné que ça n’a pas de doigts pour tracer, en plus un être humain,, ça ne me parle de rien.

« La race racole un cul en fleur »=> Ah on revient au thème principal, le narrateur ou celui dont il parle racole (donc, c’est bien la prostituée mignonne et polie) et puis… ?

« Où une tulipe orne le cadre mœurs. » le jeu de mots mœurs meurt. Après il racole là ou une tulipe orne le cadre des mœurs. Bon on aurait pu croire qu’il racolait sur un fumier où poussent des fraises… genre ça induirait qu’il faut se méfier des préjugés tout ça. Mais non

Bref, un poème qui ne me parle de rien ou alors tellement à demi mots que je ne suis pas en mesure de comprendre ce qu’il veut dire. Pas parce que je manque de vocabulaire ou de référents, mais parce que l’auteur en implante tellement et dans tous les sens, sans qu’au mien de sens il n’y en ait vraiment… c’est décousu, mal ponctué, mal exprimé pour une lecture claire et censée…
Pour moi on est loin de la poésie qui devrait imager quelque chose. Là ça n’image rien. ça joue à saute moutons sans maitrise aucune des bases de l’utilisation de la langue écrite, et je soupçonne l’auteur d’avoir quelque mal à s’exprimer clairement à l’écrit.

Ceci expliquerait les mots placés pour d’autres, et donc, le pseudo hermétisme qui ressort à la lecture.
Ce qui me chagrine le plus, c’est que ce type de poésie est quelque chose de difficile à maitriser, qui a du mal à se faire admettre par « les poètes » même quand c’est réussi comme étant de la poésie. Et là on a la preuve par deux que parfois, les puristes ont raison de s’insurger. Pour moi ça ne veut rien dire.

Merci à l’auteur.

   Anonyme   
3/4/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonsoir ! Il n'y a rien à dire sur cette suite hétéroclyte de mots jetés ça et là on ne sait trop pourquoi et dont je serais curieux de connaître le sens qu'a voulu leur donner l'auteur...

   pieralun   
5/4/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Pour destituer le romantisme, ce que je peux comprendre aisément, il faut tout de même quelques arguments.
Certains oniriens écrivent remarquablement bien en contournant allègrement le romantisme; lisez les, cela devrait vous inspirer pour la suite...., car votre texte me jette à corps perdu dans ce que vous voulez destituer.

   Garance   
8/4/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Je n'aime pas du tout ce pot pourri de mots tendres et de "vulgarités". J'ai bien compris que le but de ce texte est de salir le romantisme, mais n'y a t-il pas des choses plus urgentes à déplorer ?
Heureusement que nous pouvons grapiller quelques miettes de douceur dans cette vie !
(je précise que le lexique n'est pas particulièrement vulgaire, mais la lecture donne cette impression de vulgarité, par sa volonté de salir le sensible)

   Anonyme   
8/4/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Dans les deux premières strophes, j'arrive à peu près à visualiser un gars traînant un autre (mort) sur son dos. Mort ayant la tête sans doute trouée par une balle. ( j'admire la force de l'image : le crâne en émulsion jonquille).
J'aime également l'idée du cadavre cartable.
La scène se passe t-elle sur un champ de guerre ? Sans doute puisqu'il est question d'armistice.
C'est juste le terme "Sa race" que je trouve bizarre. Car je ne sais pas pourquoi mais je tiens vraiment à voir la scène se passer dans les tranchées. Et du coup, l'expression "Sa race" ne semble pas coller à l'époque.

Quant aux deux strophes qui suivent et bien là, je suis largué. Des sonorités et des associations étonnantes. Ce que j'aime. Mais je ne vois en fin de compte pas où l'auteur veut en venir.
Je cherche, je cherche,
La calèche et la citrouille m'ont même renvoyé à Cendrillon. C'est dire.
"La race (encore !) racole un cul en fleur", ce vers m'intrigue et je ne sais absolument pas comment l'interpréter. Ce qui m'ennuie d'ailleurs, car le reste de la strophe n'apporte pas grande lumière la dessus.

J'ai l'impression soit d'un texte bien maîtrisé et dont toute la subtilité m'échappe, soit d'une supercherie.
J'aurais aimé ne pas pouvoir noter et met donc moyen par défaut (ne tenez pas compte de l'évaluation)car je ne sais pas si j'aime ou si je déteste ce poème. Il me faudrait sans doute plus d'éléments pour pouvoir trancher.

   Maëlle   
8/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien
c'est curieux: les mots ne vont pas ensemble et pourtant ça fonctionne à peu prés. Ça me fait penser à certaine constructions plastiques... Mais par certains aspects, c'est choquant.

Du coup je serais tentée de penser qu'il s'agit d'un bon texte: il ne me laisse pas indiférente, même s'il est assez éloigné de ce que j'apprécie en général.

   David   
10/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'aime bien, dés le premier vers. C'est un jeu d'assonance, certains mots sont là pour leurs "bruits" j'ai l'impression, et ce qui se dégage c'est une colère au tout début :

"Sa race, mon cadavre est cartable"

Ça part sur un juron de lycéen ou de "garçon des bas quartier" d'aujourd'hui, mais ce n'est pas utilisé dans ce sens, ça joue sur le propre et le figuré (il devient "la race" vers la fin).

Le poème s'adoucit au fil des vers, ça parle de fleurs, de conte de fée (citrouille, calèche) d'idéal (orfèvre) je crois. C'est de l'émotion au sens brut "au-delà des mots" et qui serait à lire dans leurs associations, leurs assonances.

   Pattie   
16/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Ce que j'aime, dans ce poème, entre autres, c'est que ça sonne « français mais pas français ». J'aime la perte de repère de cette lecture, le sol qui s'effondre sous mes pas. Le comité éditorial d'Oniris, un peu perplexe, a contacté l'auteur, qui a dit que ça parlait d'ivresse. Et ma foi, ça ressemble à une perte de contact avec la réalité, pour moi. L'environnement, les mots, les verbes, sujets, compléments, ça donne un cadre réel, mais ça fait du flou à l'intérieur. J'aime.
J'aime aussi les rapprochements décalés et les expressions qui explosent le rationnel :
cadavre et cartable
les yeux en écoutilles
les crasses honorables
l’armistice ronfleur
trinquant à la troll (ça, j'adore ! "Trinquons à la troll" ! J'espère le replacer !)
calèche sur les lèvres (j'aime le jeu avec les mots, et comme je n'aime pas les jeux de mots, ça me va très bien que celui-ci me soit hermétique)
La citrouille trame une dalle folle (je n'ai pas la moindre idée de ce que ça veut dire, mais j'aime beaucoup, on dirait un message codé dont on a oublié le code, et si c'est sur l'ivresse, ça me met dans le contexte. J'attends presque « Ici Londres, les Français parlent aux Français... « La citrouille trame une dalle folle ». J'adore !)

… et j'en passe ("le crâne en émulsion jonquille", "le cul en fleur", tout ça tout ça).

J'aimerais que l'auteur le décortique, mais je ne suis pas sûre que ça me plairait vraiment de tout comprendre. Ce que j'en comprends et ce que je n'en comprends pas m'étonne et me réjouit. C'est pas si mal, comme impression de lecture.

   Anonyme   
16/4/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Je ne suis pas sur qu'une suite de mots soit suffisante pour faire un poème, même en néo classique. Rien compris.

   ANIMAL   
16/4/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Abouter des mots avec des rimes finales ne fait pas un poème, et c'est ce que je ressens en lisant ce texte. Le résumé ne m'a pas plus parlé.

En plus des mots explicites (cadavre, crasse, relent, tombeau) il y a une violence sous-jacente (arracher, cravache, trame, racole) dont le message m'échappe.

Sans doute d'autres sauront mieux l'apprécier et le comprendre.

Une autre fois peut-être...

   Anonyme   
20/4/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
"La fleur au fusil"? C'est proposé un texte totalement incongru, sans aucune recherche poétique, sans travail et se dire que c'est de l'Art?

Parce que c'est ce que je ressens en lisant ce poéme: une vaine tentative de provoquer, comme ça gratuitement, le lecteur en destituant le romantisme.

Pourquoi pas, c'est une idée après tout, et de temps en temps il est bon de remettre les pieds dans le plat.

Mais là je vois quoi? Un fatras de mots, qui ne provoquent chez moi qu'un long ennui tellement l'auteur en fait. C'est assez dommage de vouloir provoquer ainsi, alors que la qualité littéraire ne suit pas.

Vraiment pas sérieux je trouve.

   Chene   
20/4/2010
Bonjour

Je me suis demandé en EL comment aborder ce texte... N'ayant pas trouvé d'angle j'ai remis à plus tard mon commentaire. Un peu de recul vaut toujours mieux.

A mon sens, il peut y avoir deux façons de l'aborder :

- soit sur l'intention de l'auteur et le sens
- soit en ne s'intéressant qu'à l'assemblage et aux sonorités

Dans la première approche, je me demande qui trinque, si c'est le romantisme ou si c'est le narrateur... Cette ambiguïté peut conduire à un certain rejet des mots ou si elle est volontaire à tirer son chapeau.

Dans la seconde, je trouve la langue "pâteuse", avec quelques relents (les trolls ont en effet des habitudes flatulentes et roteuses). Mais, c'est ça qui interpelle, c'est que les assonances et autres allitérations fonctionnent. Mais pas le rythme. D'ailleurs (une fois n'est pas coutume...) je suis particulièrement surpris du classement en "néo-classique" de ce texte... L'absence de régularité métrique me semble confondante pourtant en regard des critères annoncés par le site. Ou alors je retourne en CP... pour réapprendre le calcul mental. ;) Mais, le CE étant souverain en la matière, je n'irai pas plus loin dans ma remarque.

Bref, ne pouvant trancher dans l'immédiat entre ces deux approches, j'attends d'une part ce que nous en dira l'auteur... et d'autre part une petite explication, quand même du site, sur "l'évolution des critères de classement" des poésies... :) en échange de quelques pralines ça va de soi lol).

Chene

PS : après avoir lu la tentative d'explication de Florent, avec son langage à lui, il m'apparaît que je ne dispose pas du dictionnaire adapté à la traduction de son texte.

   Anonyme   
20/4/2010
Je n'ai rien pigé. Et j'imagine que l'auteur s'en bat l'œil et le flanc gauche avec une patte d'anguille.
Ce texte est résolument hermétique, mais plus ni moins que certains "fragments" qui glanent des monceaux de plumes.
Alors pourquoi pas celui-ci ?
D'autant que dans le genre il est plutôt musclé.
Les sonorités claquent et les images ne sont pas piquées des hannetons.
Ça fait penser à du Rimbaud dans sa période "illuminations"
J'aime

   wancyrs   
20/4/2010
Commentaire modéré

   Reggio   
20/4/2010
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un poème comme je les aime.
Un qu'on crache avec fureur.

Le fond, j'ai pas glané grand-chose. Si ce n'est une puissante impression de victoire à la fin.

La forme, j'apprécie. Même, j'aime. Je l'ai dit, c'est un poème qu'on prend plaisir à cracher.


Et même si le fond est peu accessible (voire hermétique, je sais pas), écrire n'est jamais qu'un plaisir qu'on partage à la lecture.

   Leo   
20/4/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Prenons élément par élément. La poésie est certes faite pour être donnée et reçue sans réfléchir, mais on ne peut quand même pas empêcher un individu normalement constitué de rechercher un sens aux mots. Commençons donc par le commencement, et regardons ce poème du point de vue de Sirius :

C'est une suite de tercets. Les rimes sont sur les vers 1 et 3 ou 2 et 3, en alternance, le troisième vers étant un électron libre. Cette construction a-t-elle un sens ? Personnellement, je n'en vois pas (et j'ai cherché), mais peut-être quelqu'un pourra nous dire ce qu'il faut y voir. S'il faut y voir quelque chose.

Chacun des vers est porteur d'une idée, d'une image. Ont-elles un lien entre elles ? Le cadavre et les yeux, oui, la fleur et jonquille aussi, c'est évident. Pour le reste, je dois admettre une certaine perplexité. Là aussi, peut-être quelqu'un nous montrera ce qu'il y a à y voir. S'il faut y voir quelque chose.

Voyons à présent chaque vers individuellement, puisque chacun est porteur d'une idée et d'une seule, et qu'il n'existe pas de lien perceptible de prime abord entre ces idées.

"Sa race, mon cadavre est cartable"
"Sa race" évoque la banlieue, pour moi. Le "cadavre" pourrait s'en accommoder, mais le cartable ? Un appel à scolariser mieux les enfants des banlieues ? Peut-être, mais quel rapport entre le cadavre et le cartable, ? En quoi un cadavre est-il un cartable ? Enveloppe qui permet de passer dans l'au-delà ? De dépasser les connaissances de l'individu ? A moins qu'il y ait autre chose.

"Blême les yeux en écoutilles"
Le cartable => les yeux en valise, écoutilles ouvertes, et un cadavre est blême. Tiens, une piste... Donc, un mort dans une banlieue, avec les yeux fatigués et le teint blême. Mais la race ? Simple interjection, sûrement. Dieu, que c'est compliqué, quand même. Mais continuons.

"J’aime arracher les crasses honorables"
Là, je comprends : les "crasses honorables" sont les caids qui,d ans les banlieues, font la loi. Et l'auteur aime à les arracher de leurs piédestaux. Très bien, enfin quelque chose de concret !

Je vais arrêter là. On aura bien compris que mon exégèse ne présente aucune valeur d'analyse littéraire ou poétique. En fait, plus j'avance dans ces vers, plus je m'égare, moins j'y vois de logique et de sens. Quelqu'un évoquait un exercice oulipien. Peut-être, mais le déclencheur indispensable m'échappe. Même l'Oulipo a des règles, que voulez-vous...

Que reste-t-il ? Rien. Des mots jetés en vrac sur une feuille et qui, par miracle, ressemblent, de loin et par le hasard de quelques assonances, à un "poème". S'il y a une autre lecture, j'aimerais bien en avoir les clés, comprendre comment ce texte est construit, quelles images s'y dressent, quelles idées l'auteur prétend-il défendre. Je n'en vois aucune, strictement aucune, rien ne ressort de mots sans liens entre eux : cabriole et calèche, citrouille et dalle, race et cul en fleur (une race aurait-elle le privilège d'une fragrance différente à cet endroit-là ?), une bête qui cravache un armistice (mais que lui a-t-il fait, cet armistice, vains dieux ?).

Il n'y a aucune poésie dans ce texte. Quel que soit le bon par lequel on le prend, quel que soit la manière dont on le triture, quel que soit l'angle d'analyse qu'on adopte, il ne reste rien à l'arrivée, il n'en ressort rien, rien, rien. Ce sont des mots, jetés en vrac, des sons qui s'accordent peut-être, mais rien d'autre.

   ristretto   
20/4/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
là, je suis sans voix
(et sans mot )

pour moi, c'est un poème d'une autre planète, mais peut être simplement d'une autre génération que la mienne ....

   irisdenuit   
20/4/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
Désolée, ce n'est qu'un ramassis de mots.

Je n'y vois aucune cohérence, aucun sens, aucune image, aucune poésie.

Bah c'est peut-être thérapeutique pour l'auteur.......

Aucun plaisir pour moi ici.

Iris

   jaimme   
20/4/2010
Tiens, un poème qui fait débat! (réveil de Jaimme).

Je lis (trois, euh, même quatre fois).
Bon, il y a des trucs que j'aime:
- "mon cadavre est cartable": mon cadavre écartable?
- "Blême les yeux en écoutilles"
- "Le crâne en émulsion jonquille !"
- "trinquant à la troll"

Bon, et le reste? Enfin plutôt le tout.
Dès que je vois l'utilisation du mot "race" sans guillemets je m'hérisse, c'est comme ça!
Ou alors le narrateur, à force d'en prendre plein la figure de cette saleté d'insulte, s'identifie à ce mot craché.
Mon interprétation: un type très mal dans sa peau se bourre la gueule et va draguer (avec une délicatesse sans pareil). Bref, si c'est ça, c'est sans intérêt.

Au final: je pense que l'auteur a du potentiel poétique. Mais il faut avoir un peu pitié du lecteur. Dans les "fragments" dont on parle plus haut dans les commentaires il y a toujours un sens général aisément identifiable. Ici...

Je ne note pas car si le "sa race" et "la race" sont à interpréter autrement, là je risque de m'énerver. Donc, dans le doute, je reste positif.

jaimme

PS: la morale n'est-elle pas: "tu t'es vu quand t'as bu?" (essai d'interprétation). Sur ce je vais aller voir le forum.

   widjet   
20/4/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Puisqu'il est à mon sens surtout question d'assonance et de faire cogiter les méninges, je me suis amusé à y trouver un certain sens car si on se donne la peine d'être un peu créatif (et aussi attentif quand même), on peut trouver des choses assez sympathiques et pas si connes.

En tout cas, m'amusant du "buzz" qui se fait autour de ce premier texte (coup de maitre Florent d'avoir ameuté tant de monde, j'aurai pas pu faire mieux!), je me suis aussi diverti à chercher (et finalement trouver) quelque chose qui me semble - à défaut d'être la vérité de l'auteur - une vérité, la mienne (et ça me suffit largement).

Alors, je commence :

Sa race, mon cadavre est cartable………
Blême les yeux en écoutilles
J’aime arracher les crasses honorables

Le crâne en émulsion jonquille !
Un bouquet de fleurs
Et la bête cravache l’armistice ronfleur


Analyse et interprétation Widjetienne (bref totalement libre voire farfelue) :
Ici, il est question d’un état physique de l’homme après avoir été éconduit, largué par sa bonne femme. Son corps (métaphore morbide = « cadavre ») est mort. Quand on se met minable après une beuverie, on se dit « qu’on s’est mis carpette », je crois. Bah disons que son corps/cadavre s’est mis « cartable » (cartable pouvant désigner objet inerte, inanimé…).

« Blême les écoutilles » renforçant le tableau moribond de l’homme largué.

Enfin le « j’aime arracher les crasses honorables » pourrait être la phrase dite par la FEMME ELLE MEME se moquant ainsi des tentatives (« honorables » mais « crasses » dans le sens du « au final, malgré ton romantisme, t’es comme les autres tu cherches qu’à me niquer ».

A nouveau état de délabrement (ou plutôt de dissolution) du type avec son « crâne en émulsion jonquille » et ensuite à nouveau la femme-bourreau (la « bête » ça doit être elle) qui malmène le cœur de l’homme (le cœur étant ce « ronfleur » ce petit appareil (définition technique) qui tremble, qui vibre.

Voilà pour les six premiers vers qui du point de vue sonorité (musicalité oui, mais plutôt âpre, rugueuse) tient plutôt la route.

Passons aux six autres (toute façon, je m’amuse comme un petit fou à ce jeu)

Relent drôle trinquant à la troll
Cabriole, calèche sur les lèvres
La citrouille trame une dalle folle

Saoul le tombeau trace l’orfèvre
La race racole un cul en fleur
Où une tulipe orne le cadre mœurs.


Comprend pas trop le « Relent drôle trinquant à la troll », mais là encore le terme très djeun’s « à la troll » ou a la « warrior » (à la façon d’un troll, je présume donc c'est-à-dire sans raffinement, à la cavalière => « à la hussarde » comme on dit) renvoie à quelque chose de rude.
J’aime le « calèche sur les lèvres » et se rapprochement « humide » de « (ca)lèche » et « lèvre ».
Cette « citrouille » qui démontre (ou pas, je m’en fous, d’ailleurs, j’aime le comprendre ainsi) que ce qui semble être n’est pas (la femme n’est pas une princesse, mais une fieffée salope et que son véhicule derrière sa belle apparence (calèche) est aussi laide (« citrouille » donc) que son propriétaire.

« Saoul le tombeau trace l’orfèvre ». Le « saoul » est peut-être là que pour le jeu de mot (« sous »), mais peut-être pas finalement et fait résonnance avec le fait de « trinquer à la troll » (boire à se mettre la tronche à l’envers. Après avoir été largué c’est assez normal somme toute et puis ceci expliquerait le sale état du mec qu’on retrouve au début du poème).

Et enfin, comme l’a dit l’auteur la fameuse moralité car il faut toujours en avoir une qui se trouve dans les deux derniers vers :

« La race racole un cul en fleur
Où une tulipe orne le cadre mœurs »

Traduction Widjetienne (bis)

« Le type cherche à draguer une gonzesse »
« Mais la bonne femme l’envoie chier »

D’ailleurs – et la je me tire un coup de chapeau tellement je suis génial – « le cadre mœurs » devient APRES remplacement du « C » de CADRE et du « M » de MŒURS, le CŒUR MADRE (ou madré) ce qui signifie « fourbe », « machiavélique » etc…. Bref comme dirait l’amis BRASSENS (et on chante avec moi) :

Une jolie fleur dans une peau de vache
Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mène par le bout du coeur.


Voilà.

Merci à Florent, j’ai peut-être tout faux (mais blague à part, je pense pas que mon interprétation soit si crétine, Florent, d'ailleurs si tu me lis, aimerais bien avoir un retour sur MP) , mais l’important c’est que cela a un certain sens pour moi et qui plus est l’association des mots (et d'une certaine poésie, oui, d'ailleurs sous ses aspects rustauds, c'est assez "fleuri" comme texte) est loin d’être idiote. Bref, vu sous cet angle, ce texte ne me déplait pas du tout.

W
(retourne dans sa synagogue)

   telemaque   
21/4/2010
Bonsoir,
Au risque d'être taxé de...n'est ce pas?
voilà comment je traduis ce texte

Premier tercet
- Mon humanité morte je la promène
- Blanc comme un linge, les yeux exorbités
- J’aime à arracher les couches des « paraîtres »
Second tercet
- Le crâne « sous entend les cheveux » teint en jaune jonquille
- Un bouquet de fleurs à la main
- Et mon autre « moi » voit déjà la reddition
Troisième tercet
- Rotant comique en trinquant à la hussard
- Dans des gestes incontrôlés en parlant avec distinction « ou mots choisis »
- Ma tête se fait un scénario de crève la faim
Quatrième tercet
- Saoul l’inhumanité croit au meilleur « sens global »
- Mon humanité morte drague une jeune fille
- Ou un amour sans espoir faisant parti des mœurs

Ce n'est pas ma tasse de thé certes mais ce texte est pour moi "lisible"

   Damy   
21/4/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Encore un poème dont je ne saisis pas le sens! Peut-être n'en faut-il pas trouver? restent alors des mots alignés les uns à la suite des autres qui n'éveillent en moi aucune image, aucune émotion, même pas sur le plan musical...
J'ai essayé de creuser jusqu'au fond et recreuser encore: le néant, zéro!...et je n'aime pas ça.
Ga bu zoh meuh, en quelque sorte.
Désolé. Encore une fois je ne demande qu'à comprendre et serais heureux que l'auteur ouvre un forum ou m'explique en mp, pour enrichir ma culture.
Merci.

   Flupke   
23/4/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Etonné et intrigué par la polémique, je viens de lire Romanesque.

J’ai toujours rêvé de créer un poème en prenant un texte au hasard, en le collant sur « Google traduction » du français vers d’autres langues successivement, puis quand le texte aurait été suffisamment trahi de le faire à nouveau traduire en français, pour voir ce que cela donne. Je précise cela afin de justifier le petit + à l’auteur pour son audace avec une technique peut-être similaire, donc.

A l’exception de « J’aime arracher les crasses honorables », je ne saisis pas d’intention de clarté sémantique ni poétique, autre qu’une adaptation au niveau des assonances Adiemus-iennes. (Alain Bashung en aurait peut-être fait un tube en le remodelant quelque peu).

De mon point de vue, éminemment subjectif (et qui ne devrait donc pas être érigé en vérité universelle), je ne perçois pas d’intention raciste ou discriminatoire dans ce texte. Point barre.

   Wencreeft   
24/4/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
Bonjour,
Je rejoins l'avis de mes prédécesseurs : une suite incongrue de mots farfelus. Aucun intérêt, si ce n'est l'exercice d'assonance intéressant.
Bref, une curiosité poétique.

   belaid63   
24/4/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Que dire? pas grand chose par rapport à ce qui a été dis plus haut, une juxtaposition de mots qui fait la nique à la poésie.
je ne veux pas préjuger des intentions de l'auteur et je crois que trop de choses ont été dites (peut être à tort) par rapport à ce poème.
moi, j'ai pas accroché
une autre fois peut-être

   Chiffon   
28/4/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↑
J'aurais bien lu "cartable" comme un nom employé comme adjectif, ou "jonquille" comme conjugaison d'un verbe abstrait mais poétique : "jonquiller".
Voilà, je me suis dit "il doit y avoir un usage des mots particuliers dont il faut trouver la clef". Mais je ne l'ai pas trouvé, et je reste sur ma faim sans avoir été ni ému, ni transporté, ni dérangé, etc.

Dommage, car il y a parfois des mélanges incongrus à faire et des énigmes poétiques qui peuvent parfaitement illustrer une réalité - une méthode interessante mais soit trop privée soit mal maîtrisée ici.

   Lunastrelle   
15/5/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Ça aurait pu être mieux, à mon humble avis... Pourquoi pas ce type de vocabulaire... Pourquoi pas cette manière d'aborder le sujet, que j'ai eu du mal à saisir moi aussi (au départ, je pensais que tu écrivais sur le thème de la guerre, c'est pour dire! Après avoir lu l'explication en forum je vois maintenant où tu veux en venir)...
Mais non, je n'aime pas, et ce pour diverses raisons: certains passages sont limite grotesques pour moi, comme ici:

"Un bouquet de fleurs
Et la bête cravache l’armistice ronfleur"

Le "Sa race" au début ne me gêne pas par contre, mais... Non, non, cette manière de faire ne me plaît pas, je suis désolée...
Par contre, l'exercice en lui-même est correct, je n'ai rien à redire, bien qu'il soit à mon avis perfectible sous plusieurs point, comme je l'ai précisé plus haut...
Enfin, à une prochaine lecture...

   brabant   
18/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'avoue avoir eu du mal avec les sens ; je vois des côtés rimbaldiens dans ce texte avec notamment ce "cul en fleur", oeillet cher au poète révolté (+ "Vénus Anadyomène"), et d'ailleurs l'accumulation des fleurs ("émulsion jonquille", "tulipe") et le cerveau en capilotade. Ce texte fait d'ailleurs très tonalité 2ème moitié du XIXè avec ce "cadre moeurs".

De belles formulations qui dénotent. Je regrette de ne pas avoir retrouvé le forum explicatif auquel il est fait allusion dans certain(s) com(s).

A part ça : dérangeant, c'est sûr !

   Anonyme   
4/12/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
Ça commence bien "sa race", comme c'est laid ... et cela ne va vraiment pas en s'arrangeant, je ne suis pas du genre à renoncer, mais j'avoue avoir été jusqu'au bout complètement dérouté, surtout lorsqu'on écrit des phrases comme celle-ci " La race racole un cul en fleur " l'escalade dans la laideur est franchie.

Je ne perdrai pas mon temps davantage, ce texte ne me plaît vraiment pas, du fait de son vocabulaire voulu provocateur et désarçonnant.


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