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Poésie en prose
Franbri : Champagne et café
 Publié le 17/11/12  -  10 commentaires  -  1444 caractères  -  140 lectures    Autres textes du même auteur

L'homme, la femme, saveurs mêlées, folie, sagesse, champagne, café…


Champagne et café



Elle buvait son existence comme du champagne. Elle prenait par petite gorgée comme on goûte la vie, laissant la boisson pétillante descendre doucement en elle.

Lui, vivait sa vie, comme on prend un café. Une boisson chaude et corsée, un peu amère parfois, qui persistait longtemps après, laissant ce goût fort, mélange de réglisse et d’épice.

Elle aimait les bulles fines et légères qui remontaient à la surface, cette sensation de la chaleur qui monte à la tête, du corps qui s’enivre doucement et qui s’offre comme une peau au soleil d’été.

Il aimait tremper sa bouche et se brûler un peu, jusqu’à la gorgée suivante. Il passait sa langue sur ses lèvres mousseuses avec délectation, heureux de ce coup de fouet qui réveille d’une nuit trop longue.

Elle sentait toutes les parties de son être voilées d’une agréable impression de légèreté. Comme grisée par l’alcool de ses désirs ainsi libérés, elle donnait tout d’elle et prenait en retour tout ce que son ventre affamé d’amour lui réclamait.

Il plongeait à nouveau sa bouche dans la saveur chaude de la boisson brune, comme on goûte un sexe ouvert et mouillé de désir.

Les hommes comme des bulles fines donnaient à sa vie cette légèreté et cette liberté que l’amour à lui seul ne pourrait égaler.

L’amour comme un café trop fort, l’empêchait de dormir. Mais ces gorgées vides gardaient le goût amer de son absence.


 
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   stellamaris   
1/11/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une construction rigoureuse sur de très belles images, très poétiques, développées jusqu'à la dernière goutte... J'admire vraiment, superbe !

Par contre, ce texte serait à mon sens mieux à sa place dans la catégorie "Poèmes en prose" que "Poésie libre"

Avec toute mon amitié.

   socque   
2/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un excellent mouvement, je trouve, une idée toute simple et bellement déclinée ; toute une histoire racontée avec une belle économie de moyens.

Vous allez dire que je charrie, mais je crois que vous auriez pu avec avantage raccourcir encore le texte, en faire quelque chose de fulgurant qui bouscule avec des phrases plus cinglantes, plus rythmées. Mais tel quel, il me plaît déjà.

   Miguel   
10/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Une double métaphore filée où semblent s'entrelacer deux vies intenses ; mais non, elles ne s'entrelacent point, comme le dernier mot nous le fait trop comprendre. De belles images évocatrices, des phrases souples et musicales, un ensemble très visuel, où l'imparfait vient apposer une touche de nostalgie

   rosebud   
17/11/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Eh bien non, ça ne prend pas!
Obsédé par le parallèle champagne / café / ivresse / sexe, l'auteur se laisse aller à des images approximatives:

"Lui, vivait sa vie, comme on prend un café" - c'est-à-dire? Debout devant le zinc?

"descendre doucement en elle" - j'aurais préférer couler

voire franchement laides:

"comme on goûte un sexe ouvert et mouillé de désir" - l'association de la "boisson brune" avec le sexe humide me semble de très mauvais goût!

"tout ce que son ventre affamé de désir lui réclamait" - on dirait du Gérard de Villiers!

Pas du tout convaincu.

   brabant   
17/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Franbri,


J'acquiesce à fond et je salue votre sens de l'observation et du discernement jusques avant les trois dernières lignes.

- antépénultième : je boirai mon café différemment mais Madame "Pauvre B... Pauvre Misère" risque de se fâcher...
- pénultième : je n'ai pas très bien compris la phrase. Les hommes ne SONT-ils pas l'amour dans votre optique ?
- nultième [:D]: l'amour ou l'idée/l'absence d'amour ?

Le tout n'en fournit pas moins un texte très agréable.

Merci


Non ! Madame B..., je ne me mettrai pas au thé !...

lol :)))

   placebo   
17/11/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Pas vraiment convaincu. J'aime bien l'idée mais je trouve la construction il/elle un peu artificielle. Il y a des images, mais elles ne m'ont pas vraiment touchées et certaines tournures me semblent lourdes "qui remontaient" et, huit mots plus loin, "qui monte", par exemple.
Les qui/comme sont assez nombreux et, en allongeant les phrases, m'ont empêché de prendre le rythme du texte tout en cassant un peu les sonorités.

N'étant pas vraiment entré dans le texte, les images m'ont paru un peu surpoétisées du coup, comme le mélange réglisse/épice dans le café, ventre affamé d'amour.

Je ne suis pas forcément dans le bon état d'esprit pour lire :) et il y a une bonne ambiance par exemple dans ce texte.

Bonne continuation,
placebo

   Damy   
17/11/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Merci !
Très belle lecture à laquelle je me suis abandonné et ré-abandonné en dansant plusieurs fois le slow sur le saxo blues de Gato Barbieri et la guitarre de Santana (morceau de choix: Europa).

Do you want a drink ?

   Labrisse   
18/11/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Franbri,

Eh bien je trouve cette petite évocation plutot pas mal, je n'y connais rien en prose poétique mais j'aime cette forme d'un chiasme ou le croisement opère tant entre deux êtres qu'à leur gouts et penchants pour une boisson, deux idées se telescopant et s'interpénétrant, avec une jolie musique des mots ou les boissons et leurs effets sont décrits au travers de leurs "consommateurs respectifs" avec justesse et simplicité. Même si la prose poétique n'est pas vraiment ma "tasse de thé" (hum!) j'ai été en lecture avec plaisir.

J'espère que vous nous ferez le bonheur de venir un peu en vers "réguliers", avec d'autres belles histoires!

Amicalement

Labrisse.

   wancyrs   
19/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Pour moi, ce texte aurait été magnifique si au départ ne nous était pas révélée l'analogie "existence, champagne", ou "café, vie". Le texte aurait eu plus d'effet si les images avaient été produites sans nous montrer à quoi elles se référaient, et qu'à la fin, comme un coup de poing, le punch, on nous annonce : Elle buvait son existence comme du champagne, et lui sa vie comme du café ! créant ainsi un double effet : la révélation, et le lien entre les deux existences parallèles. Dommage !

   Anonyme   
5/12/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Je vais souligné d'emblée ce qui ne m'a pas plus du tout et que je trouve prodigieusement laid "comme on goûte un sexe ouvert et mouillé de désir.", je ne vais mon pudique, mais ce n'était vraiment pas nécessaire ... c'est bien de trop

De plus bien trop de "comme rien que 7, pas joli les "comme on" - de "qui, que 6" - de "et 8".

L'idée était bonne, mais vous n'avez pas su la mettre en valeur, très vite l'effet retombe, vous ne l'avez pas menée jusqu'au bout, peu à peu elle s’essouffle un peu comme un soufflet, ça retombe, trop de mots répétitifs (prendre, goût, bulle, gorgée, légère, légèreté, bouche, l'amour).

Un texte qui serait à travailler sur le fond.


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