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Poésie en prose
fried : Sous le vent tiédi de septembre
 Publié le 12/10/19  -  13 commentaires  -  649 caractères  -  169 lectures    Autres textes du même auteur

Un lieu ombragé en bord de Meuse près de Saint-Mihiel.


Sous le vent tiédi de septembre



Il a mis de la couleur sur le bord de la rivière,
Sur un vieux bout de ficelle il a accroché un fer à cheval et quelques cailloux de formes étranges.

Il a semé des marguerites et planté là trois pousses de bambou.
Il a repeint en bleu et vert le vieil arbre mort.

La voie ferrée regarde d'un air désaffecté grandir ce petit jardin nommé « paradis ».

Émeraude, la Meuse endormeuse y a perdu un bras, il croupit sous le vieux pont nommé « le bain des soldats ».

Chaque fois que j'y viens un héron me cède la place. Ce midi, l'ombre des roses trémières ondule sous le vent tiédi de septembre.


 
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   natile   
26/9/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Rien à dire, je veux exprimer par là que rester ainsi à profiter de la nature, de cet arbre, de cette eau qui coule ,de cette saison ne demande que peu de mots comme l'a fait l'auteur. Juste de quoi transmettre l'émotion d'un calme, d'une sérénité, d'une communion avec soi même et la nature sans artifice . Merci pour ce moment de bien être

   papipoete   
27/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
libre
il a mis de la couleur... sur un paysage où nul ne pose un regard ; même la rivière ne s'y aventure plus, depuis qu'elle laissa ici un de ses bras...
NB la poésie " libre " ici encore se fait dessinatrice sans pinceau, mais du bout de ses vers nous promène vers les roses trémières.
La ligne " émeraude, la Meuse... " est si évocatrice !
En quelques lignes, un fort joli tableau !
papipoète

   FANTIN   
27/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème de brise, doux et simple dans son évocation de nature, qui donne à voir, à sentir, à rêver. Avec un "bout de ficelle", quelques cailloux, des fleurs et un peu de couleur, ce bout de paysage se transforme en "paradis" et il n'en faut pas plus pour y être et se sentir bien.
Deux images bien trouvées agrémentent avec humour ce texte bref auquel rien ne manque pour autant: "la voie ferrée (qui) regarde d'un air désaffecté" et "la Meuse (qui) a perdu un bras".
(Au passage, les deux termes associés et si musicaux de "Meuse endormeuse" sont un emprunt, volontaire ou pas, au poème presque éponyme et merveilleux de Charles Péguy: "Adieu, Meuse endormeuse..." que je recommande à tous ceux qui ne le connaissent pas.)
Au final, un tableau tout en petites touches délicates dont le charme poétique opère sans le moindre effort. Bravo.

   Corto   
30/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le poète fait vivre la nature, ici est sa meilleure réussite.

Un homme s'y est immergé, l'embellit, la cajole, la décore de couleur et de "formes étranges". Il lui offre un élan de vie "Il a semé des marguerites et planté là trois pousses de bambou".

Des éléments immuables complètent le tableau, fleuve et voie ferrée.

L'homme a trouvé sa place que même le héron lui accorde.

On a ici une belle vision d'un moment privilégié, secret, paisible, où l'homme respire au rythme de son environnement.

Bravo à l'auteur.

   Gabrielle   
4/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Les couleurs du vent automnal...

Les repères liés au temps et à la saison sont ceux laissés par ce vent de septembre qui s'exprime dans la description de ce lieu ombragé connu du narrateur.

Beaucoup de pudeur dans ce texte avec des émotions, un ressenti propre au narrateur.

Merci pour ce partage.

   Lebarde   
12/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Point besoin de rimes, de césures ou d’hémistiches, les mots simples choisis font leur travail et une magnifique poésie tout en fraîcheur délicatesse et tons pastel.
J’ai bien aimé cette évocation bucolique d’un lieu abandonné sauf des amoureux de la nature.

Bravo
Lebarde sous le charme.

   Vincente   
12/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce petit tableau champêtre fait oeuvre de modestie paysagère, mais un regard "sourieux" est passé par là et a eu l'idée d'en redessiner l'intérêt. Le poète réussit à nous emporter dans sa démarche un brin malicieuse, d'autant qu'il nous propose de voir, de cette petite rencontre assez anodine, une fresque qui interroge sur la toute relativité de ce que tout un chacun appelle ou imagine "paradis".

A partir de la très jolie idée du premier vers où se colore le bord la rivière, en passant par la voie ferrée que l'on devine ancienne et désaffectée, elle en a l'air mais aussi plus que cela (certaines dans cette région, servant autrefois au transport des minerais, ont été réaffectées en piste cyclable ou chemin de randonnée), et puis, ce bras perdu dans le bain des soldats :)), et le héron qui prête sa place...

Une bien jolie proposition !

   Queribus   
12/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

De la poésie toute en simplicité: une nature que les poètes modernes ont un peu oublié, les petits bonheurs simples de la vie avec des mots tels que: rivière, fer à cheval, cailloux, marguerites, bambou, bleu et vert, vieil arbre mort, jardin, paradis, émeraude,
Meuse endormeuse (clin d’œil à Charles Péguy), pont, héron, roses trémières, vent tiédi. Les grands amateurs de rimes et de sonnets n'auraient pas fait mieux; comme quoi, en s'y prenant adroitement, on peut faire de la très belle poésie en prose. Bravo et merci pour cette belle réussite; on attend vivement la prochaine.

Bien à vous.

   Provencao   
12/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
" Chaque fois que j'y viens un héron me cède la place. Ce midi, l'ombre des roses trémières ondule sous le vent tiédi de septembre"

Auprès de l'ombre nous nous rapprochons en vos vers délicieux, délicats où se fait ce silence sous le vent.

Merveilleuse poésie avec cette vibration qui nous éveille et s'étire en nous, qui nous pousse et qui nous retient, qui nous incite et insiste et surtout qui nous invite à la contemplation....

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   PIZZICATO   
12/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une totale communion de l'homme avec la nature.
La mort n'y a pas sa place " Il a repeint en bleu et vert le vieil arbre mort."

" Émeraude, la Meuse endormeuse y a perdu un bras, il croupit sous le vieux pont nommé « le bain des soldats ».

Un beau tableau impressionniste en vers.

   Luz   
12/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour fried,

Beaucoup de poésie tendre et belle dans ce poème ; la rivière, la verdure : un petit coin de paradis.
"Le bain des soldats" m'a fait penser à la nouvelle de William March dans son magnifique livre "Compagnie K". Pendant la guerre de 14-18, de part et d'autre d'une rivière, la Meuse ou la Moselle, les soldats français se baignaient le matin et les soldats allemands le soir : sans problème, aucun tir ; c'étaient un accord entre eux. Lorsque les soldats américains sont venus remplacer les soldats français, ceux-ci en informèrent les américains, et les baignades continuèrent. C'est une histoire vraie, vécue par William March, qui redonne le moral, je trouve...
Votre poème, c'est à cet endroit, avec un jardin de poésie en plus.
Bravo !

Luz

   troupi   
12/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A lire ce petit texte on pourrait penser que la poésie est facile à mettre en oeuvre.
On se demande qui peut bien être ce "il" qui colore un bord de rivière et un vieil arbre mort.
Il y a même un héron qui fréquente le paradis sous l’œil désaffecté d'une voie ferrée et une rivière qui perd un bras.
Quel étrange poétique pays, je trouve presque dommage que l'ombre des roses trémières nous ramène sur terre.

   hersen   
12/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est une poésie très apaisante qui offre des images colorées.

Nous sommes dans un coin oublié de verdure. Quelqu'un s'y est fait une place et l'a décoré de sa vie, d'un fer à cheval, de quelques cailloux "étranges" et de peinture verte et bleue.

Un "original" installé le long de la voie ferrée, au creux d'un bras mort de la rivière...

très belle lecture !


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