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Poésie contemporaine
poldutor : La naissance de Vénus (cinq siècles plus tard) (parodie)
 Publié le 11/10/19  -  9 commentaires  -  1106 caractères  -  143 lectures    Autres textes du même auteur

Après avoir glorifié la beauté de la Vénus naissant, je vais relater ce qu'il advint d'elle bien plus tard.
À l’instar du « portrait de Dorian Gray », sur le tableau de Botticelli, Vénus a beaucoup, beaucoup vieilli, mais elle essaie de garder sa superbe, hélas !

Je tiens à rassurer les dames, cette poésie est une parodie, et ne cherche en aucune façon à humilier les femmes vieillissantes...


La naissance de Vénus (cinq siècles plus tard) (parodie)



La main droite posée à hauteur de son ventre
Sur deux seins pendants comme oreilles de cocker,
Les pieds, installés côte à côte sur le centre
D’une coque de mye, dans un geste précaire

Assurent le maintien que l’âge rend instable,
Son bras gauche retient la grise chevelure
Emmêlée tristement et coiffée à la diable,
Ses épaules voûtées et sa maigre encolure

Lui donnent l’aspect d’un squelette décharné.
Le Zéphyr écœuré souffle avec répugnance
Sur ce corps affaibli, rebutant, desséché.
Tandis que Nymphée cache avec indifférence

La triste vision de Vénus décatie.
Mais la vieille insane, de sa bouche édentée
Sourit aux belles fleurs, qui consternées la fuient.
L’Océan se fige de la voir maltraitée...

Elle dont la splendeur surpassait toutes celles
Qui l’avaient affrontée parées de leurs atours,
Devenue maintenant d’une laideur cruelle,
Et n’est plus à présent qu’un remède à l’amour.


 
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   cherbiacuespe   
23/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Je tiens tout d'abord ici à faire part d'une protestation tout à fait officielle. Une déesse, même âgée, reste une déesse, avec ses attributs intacts. Sinon, à quoi ça sert d'être un dieux? Non, mais...

Je ne voyais pas trop ce qu'il y avait d'amusant jusqu'au dernier vers. Cette belle description d'une déesse de la beauté qui a perdue ses privilèges est apocalyptique. Pour Vénus s'entend. L'auteur(e) n'y va pas avec le dos de la cuiller, pauvre d'elle, tout y passe, même Zéphyr écœuré. Certes c'est bien écrit, les idées (re-pauvre d'elle) pullulent, Mars et Vulcain doivent être furieux eux aussi de se sentir vieux et décatis, mais dois-je vraiment féliciter le poète pour ses trouvailles (inqualifiables)?

Une bonne poésie contemporaine sur un personnage antique, il fallait le faire! Et merci de m'avoir appris ce qu'est une coque de mye.

   Gemini   
1/10/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Pour tacler si peu galamment une telle déesse, je trouve qu'on aurait pu mettre plus de doigté. La double précaution de langage de l'exergue (parodie, bien plus tard), et le titre (parodie, cinq siècles plus tard) me semblent révéler que l’auteur craignait un retour de bâton pour son sacrilège. Je pense qu’on peut et qu’on doit assumer les sujets qu’on présente, fussent-ils dérangeants ou fâcheux.
J’aurais juste vu Vénus tomber de son piédestal moins caricaturalement, pour éviter cette cascade d’adjectifs typiques du sujet : (pendants, précaire, instable, voûtées, maigre, décharné affaibli, rebutant, desséché, décatie, insane, édentée, laideur cruelle…), la pauvre vieille en prend plein la poire, et on se demande si c’est de Vénus ou de la vieillesse dont on doit rire.
Je n’ai rien contre la parodie, mais ne mérite-t-elle pas plus de finesse ?

Pour la forme, j’ai fortement buté sur les enjambements inter-strophiques. On dirait que le texte a été découpé à la hache pour faire des quatrains.
C’est un peu dommage pour un texte dont les références de l’exergue et le sujet "divin" auraient laissé attendre une forme plus soignée.

Pour l’écriture, je n’ai pas deviné s’il y avait un jeu de mots ou une faute à « cote à cote », j’ai mal capté l’image d’un « Océan (qui) se fige de la voir maltraitée » (se fige-t-il d’horreur, d’indignation ?), et je n’ai pas bien saisi le sens du mot « remède » dans le dernier vers. Selon l’esprit du texte, j’aurais vu "repoussoir" ou "épouvantail", quelque chose comme ça, mais c’est peut-être ma lecture qui est fausse.

Un texte qui ne m’a donc pas déridé.

   papipoete   
1/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
contemporain
Vénus n'est plus que l'ombre d'elle-même... elle est vieille, très vieille et son corps ne resplendit plus !
Aujourd'hui, ses atours font pitié comme cette pauvre bouche, où il y manque bien des dents !
NB le tableau que dresse l'auteur, est d'un réalisme saisissant et la fin oh combien cruelle ! Le dernier vers certes vraisemblable, mais si dur à accepter !
Vous optez pour " contemporain ", mais sans aller plus loin je le vois " néo-classique " ?
papipoète

   Lebarde   
11/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Poldutor

La gente féminine va s'offusquer et se rebeller, elle n'aurait pas tort et je serai prêt à la soutenir.
Pourquoi faudrait il que l'âge et la vieillesse enlèvent à toutes les Vénus, la beauté et la grâce?
Certes le jeunesse a ses attraits mais n'avez vous jamais admiré un visage fané, buriné par de profondes rides et éclairé par des yeux vifs et pétillants?
Moi si........ tous les matins en regardant mon miroir!!! et très souvent dans la journée en croisant tant de charmantes petites dames.

N'avez vous jamais été interpellé par le corps gracile et sensuel de cette vieille dame habillée de dentelles froufroutantes ou de soie presque transparente?

Le sujet est traité avec humour certes, mais pour être à mon sens recevable aurait dû comporter un couplet plus plaisant pour en adoucir la cruauté.

Sur la forme du poème je suis gêné par les nombreux enjambements, les césures oubliées, les e non éludés ou le hiatus du premier vers: petites fautes sans importance que le contemporain accepte mais que je me dois de prendre aussi en compte dans mon appréciation globale.

J'avais bien aimé votre premier poème sur "la naissance de Vénus", cette parodie, un peu moins; comme quoi l'original est toujours mieux que la copie!
Désolé.

Lebarde

   PIZZICATO   
11/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
<< Le temps aux plus belles choses
Se plaîst à faire un affront >>
Même la plus belle femme du monde ne pourra pas lutter contre l'ignoble temps qui passe.
L'humour se veut présent dans cette parodie, mais j'ai trouvé la description quelque peu abrupte.

" Cinq siècles plus tard ", elle n'a pas pris une ride (sourire).

   Davide   
11/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour poldutor,

Une parodie gentillette de ce si célèbre tableau, trop sage peut-être, manquant d'incision, car je n'ai pas réellement senti le ton de l'ironie dans cet effeuillage versifié. Dans mon ressenti, le pathétique a pris le pas sur le satirique.
Mais les images sont mignonnes, et prêtent à sourire ("oreilles de cocker", "coque de mye"), quand elles ne sont pas plus grossières, mais toujours à propos ("coiffée à la diable", "squelette décharné", "corps affaibli, rebutant, desséché"...).

Le travail sur la forme est de mieux en mieux, même si la césure tangue un peu sur les alexandrins, sans parler des "e" muets non élidables qui tombent à l'hémistiche (dans la quatrième strophe).
Néanmoins, le choix des quatrains ne me semble pas judicieux, en considération des nombreux enjambements qui gênent la lecture. Pourquoi des phrases si longues ? La première fait tout de même 9 vers !!!

En fin de compte, j'ai beaucoup aimé la dernière strophe, une belle conclusion qui nous ramène - non sans plaisir - à la jeunesse de Vénus ; mais comme je le soulignais plus haut, cet excès de lyrisme nous précipite dans le registre pathétique (et non parodique).

Dans l'ensemble, je dirai avoir assez bien aimé ce poème.

Merci du partage,

Davide

   hersen   
11/10/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Intellectuellement, je ne comprends pas la démarche : Vénus est une déesse, par conséquent immortelle.
Vénus est la beauté.
Elle est un symbole qui perdure avec le cycle de la vie : les jeunes font place aux vieux.
Et il est tout à fait triste de ne pas avoir fait évoluer cette Vénus du poème et de ne la considérer que d'un point de vue esthétique.
Si elle a vraiment pris cinq siècles, elle n'en aurait donc rien tiré de positif ?
La beauté ne serait que plastique. C'est sans doute parce que c'est la plus facile à identifier...

Malgré l'exergue, je n'ai pas souri, je ne retire rien du poème auquel l'imagination poétique fait défaut, me semble-t-il.


Sur la forme, je ne trouve qu'une description. Le vocabulaire aurait pu être davantage élevé, le français est une langue riche !
Ici, je ne vois que des clichés, pas d'images.

Une autre fois peut-être ?

   sympa   
11/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir,

Heureusement que l'incipit le précise, c'est une parodie et je la trouve plutôt réussie.
Imaginer que Venus a sacrément mal vieilli cinq siècles plus tard est plûtot original, et j'aime l'originalité surtout quand elle est accompagnée d'un humour ici bien présent.
Quand aux images, elles sont cohérentes avec ce "mauvais vieillissement"

Pour la forme, nous sommes en contemporain, oui , mais c'est vrai qu'avec quelques efforts au niveau de la prosodie ( e muets et cesures à l'hémistiche ), la lecture serait plus agréable.
Mais bon, je sais, c'est plus facile à dire qu'à faire.

   solo974   
12/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour poldutor,
Que de précautions oratoires pour ne pas vous fâcher avec vos commentatrices... Elles m'ont amusée, certes, mais étaient-elles vraiment nécessaires ?
Votre poésie m'a fait sourire, rassurez-vous, mais j'ai trouvé certaines de vos expressions un peu hard : "seins pendants comme oreilles de cocker", "de sa bouche édentée" - notamment.
Une parodie osée, donc, que j'ai moyennement aimée.
Bien à vous et excellente continuation sur le site, en tout état de cause !


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