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Poésie libre
Garance : Le vieux modèle
 Publié le 18/07/09  -  6 commentaires  -  873 caractères  -  110 lectures    Autres textes du même auteur

Écrit après une journée de dessin, étonnée moi-même par ce qui se dégageait d'un de mes croquis.


Le vieux modèle



Spartiate
tonique dans la pose
sans donner signe de fatigue
l’endurance adossée au pilier des ans
après des minutes d’immortalité
il sautille tout guilleret sur ses jambes
fier d’être l’objet d’artistiques attentions

Il rit
puis il prête son corps à de nouvelles créations
les rides s’estompent sous les regards
les muscles se dessinent sous les chairs relâchées
et l’éternelle jeunesse transparaît sous les traits

Le temps précieux est ici partagé

Je ne sais si ma main saura transcrire
le poids de cette présence
Je pose ma mine là où s’en irait
mourir un papillon

et

pigments éteints
d’un nuage graphite
mon croquis gravite dans un coin de la feuille
trouant l’espace de sa solitude
image d’une tangible
vulnérabilité


 
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   Anonyme   
18/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un joli thème, original, intéressant.
J'aime bien, particulièrement la dernière strophe. Assez émouvant, évocateur.
Un bon poème.

   Marquisard   
18/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Très agréable, on retrouve bien l'atmosphere d'une etude.
je regrette un peu l'avant dernière strophe, qui ramene à une vision plus terre à terre de la scene sans je pense apporter beaucoup à l'ensemble.
J'ai beaucoup aimé les deux premiers vers, la dernière strophe aussi.

Au plaisir !

   dany67   
18/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La page blanche n'est plus, déflorée par le fusain, d'un geste de la main ! :o) ... Un très joli poème où des images s'envolent par mots.

   David   
19/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Garance,

J'aime bien l'opposition entre le premier et le dernier mot. Je me dis que l'absence d'image associé au poème est un choix, je pense plutôt à quelque chose qui est en train d'être peint, en fait, mais quand même, l'absence d'illustration manque je trouve.

   FIACRE   
9/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Joli portrait d'un " modèle " du temps.

   brabant   
17/8/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Je pense que l'immortalité du modèle est bien saisie. Le modèle contemporain traduit admirablement le modèle antique; vous montrez que la beauté est intemporelle et immanente.
Mais je ne m'explique pas:
"les muscles se dessinent sous les chairs relâchées"
quand le modèle reprend la pose. Si les muscles se dessinent, se contractent donc, la chair se tend, s'affermit.
Bon! Peut-être le regard du dessinateur transcrit-il ces muscles parce qu'il est éduqué, exercé. A ce moment-là nous aurions cependant à composer avec un modèle bien paresseux...
J'aime bien:
"Je pose ma mine là où s'en irait
mourir un papillon" Très belle image, subtile, inventive.
Béotien, je comprends moins les "pigments" du "graphite", le graphite n'est-il pas du charbon? Mais j'avoue mon incompétence...
Une certaine légèreté de plume qui rend la lecture agréable, peut-être la précision doit-elle être affinée.


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