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Poésie classique
TITEFEE : L'œuvre ultime
 Publié le 18/07/09  -  14 commentaires  -  1628 caractères  -  192 lectures    Autres textes du même auteur

Quand l'œuvre prend corps.


L'œuvre ultime





Illustration de Clairelyse (TITEFEE)




La nuit était velours et la beauté fragile
De cette femme fleur agaçait son désir
De façonner la chair de ce beau corps d’argile,
Pour le voir s’éveiller, inondé de plaisir.

Il sentait tellement que n’était immortelle
Cette continuité de l’âme dans son corps,
Et voulait terminer de ciseler une aile,
À l’envoûteur témoin des fébriles transports.

Il était habité de l’incroyable envie
De rendre plus vivant ce rêve radieux
Et, comme Gepetto, lui faire prendre vie,
Pour que sa déité rejoigne enfin les cieux.

La terre d’ocre brun résistait à l’étreinte
Du burin ciseleur, de l’artiste amoureux
Qui tremblait trop souvent, et n’avait qu’une crainte :
Abîmer cette hanche aux contours langoureux.

Quand le jour blanchissait, à l’heure transparente,
Il s’asseyait, fourbu, observant son travail
Et découvrait alors la beauté apparente
De l’œuvre, qui prenait une teinte corail.

Avant que tout s’écroule et le couperet tombe,
Il voulait le finir pour que, lorsque viendra
Cet instant de la mort, s’étende sur sa tombe
L’ombre de cet amour, tel le satin d’un drap.



http://sd3.archive-host.com/membres/playlist/1086141494/loeuvreultime.mp3






 
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   Lilas   
18/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une vague dr fraîcheur et d'amour qui passe par chaque mot et laisse un peu de son écume au bord des lèvres, enjouées d'avoir pu lire ça !

   Marquisard   
18/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est tout simplement magnifique, calme et puissant, on remarque à peine les rimes qui pourtant accompagnent la lecture à merveille... j'ai vraiment beaucoup aimé. merci !

   Anonyme   
18/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour TITEFEE. Comme dit si bien le titre "l'oeuvre ultime". Très doux moments en votre compagnie. Merveilleux !

   Anonyme   
18/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Doux, subtile. Un magnifique création.

   embellie   
18/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Très beau poème, avec un beau sujet qui me touche car je fais de la sculpture.
Il est fort bien écrit au niveau prosodie, mais, si je peux me permettre, je voudrais apporter une précision sur le plan technique, au sujet du sculpteur.
Je serais fort étonnée que "ce beau corps d'argile" et "cette terre d'ocre brun" résistent au burin ciseleur, étant donné que l'argile est souple quand on la travaille. Elle se façonne avec les mains (et des outils, mais jamais un burin) et ce n'est qu'en séchant, quand l'oeuvre est terminée et cuite, qu'elle durcit et peut casser.
J'aime bien la première strophe, car "de façonner la chair de ce beau corps d'argile", là je vois les mains du sculpteur en action.
Et c'est beau. Dommage qu'un manque d'information gâche un peu la suite.
Titefée merci. J'ai pris plaisir à te lire et t'écouter.

   TITEFEE   
18/7/2009
Tu as raison Embellie et je vais peut-être corriger ici car l'argile évidemment si malléable et si douce aux doigts ne peut résister à un burin, même ciseleur !

La terre d’ocre brun résistait à l’étreinte
De l'ébauche de bois, de l’artiste amoureux
Qui tremblait trop souvent, et n’avait qu’une crainte :
Abîmer cette hanche aux contours langoureux.

   David   
20/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour TITEFEE,

En fait, il n'y a pas de légende d'un personnage qui ait voulu transformer le vivant en objet. Gepeto, c'est un menuisier qui rêvait d'être père et voit sa marionnette Pinocchio prendre vie. Il y a aussi Pygmalion, qui a force de vouloir sculpter la beautée absolue en tombe amoureux et demande au dieu de lui donner la vie. Il y a Frankentstein, le plus romantique, mais qui veut lui aussi animer l'inanimé.

Alors que ce poème, comme je le comprend, c'est un amoureux qui, craignant de voir s'éteindre la beautée de son amoureuse, voudrait en faire une statue pour qu'elle défie le temps, enfin la beautée, pas l'amoureuse.

Je ne sais pas s'il y a une mythologie correspondante à ton idée, en tout cas bravo pour le boulot, texte, dessin et enregistrement. Je me dis que pour le fond, l'idée pourrait être mieux amener, c'est assez original et pas seulement une variante de quelque chose de plus connu, comme pourrait le faire croire le Gepeto dans les vers.

   Anonyme   
20/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De la douceur tant dans le dessin que dans le texte qui s'harmonisent à merveille.

J'aime tout particulièrement "Il sentait tellement que n’était immortelle
Cette continuité de l’âme dans son corps, "

Que je trouve comme le poème: délicat et ciselé.

Pas grands chose à critiquer, si ce n'est le Gepetto que tu aurais pu nous faire deviner....mais c'est une broutille.

   Anonyme   
27/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Sculpter la beauté dans la terre ou la pierre pour qu'elle défie l'éternité, ça n'a rien de nouveau mais l'idée reste séduisante.
En revanche, certains vers m'ont paru maladroits, par exemple "il sentait tellement qu'elle n'était immortelle" et toute la dernière strophe m'apparait bancale ("avant que tout s'écroule et le couperet tombe"...hum hum, j'ai un peu de mal).
Ne le prends pas mal, mais je pense que ton texte aurait mérité encore un peu de travail.

   rimbaud05   
28/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
de beaux verts, un phrasé subtile.
Une seule petite suggestion, si je puis me le permettre, la mélodie pourrait être améliorée par des phoniques reprises entre certains vers

   DragonDebride   
16/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel délice Elyse et quelle correspondance
J'en recense le sens et les sons font frissons
Tout se fond sans silence et je sens que je danse
Quand j'avance serein dans ce vers plein de sons

(tu te souviens Baudelaire ?... je vois qu'ici, sur Oniris tu fais autant d'émule qu'ailleurs )

   thea   
16/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Doux beau
Lecture simple facile agréable...
la plume est si légère que l'on ne résiste pas....

bravo Titefee

   Lunastrelle   
21/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'apprécie toujours cette création, cette conjugaison entre le dessin, la musique, la parole et le texte. Peu le font, et il est très dur de le faire d'ailleurs. Et d'avoir le courage d'aller jusqu'au bout.
Quand j'ai lu ton texte , j'ai eu du mal au niveau de certaines coupures, mais lorsque j'ai écouté l'enregistrement, alors j'ai oublié, tout simplement, et je me suis immergée complètement dans l'histoire... Et bien sûr, j'ai compris la manière dont tu t'y es pris, du coup ça ne me choque plus...
La sculpture est un noble art, et tu as su le sublimer...
Merci en tout cas, pour cette belle musique et ce conte qui m'a enchantée et ramenée en enfance...

   Anonyme   
30/3/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
Ce qui me gêne au sein de ce texte, dès la première strophe c'est cette profusion de "de, d'" rien que 4 pour celle-ci, ensuite j'en ai compté pas moins de 8. Il y a aussi des "que, qui" et surtout deux "pour que"ainsi qu'un "avant que" pas très jolis.

La lecture du texte, trop monocorde, autant que l'écrit ne m'ont pas séduit du tout, à mon sens "l’œuvre ultime" n'est pas mise en valeur par un texte qui utilise trop d'artifices comme "et, enfin, souvent, quand, alors etc ...

"Quand le jour blanchissait, à l’heure transparente", cela se rapproche étrangement de "Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne".

Il y a quelques beaux passages, mais l'ensemble manque d'élégance.


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