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Poésie contemporaine
GilbertGossyen : Armageddon, Actes III, IV, V
 Publié le 18/12/15  -  6 commentaires  -  17165 caractères  -  46 lectures    Autres textes du même auteur

Poème en cinq actes.


Armageddon, Actes III, IV, V



Acte III : La résistance


(Arishem)
— Ce que tu me décris paraît trop fantastique.
Me dis-tu vraiment tout ?

(Thanos)
aaaaaaaaaaaaaaaaa— Seigneur, il y a un risque.
Car l'humain fait parfois preuve d'intelligence.
Et certains ont compris à quel degré d'urgence
Il fallait réagir. Alors les cris d'alarme
Se multiplient. Dessous l'assourdissant vacarme
Des médias, d'Internet, de la télévision,
De maints jeux du cirque exaltant la cohésion
Nationale, du matraquage dont l'action
Pousse toujours plus loin la surconsommation,
Des réseaux sociaux propageant les rumeurs
– Mais aussi par leur biais – s'élève une clameur.

Ce n'est pas un chorus, c'est une multitude.
Des voix s'interrogeant, priant un interlude
Dans l'expansion sans frein des multinationales,
Et prônant une action internationale.

Des voix scientifiques : climatologues, GIEC,
Mais aussi sociologues, alertant sur l'échec
Patent du compromis climat et capital,
Prédisant pour bientôt l'emballement fatal :
Sécheresses, famines, élévation des mers,
Émigrations massives, et menaces de guerres.

Les voix d'économistes, une minorité,
En rupture avec ceux qui font autorité :
Les prêtres vigilants du dogme libéral,
Les fidèles servants de la trilatérale.
Cette minorité donc constate, atterrée,
L'économie mondiale en l'impasse enferrée ;
La clarté du bons sens dissociée par le prisme
Du déni absolu, l'ordolibéralisme,
Et prédit les effets d'une telle amaurose :
L'enchaînement des crises vers l'apothéose.

Les voix d'associations environnementales,
Qui ont résisté au supplice de Tantale :
Investir dans des activités lucratives,
Une telle démarche étant impérative
Puisqu'on ne peut lutter sans des fonds conséquents.
Mais les profits ne viennent qu'en hypothéquant
En partie les principes qui sous-tendent la cause.
Ainsi, par une sorte de métempsycose,
Ceux qui hier condamnaient les firmes qui polluent
Sur leurs activités jettent leur dévolu
Parce que plus profitables, et, ainsi déconfits,
Souillent l'écosystème pour faire des profits.
Ceux qui ont résisté, à l'instar de Greenpeace,
Depuis longtemps ont vu le bord du précipice,
Et, prenant de la force, impulsent des actions,
Dont la portée fait naître la stupéfaction.

Les voix de journalistes ; oh ! un tout petit nombre !
Qui prennent le risque de demeurer dans l'ombre,
Mais ils font leur métier, fouillant sans complaisance,
Démythifiant la « Mystique de la croissance »,
Entretenant l'espoir qu'enfin « Tout peut changer »,
Pour peu que les humains, unis face au danger,
Prennent le grand virage qui peut changer leur sort,
Au prix d'un abandon : détendre le ressort
D'une économie devenue incontrôlable,
Renoncer à un train de vie invraisemblable,
Et penser autrement. Patiemment, ils enquêtent,
Accumulent les faits, les idées, les requêtes,
Compilés en essais, articles, reportages.
Ils font que peu à peu la rumeur se propage.

Et par-dessus cela, la clameur des victimes,
Effets collatéraux de fins illégitimes.
Toujours en anoxie, l'industrie du pétrole
Étend ses débouchés, sans tenue ni contrôle.
Sables bitumineux ou pétroles de schiste,
Extractions sauvages, sondages anarchistes,
Forages abyssaux, forages en arctique,
Extrativisme extrême, et pour seule tactique :
Toujours plus de profits, réduction des dépenses,
L'argument de l'emploi en guise de dispense.
À cette insanité il y a un corollaire :
Incidents, accidents, désastres planétaires,
Explosions de trains, eau qui brûle, marées noires,
Cours d'eau Kalamazoo changé en dépotoir…
À ces joyeux lurons se joignent des compères :
L'industrie chimique, les lobbies nucléaires,
Amiante, A.Z.F., P.C.B., Mox, dioxine,
Scandales sanitaires, coulées d'alumine,
Fukushima, Tchernobyl, et demain ? Marcoule ?

Mais il faut nous méfier de ce qui en découle :
Le lot des victimes ne cesse de s'étendre ;
Alors elles se rebellent et veulent se défendre.
Alors que la Terre devient un vrai gruyère
Un contre-mouvement lentement se fédère.
Il s'agissait d'abord d'actions isolées,
Endroits lointains et peuples marginalisés.
Nez-Percés, Ijaw, Elsipogtog, Ogonis,
Passamaquoddys, Iñupiat, Inuits, Lummis,
Skouries et Pungesti, Nauru et Balcombe,
Qui donc connaît ces noms, qui connaît l'hécatombe,
Qu'ils ont dû affronter dans une haute lutte ?
Certains nomment un peuple vivant dans des cahutes,
D'autres nomment des lieux et leur écosystème.
Mais dans chacun des cas, les buts étaient les mêmes :
Préserver l'eau saine et préserver la nature,
Préserver l'habitat, préserver les cultures,
Préserver les enfants, adultes et vieillards,
Contre l'insanité des chasseurs de dollars,
Des enfants de Cortés, du rêve de Midas !
Ceux qui se sont battus, comme Léonidas,
Vainqueur aux Thermopyles, ont obtenu victoire
Sans doute temporaire. Qu'importe ! L'espoir
Qu'ils ont fait naître crée une émulation,
Et pour le monde entier c'est la révélation :
David contre Goliath gagne, finalement.
La fronde frappe au front les grands, légalement.

Tous ceux qui ont compris l'enjeu pour la planète
Trouvent des stratégies, inventent des concepts.
Les gardiens du passé guident leur avenir.
On voit d'anciens savoirs peu à peu revenir
Mêlés à la technique, harmonieusement,
Éclairant les possibles, insidieusement.
Un million de révolutions tranquilles
Se déploient, sur terre, les îles ou presqu'îles ;
Des idées insensées tout en étant profondes
S'échangent, se propagent à l'échelle du monde.
La mondialisation, cause de tant de maux,
Connecte les Dadjo avec les Esquimaux,
Et chacun peut parler des choses qui l'atterrent.
Terre est une femme, les femmes sont la Terre :
Ce qui prive le sol de sa fertilité
A aussi un impact sur la natalité.
Il n'y a pas entre elles de dichotomie.
Quand la Terre subit une hystérectomie,
La survie des humains, leur reproduction,
Est aussi menacée. Et cette déduction,
Le souhait d'en finir avec la pollution,
Fait enfler la colère et la révolution.

Cette vague qui enfle, elle est notre ennemie ;
Aujourd'hui clapotis. Et demain ? Tsunami ?


Acte IV : La répression

(Arishem)
— Ce que tu dis m'ennuie. Cela peut les sauver.
Si l'humanité prend ce virage mauvais,
De notre Armageddon nous pouvons faire le deuil.

(Thanos)
— Le sort de l'être humain se joue entre deux seuils :
L'un qui détermine l'enchaînement fatal
Où le climat s'emballe et devient létal
Conduisant à la fin de l'Homme et de l'anthropocène.
L'autre, où les humains fatigués par l'obscène
Bacchanale des grands et leurs fausses réformes
S'éloignent du conforme et puis du non conforme,
Refusent de souscrire au sort inéluctable,
Assument leur destin et retournent la table.
Ces deux seuils décident deux bouleversements.
Le premier est certain, une question de temps ;
Le second, contingent, peut mettre très longtemps,
Ne jamais voir le jour, ou s'embraser demain.

Pour que l'humanité n'ait pas de lendemain,
Il nous faut retarder ce qui est incertain
Tout en facilitant la venue du certain.
Il suffit de pousser dans le sens de la pente
Et faire accélérer la horde galopante
Vers le gouffre sans fond où elle veut s'abîmer.
Les leviers sont multiples, faciles à animer.

Prioritairement, le levier du déni.
Ces assemblées éparses qui forment des nids
De contestation et de pressante alarme,
Il ne faut pas qu'elles se fédèrent. Là, l'arme
Est déjà fourbie : c'est la communication.
Il suffit de contrer leurs revendications
Par des rapports d'experts, des avis entendus
De politiciens, scientifiques, vendus ;
Les marginaliser, laisser planer le doute
Sur leurs affirmations et que chacun redoute
Le monde qu'elles proposent : un lendemain où gît
Le si précieux confort :

(Le Chœur sur un ton pressant et accusatoire)
aaaaaaaaaaaaaaaaaaa« Retour à la bougie,
À la tuberculose, à l'âge de la pierre,
Si nous condamnons les centrales nucléaires. »

(Thanos)
— Il est très aisé de nourrir le scepticisme ;
Ces idées salvatrices, frapper d'ostracisme.
Dans une économie mondialisée, ouverte,
Rien n'est moins évident que la transition verte.

(Le Chœur cynique, sûr de lui, condescendant)
« Énergies verdoyantes ? Photovoltaïque ?
Biomasse ? Hydraulique ? Éolien ? Géothermique ?
Mais il faut s'adapter aux rythmes naturels,
Ceux-ci sont fréquemment anticonjoncturels.
Souvent, quand il fait froid, il ne fait pas soleil :
Votre chauffage "vert" se met donc en sommeil…
Vous voudriez construire un réseau résilient
Diversifié, décentralisé, conciliant
Toutes ces énergies pour pallier ce défaut ?
L'idée est séduisante mais le calcul est faux.
Comment trouver les fonds pour ce vaste projet
Quand dans le même temps vous voulez abroger
Les énergies carbone qui rapportent des taxes,
Qui de la société constituent le névraxe ?
De fait, combien d'emplois allez-vous supprimer ?
De combien la croissance sera-t-elle déprimée ?
La crise de la dette empêche d'investir.
Si beaux que soient vos rêves on ne peut travestir
Cette réalité. Par ailleurs, le problème est mondial.
Pour baisser le carbone il est donc primordial
Que chacun contribue à l'effort collectif.
Un processus inéquitable, sélectif.
Que feront les pays en développement ?
Il y a clairement là un point d'achoppement.
Comment sans transition développer les bonnes
Énergies, propres, en brûlant moins de carbone ?
Quoi ? Alléger leur dette, leur donner les brevets ?
Mais c'est de l'utopie, mon ami, vous rêvez !
Les pays développés doivent payer leur dette
Historique, climatique ? Pourquoi pas une quête ? »

(Thanos)
— Vous voyez, c'est facile. On peut, à l'infini,
Empiler les critiques, les embrouillaminis.
Puisque résident là, dans ces idées fragiles,
Les seules solutions pour sortir du péril,
Il faut trouver les mots les ridiculisant,
Les laisser s'exprimer en les neutralisant.
Pour achever cela nous avons des alliés,
Certains sont raisonnables, d'autres sont fous à lier
Tel ce parti politique, amateur de thé,
Qu'aucune inhibition ne saurait arrêter.
Le maillon stratégique de cette tactique,
Notre second levier, c'est bien le politique !
Les ressorts qui l'animent sont très déterminables ;
Son pouvoir de nuisance est inimaginable.
Car il est plus qu'un homme, c'est un assentiment :
Une ville ou un peuple, avec leurs sentiments,
Leurs espoirs, leurs problèmes, acceptent de remettre
En partie leur destin entre les mains d'un maître,
D'un chef, d'un roi, d'un président, d'un député.
Cet homme ou cette femme est alors réputé
Représenter les vœux de cette multitude ;
A le pouvoir d'agir en leur nom, l'aptitude
D'engager un pays dans une direction
En suivant des avis, ou bien ses convictions.
Mais c'est aussi un Homme, il a des émotions,
Celles-ci affleurent à travers ses motions.
Il est manipulable : les lobbies ou affaires,
Les pots-de-vin, les offrandes, les partenaires ;
Autant d'expédients aidant à dériver
Les voix d'un peuple vers des intérêts privés.
Vous avez là l'assise du libéralisme.

Mais les politiciens font preuve de tropisme,
Tournent avec le vent. Pour l'instant la plupart
N'ont qu'une chose en tête : éviter le départ,
Être réélu et conserver le pouvoir.
Mais il n'est pas exclu que, par sens du devoir,
Par un afflux de lucidité, de morale,
Ils se détournent de la ligne électorale,
Comprennent le danger, franchissent la barrière,
Optant pour le climat, au prix de leur carrière.
Il nous faut éviter un tel retournement,
Qui pourrait déclencher le grand chambardement.

Pour cela, un troisième levier : diversion !
Il faut par tous les biais détourner l'attention.
Sujets légers : sport, vie des stars, les faits divers,
Sujets sérieux : chômage, terrorisme, guerres ;
Les lamentations et la désespérance,
La danse de la pluie pour avoir la croissance.
Cerise sur gâteau, il faudrait reproduire
La crise économique et en cela induire
Le sentiment d'urgence, pur affolement :
Sauvetage des banques, irrationnellement,
Une orgie de milliards donnés au détriment
De tout ce qui reste et de l'environnement.

La crise est endémique, elle revient sans soutien.
C'est là un processus qui s'auto-entretient.
Il est donc inutile en cela qu'on s'échine :
Hier, c'étaient les subprimes, aujourd'hui c'est la Chine.
Si le pouvoir en place est prêt à basculer
Vers le changement vert, pour le faire reculer
La crise économique est le moyen idoine.
La terreur qu'elle suscite proprement dédouane
Les tenants du pouvoir de leurs engagements
Antérieurs à agir pour l'environnement.
La pression populaire pour garder l'emploi ;
Sauver l'économie ; empêcher que ne ploient
Les banques casinos qui détiennent les fonds
Des gens – c'est la conséquence de choix qui ont
De crise économique amplifié l'impact
Grâce à l'invalidation des Glass-Steagall Act –,
Maintenir la croissance, l'empêcher de fléchir ;
Ces pernicieux effets forcent à infléchir
L'action des dirigeants pour sauver « le système ».
Et l'énergie verte ne reste pas le thème
À la mode. On discute plutôt conjoncture,
Avenir inquiétant et chacun conjecture.
Alors qu'ils s'éparpillent autour de ces sujets,
Confortés dans leur voie par tous leurs préjugés,
Ils ne font pas les choix qui pourraient les sauver.
Pendant que sur un point leur regard est rivé
Approche doucement l'échéance critique.

Ce n'est pas seulement la question climatique.
Un ensemble de forces mues par des mécaniques,
Historiques, sociologiques, physiques,
Se concentrent à présent en un point focal.
Et bientôt les génies sortiront du bocal,
Ou de la boîte de Pandore. Maux en « tion » :
Paupérisation et marginalisation,
Radicalisation et sécurisation ;
Inondations, émigrations, pénétration
D'émigrants qui n'ont rien à perdre ; maux en « isme » :
Le racisme, fanatisme, terrorisme,
Et jusqu'au-boutisme. Voilà des maux en « tique » ;
Nous avons bien sûr : calamités climatiques,
Mais aussi : conflits pour le pétrole en Arctique.
C'est bien sûr un tableau très apocalyptique,
Qui paraît impossible, irréaliste en somme.
Mais est-il un défi que ne relève l'Homme ?


Acte V : Dénouement

(Arishem)
— Mais c'est précisément ce point-là qui m'ennuie !!!
Il peut un impossible : il s'arrache à la nuit ;
Pour sauver ses enfants sort de l'infantilisme,
Pour sauver la Terre sort du capitalisme
Débridé, inhumain, destructeur, libéral,
Sans croire au vœu pieux qu'il devienne moral.

Pourtant, je dois bien l'avouer, cela m'intrigue
D'être le témoin du dénouement de l'intrigue.
Après tout, tu m'en as convaincu, son histoire
S'en va seule à un terme très peu aléatoire.
Bien que je sois tenté de hâter l'échéance
Je voudrais prolonger jusqu'au bout l'expérience
Qui va se terminer dans un proche avenir.
Mais en témoin passif, et sans intervenir.

Voici ma décision : laissons passer cent ans.
Nous n'interviendrons pas, même si c'est tentant.
L'homme aura bien du mal à se tirer d'affaire,
Il a déjà pavé la route vers l'enfer.
Après cette échéance, s'il est trop raisonnable
Il y a suffisamment de leviers actionnables
Pour le faire plonger et le perdre âme et corps.
Oui, le ver est dans ses gènes.


(Thanos)
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa— Je suis d'accord.
Attendons patiemment.

(Le Chœur)
aaaaaaaaaaaaaaaaaa« Rendez-vous dans cent ans
À la fin d'un monde… si l'Homme est consentant. »


 
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   Vincendix   
29/11/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Évidemment, dans ce cas, l’anonymat est impossible, nous savons qui est l’auteur de ce texte.

Après une première partie époustouflante tant par sa longueur que par son contenu, la seconde est de la même veine et sa lecture n’est pas rébarbative, chaque vers est à sa place, les quelques" longueurs" sont utiles pour un développement optimum du sujet.

C’est un réquisitoire contre le capital-pollueur dont la devise est un plagiat : Après nous le déluge ! Seulement le déluge s’est déjà produit en certains endroits et, dans beaucoup d’autres, il agit lentement mais surement. Et puis comme vous l’écrivez si justement, aujourd’hui clapotis, demain tsunami !

La terre a cent ans de sursis, ce n’est pas rassurant pour nos descendants, espérons que des mesures efficaces seront rapidement prises pour éviter un cataclysme, les « grands chefs » doivent se mettre d’accord et ne plus agir en suivant les ordres des lobbys-pollueurs.

A nouveau je salue la performance et félicite l’auteur.

Avez-vous en projet de mettre cette pièce en scène et de la faire jouer ?

   Anonyme   
7/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

Suite et fin, donc, de ce véritable "pandaemonium"...

J'aime tout de ce poème, de ce tour de force aussi incroyable qu'improbable... que dis-je, si probable finalement...

La fin est sublime : l'humanité en sursis. "Rendez vous dans cent ans", et si l'Homme est consentant, nous n'aurons rien à faire, ce sera la fin d'un monde.

Mille bravo,

Wall-E

   Anonyme   
18/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Votre pièce est majestueuse.
J'adorerais l'entendre, mise en scène dans un théâtre.
Olala...moi, je me lève et j'applaudis !!!
Un rappel ?
Même trois, si vous voulez.
Je vous relirai et je vais inviter des amis à vous lire.
Bravo.

   Anonyme   
19/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour GilbertGossyen... Comme les pour les actes I et II vous avez accompli un travail de Titan que je verrais bien déclamer sur scène... Peut-être un peu long à la lecture, je crois que ce dialogue est parfaitement adaptable au théâtre...
Le thème est tout à fait d'actualité et il y a là matière à méditer.
Félicitations pour cette suite qui ne manque pas de souffle !

Ps Cette fois encore je vais faire un tirage papier car l'ensemble est à conserver... précieusement !

   Anonyme   
20/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour GilbertGossyen,

La lecture sur écran de longs textes n'est pas chose aisée et les imprimer, pas vraiment bon pour la planète, ni pour mes finances.
La poésie contemporaine n'est pas vraiment non plus celle que je préfère.
Voici pour le préambule très égoïste...
Mais
Depuis la présentation des premières scènes et avec cette nouvelle publication, je dois dire qu'ayant lu les premiers vers, j'ai de suite eu envie de tout lire, de connaître comment un auteur du XXIè siècle abordait le théâtre poétique et classique (dans sa forme).
Alors, Bravo ! On voudrait voir monter cette pièce dans un théâtre, venir entendre les grandes tirades d'acteurs au noms résolument antiques et au discours tellement moderne voire futuriste.
J'avoue que les sigles et termes techniques sont, dans cette 2ème partie, un peu trop nombreux à mon goût ou trop mis en avant. (Plus présents ou voyants que dans la première partie).
Cependant le tour d'horizon du monde est édifiant et ne boudons surtout pas notre plaisir de vous lire, sachant pertinemment qu'il ne nous reste peut-être pas même cent ans pour le faire ...

(Je serai curieuse de savoir quel laps de temps vous a pris cette œuvre)

   Ramana   
22/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai mis moins de cent ans pour tout lire. Je crois que beaucoup de choses véridiques sont énoncées sur ce qu'est notre communauté planétaire. Pour ma part, je suis même encore plus "complotiste" que vous-même, la plus haute sainteté ayant nécessairement son aspect diamétralement opposé, lui-même incarné par certains individus pas toujours médiatisés bien que fort influents.
Ceci dit, je ne me crois pas beaucoup plus vertueux que l'ensemble de mes "loca-terre", ne sachant pas vraiment de quoi je suis fait moi-même , ni quelles seraient mes réactions dans la position des uns et des autres. Disons que ma vie simple et modeste m'évite les plus grands excès.
Aussi, je vois que vous décrivez avec acuité la marche du monde, sans pour autant mépriser sévèrement nos semblables impliqués négativement dans cette marche, ce qui témoigne de votre sagesse, d'autant qu'ils peuvent toujours "se détourner".
Et puis tous comptes faits, si vous me permettez 30 secondes de philosophie, le bien ne peut exister sans le mal, alors si nous voulons échapper à tout ceci, il nous faut trouver en nous-même un état qui résout cette apparente opposition (en bref, soyons zen).
Bravo pour ces mètres linéaires qui ne font pas mal aux pieds.


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