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| Polza
22/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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J’ai beaucoup aimé l’exergue et le poème.
J’ai également apprécié la forme originale, peut-être inventée ou peut-être déjà existante, je n’en sais rien et j’ai la flemme de chercher dans mes bouquins ! Moi, dès qu’il s’agit d’amour impossible ou d’amour compliqué, le Don Quichotte que je suis accourt de récréation ! Le vocabulaire marin renforce l’exergue et sa comparaison entre les regrets de l’amour et la mémoire des navires disparus, c’est bien vu… « Au large, lentement, s’en vont les jours anciens, Comme un chant qui s’attarde aux cœurs orphelins ; Passe, passe la barque aux désirs sans détour. » Vous avez choisi la catégorie contemporaine, mais le poème est plutôt basé sur une lecture en alexandrins (« Aux sombres houles du soir je livre mes tourments ; » je n’ai volontairement pas insisté sur le E de « houles » afin d’avoir 12 pieds par exemple. Une petite virgule après « du soir » ne m’aurait pas gêné, bien au contraire), j’aurais donc bien aimé lire, question rythme, pour avoir 12 pieds au lieu de 11 : « Au large, lentement, s’en vont les jours anciens, Comme un chant qui s’attarde à ces cœurs orphelins ; (ou à des cœurs orphelins) Passe, passe la barque aux désirs sans détour. » À part ce microdétail, j’ai vraiment beaucoup apprécié votre poème… |
| Passant75
22/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Le premier vers du second quatrain, qui donne son nom au titre, crée une image paradoxalement charnelle et en même temps immatérielle, la nuit n’est plus simplement un décor, elle devient une présence qui respire et conserve la trace d’un ancien amour.
J’ai particulièrement apprécié les deux tercets dont les deux premiers vers sont identiques, mais dont les troisièmes vers respectifs jouent avec des sonorités semblables pour traduire l’usure des sentiments et l’éloignement des souvenirs. Bien que les autres images soient plus classiques, j’ai trouvé ce poème harmonieux et touchant, porté par une belle musicalité et une image centrale qui lui confère une certaine originalité. |
| Ornicar
26/6/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Pas mal cette "haleine des nuits".
L'exergue annonce le thème et la tonalité du poème, une tonalité mélancolique empreinte de regrets que j'ai appréciée. Que ce soit en amour ou sur les mers, que de navires qui se sont lancés ont fini naufragés. Le parallèle, des plus classiques, est assez discret. Il est surtout présent dans la première strophe. J'ai également aimé le système d'échos et variations introduit par les tercets, semblable aux mouvements du ressac. De bien belles images émaillent ce poème comme le vers 1 ("Assis le long des jours sous le reflux du temps") ou le 3 ("De promesses de sable aux serments enfouis") pour dire leur fragilité et leur vacuité. Enfin, il m'a semblé que certains choix lexicaux et certaines tournures entraient en résonnance avec un certain "Pont Mirabeau". Par exemple ce vers : "Passe, passe la barque aux désirs sans détour", assez proche de "passent les jours et passent les semaines". Ou encore celui-ci : "Lasses, lasses s'en vont les ferveurs de l’amour" proche également dans son inspiration et son constat de "L'amour s'en va comme cette eau courante". En somme, j'ai sous les yeux un poème intéressant, expressif, avec de la matière. Il me semble cependant que l'écriture de certains vers aurait pu être encore plus "aboutie" car à côté des alexandrins, on trouve des vers de 11 ou 13 pieds. Rien ne l'interdit en contemporain. Mais pourquoi se priver d'un supplément de liquidité, de fluidité quand la chose est possible ? Sauf s'il s'agit d'un choix délibéré de la part de l'auteur(e), je me permets de glisser quelques suggestions toutes personnelles, qui n'engagent que moi et ne modifieront en rien le sens de son texte. - vers 2 ("Aux sombres houles du soir je livre mes tourments") - 13 pieds => "A la houle du soir je livre mes tourments". Il me semble en outre que c'est plus léger à l'écoute. - vers 4 ("Que reste-t-il de nous quand l’espoir s’enfuit ?") - 11 pieds => "Que rete-t-il de nous lorsque l'espoir s'enfuit ?" - vers 6 et 13 ("Comme un chant qui s'attarde aux cœurs orphelins") - 11 pieds => "Comme un chant qui s'attarde en nos cœurs orphelins" Reste le vers 11 ("Que restera-t-il de nous quand tout sera perdu ?) qui fait aussi 13 pieds. Là, je n'ai pas de solution prête à l'emploi mais je m'interroge sur la nécessité de ce futur quand tout le texte est au présent. Il rompt à mon sens le rythme de lecture. Mais, je le répète, toutes ces questions sont vraiment des points de détail qui comptent au moment de porter une appréciation mais sont secondaires quand l'essentiel est là et que la petite musique de la poésie est perceptible. Ornicar |
| LeChevalier
27/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Le poème est construit sur la métaphore du temps comme un océan. Rien de plus naturel : l'eau coule, le temps aussi, Lamartine en a parlé dans un poème célèbre, Apollinaire aussi, dans « Le Pont Mirabeau ». Ici, on nous parle de naufrages, le ton est assez pessimiste, il y a des regrets, des coeus orphelins... Les corps s'unissent mais cela n'a pas l'air d'atteindre les âmes, quelque chose ne fonctionne pas comme il aurait fallu.
C'est bien écrit, de vraies phrases, de vrais vers. Certes, l'écriture ne correspond pas au « classique » onirien, du coup le texte est proposé en contemporain, mais, entre nous soit dit, rien n'est laissé au hasard dans la forme de ce poème : rimes masculines exclusivement, deux quatrains et deux tercets, pour évoquer le génie tutélaire du sonnet... C'est en réalité d'un auteur expérimenté et compétant (bien qu'il se permette des quatrains en aabb). Dommage que le je n'ait pas eu plus de succès en amour ! |
| Cyrill
27/6/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Le regret fait des vagues, à la manière de cette alternance de quatrains et tercets, un choix judicieux il me semble au regard de la métaphore marine qui court le long des vers. Les reprises avec variations donnent au poème des allures de complainte et de ressassement. Je verrais bien ce texte présenté en chanson, sa métrique est suffisamment régulière à voix haute.
J’ai bien aimé cette tonalité désenchantée, qui m’évoque la chanson de Moustaki : Il est trop tard ( Passe, passe le temps, il n’y en a plus pour très longtemps ). Mais je trouve qu’elle est servie par une syntaxe parfois alambiquée : « De promesses de sable aux serments enfouis » « Comme un chant qui s'attarde aux cœurs orphelins » dans ces deux vers, le aux ne me semble pas approprié. ‘en serments…’, ‘dans les cœurs…’ me sembleraient plus juste. Mais je ne vais pas refaire le poème à ma convenance, vous êtes l’auteur et avez probablement des raisons tout à fait pertinentes pour avoir fait ces choix. Merci pour la lecture. |
| Provencao
4/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour GLOEL,
J'ai bien aimé cette haleine des nuits au chant du regret, avec cette vibration contrefactuelle, qui nous offre l'accès à ces sombres houles qui bercent dans l'illusion . Ces promesses de sable auraient pu se présenter sur une autre berge du temps... Si et seulement si...cette haleine des nuits avait été différente. Au plaisir de vous lire, Cordialement |




