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Poésie libre
godetia : Cauchemar
 Publié le 04/04/15  -  8 commentaires  -  1323 caractères  -  243 lectures    Autres textes du même auteur

Nous étouffons le meilleur de nous-mêmes.
Bientôt, ce qui était la lumière de nos rêves devient le monstre de nos cauchemars.
Ce sont les choses non réalisées, les possibles non vécus.


Cauchemar



Bien plus que l'espace, c'est le temps que j'arpente.

Souverain esthétique, prédateur impérieux,
Délicieusement libre,
Tels un aigle, une flèche, un regard, une étoile,
Je perçois les élans et les heurts de vos nuits.

Dans les parfums cuivrés et dans l'ombre des fleurs,
Je tisse le velours
Noir des peurs et des pleurs.

Récoltant sur vos fronts
Un sel fiévreux d'effroi,
Je dessèche les rêves,
En funèbres obsessions.

Dans ce monde visqueux,
Éphémère et troublé,
J'amalgame vos craintes
En un pâton de doutes
Et insuffle un levain
En son sein délicat,
Le regarde lever,
Enfler et prendre corps.

Enfin, je le recouvre
De ma verte rancœur
Fécondant de mon souffle
L'épouvante naissante
Pour contempler fébrile
Les viles contorsions
Qui gonflent et qui étirent
Vos corps pâles d'enfants.

Je procède à mon art
Et brise vos raisons,
Amenant vos esprits
Au bord du précipice ;
Un souffle alors suffit
À vous faire basculer
Dans le vide troublé
De ma réalité.

Et là, se coagulent
Vos sordides angoisses
Reliant un instant,
Au vertige, l'abîme,
Et aux rêves, vos destins.


 
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   Robot   
17/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les "octo" donnent au texte un rythme rapide qui convient bien à ce sentiment angoissant des images accélérées qui peuplent les cauchemars. Le temps arpenté entraîne, bouscule, essouffle et convulse et conduit au bord du gouffre. Un texte dynamique.

   myndie   
18/3/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Ce poème navigue entre le bon et le moins bon, entre l’original et les poncifs, l’imagé et l’insipide.
Malgré un départ prometteur (j’ai bien aimé notamment
« je tisse le velours
noir des peurs et des pleurs »
« Récoltant sur vos fronts
un sel fiévreux d’effroi »),
les strophes suivantes semblent un assemblage de lieux-communs.
Les derniers vers sauvent la mise en apportant un peu plus de personnalité mais cela ne suffit pas à atténuer l’impression que ce poème manque de souffle et d’émotion.
Il est perfectible toutefois.

   Anonyme   
21/3/2015
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Non, non et non, vous ne procédez à rien, vous ne brisez pas nos raisons, vous n'êtes pas souverain.

Il manque la suggestion, le "défaut" dû au ressenti, le suggéré...

   LeopoldPartisan   
25/3/2015
 a aimé ce texte 
Pas
le titre devrait pour être vraiment percutant: "je veux être votre pire cauchemar". Pour l'ensemble je dirais personnellement que c'est pour le moins tiède. A chacun ses peurs, ses angoisses...

L'auteur énumère ce qui peut être l'effraie, mais ce n'est qu'une liste de ce qu'il a dans son catalogue : personnellement pour me faire peur j'aimerais savoir par exemple, comme il va s'y prendre pour que son art brise ma raison au point d'amener mon esprit au bord du précipice ??? Comment va-t-il coaguler mes sordides angoisses pour les relier un instant au vertige de l'abîme... Des mots que tout cela...

désolé, je n'y crois pas une seconde et c'est bien dommage...

   Agueev   
4/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est une thème qui me plait. Les émotions sont bien décrites et reflètent les angoisses du cauchemar que l'on vit même parfois éveillé...
Le rythme est rapide comme le souffle de l'effroi et certains vers sont très jolis comme :
"Dans les parfums cuivrés et dans l'ombre des fleurs,
Je tisse le velours",
"Dans ce monde visqueux,
Éphémère et troublé,
J'amalgame vos craintes
En un pâton de doutes",
"Et là, se coagulent
Vos sordides angoisses
Reliant un instant,
Au vertige, l'abîme,
Et aux rêves, vos destins"

Un poème noir qui change enfin des thèmes récurant sur la mer, les SDF et autres poncifs du "Vivre ensemble".

   Anonyme   
4/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel cauchemar !

Des images angoissantes qui se coagulent, brisant notre raison à nous faire basculer dans l'irréalité.
Angoisse constante et omniprésente déformant notre rêve jusqu'à l'ultime vertige, nous plongeant corps et âme dans l'immense précipice du temps.

Très bien décrit, pour ma part.

   Melusine   
4/4/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Godetia,

C'est avec délectation que l'on se laisse prendre dans les tourments de ce cauchemar là. Je trouve l'ensemble bien construit et maîtrisé.

J'ai beaucoup aimé :

"un souffle alors suffit
à vous faire basculer
dans le vide troublé
de ma réalité"

un peu moins cela :

"tels un aigle, une flèche, un regard, une étoile
je perçois les élans et les heurts de vos nuits"

   Anonyme   
6/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Ce commentaire est inutile car je trouve tout ce poème tout simplement parfait. Gros coup de cœur.


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