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Poésie libre
Gonzai : La carte postale
 Publié le 21/05/12  -  19 commentaires  -  776 caractères  -  279 lectures    Autres textes du même auteur

Que représente vraiment cet emblème du lointain ?


La carte postale



J’ai vu hier que tu m’avais écrit
Sur – comme d’habitude – une carte postale
Tu n’envoies que ça
Comme si continuellement tu étais en vacances

Il y a plus de silence que de mots là-dessus

Tu – comme toujours – m’écris sur des cartes
C’est pour limiter l’espace
De ta propre parole
Et ça je le sais
Mieux : c’est pour comprendre la place que tu m’accordes
D’avance le nombre de mots est compté
Et ce qui déborde, ce qui aurait pu déborder
Tu ne le dis pas, tant pis, ça tombe
Dans l’oubli
Tu ne le retiens pas

On ne se voit pas.

Lorsque tu dors, lorsque tu danses, et quand tu aimes
Je n’en sais rien
Tu m’écris sur des cartes
Car tu vis
Moi j’attends.


 
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   Anonyme   
30/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai apprécié ce texte simple mais complexe.

Au rayon des choses que je n'aime pas il y a un découpage parfois bizarre du texte:

"J’ai vu hier que tu m’avais écrit
Sur - comme d’habitude - une carte postale"

ici par exemple, la lecture devient forcée, donc peu agréable. Sur aurait été plus à sa place après écrit et donné ainsi de la fluidité à l'ensemble.

Autre chose qui est franchement désagréable: les mots entre tirets. Ca gâche complètement la lecture en donnant de la même façon qu'avant un aspect forcé, obligatoire à l'ensemble.
Et puis ce qui est dit entre tiret me semble totalement dispensable.

Mais le reste dans sa simplicité est très beau. J'aime cette idée des cartes postales vecteur court d'une relation lointaine.

Un beau texte avec quelques défauts tout de même.

   Pascal31   
7/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème qui m'a ému, qui dit beaucoup de choses en peu de phrases : ce manque d'amour perçu sur des cartes postales, c'est bien vu.
Dommage, ce "comme d'habitude" et ce "comme toujours" qui brisent le rythme des premiers vers. Le prologue aussi m'a fait un peu craindre le pire (une carte postale, un emblème ?).
Mais dans son ensemble, j'ai été sensible au message, pudique et, surtout vers la fin, bouleversant.

   Anonyme   
7/5/2012
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Voici un texte où le sentiment poétique me semble cruellement absent. L'écriture est heurtée et la thématique choisie n'est pas assez approfondie.

   Anonyme   
8/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le poème n'est pas bien long, mais pourtant trop explicatif à mon goût ; j'aurais préféré une manière plus elliptique d'écrire cette remarque très juste à mon sens sur le peu de place accordé au destinataire, exprimé par le peu de place sur la carte. L'idée est simple et, je crois, gagnerait à être dite plus dans l'allusion.

J'aime beaucoup la dernière strophe.

   brabant   
21/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Gonzaï,


Ce que je constate c'est que le poème ci-dessus édicté pourrait tenir sur une... carte postale.

Cette histoire me semble l'histoire d'une relation qui hoquette avant de s'éteindre : "Tu m'avais écrit/Sur - ... - // Tu - ... - comme toujours"


Je me dis aussi que le destinataire n'a pas compris qu'une carte postale ne se lit pas au dos mais côté face. C'est là tout tout est dit, c'est là que l'on est intarissable, aussi-je lui conseillerais-je très confidentiellement de reprendre la liasse de cartes reçues pour en dérouler le film, il y a là pour des heures de lecture et... tout à apprendre !


J'ai bien aimé ce texte, sobre, pudique et foisonnant comme un... bonzaï.

Merci à Vous !

   Anonyme   
21/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Premier poème, premiers encouragements.
Homme ou femme? Je vais choisir sinon je ne m'en sortirai pas. Disons Femme, rapport au cliché qui dit que les hommes sont plus fainéants pour écrire.

Poésie? Qu'est-ce que c'est que la poésie?
Moi je trouve que votre texte mis bout à bout est une lettre que ma femme aurait pu m'écrire. Attention, ma femme écrit très bien, c'est pas ce que je veux dire, mais on parle jamais poésie à la maison.

De deux choses l'une : ou ce mutisme est sérieux et vous ronge la vie, et là je crains qu'il vous réponde sur un post-it, ou c'est une blague, un jeu que vous avez inventé dans votre imagination de poète, et là il faudrait penser à faire pétiller tout ça.
C'est du bon, mais un peu éventé, et puis pas servi dans la bonne flûte. Ça manque un peu de bulles. Et puis de bulles aussi.

Le thème est super, mais qu'est-ce que vous êtes sérieuse! Je vous lis comme un copain à qui vous viendriez demander conseil, pour savoir si vous avez bien fait de lui rentrer dedans. Alors, je vous dis "oui", mais au moins défoulez-vous. Remplacez tous ces aveux par des coups de boule. Remplacez vos gants de cérémonie par des gants de boxe. Enduisez-les de dérision, d'ironie, pourquoi pas de cynisme.

Ce qu'il faut, c'est que vos mots voyagent mieux que les siens. Et là vous êtes un peu restée à quai.

Par contre j'adore le rythme de votre poème. Je l'ai lu à ma femme. Ça lui a beaucoup plu, sauf que je m'en suis pris une bonne parce qu'elle était persuadée que j'avais une maîtresse.

Je vous encourage vraiment à continuer.

Cordialement
Ludi

   Arielle   
21/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien
"Il y a plus de silence que de mots là-dessus"
"D’avance le nombre de mots est compté"

J'aime beaucoup cette idée d'une relation qui se dénoue, très bien illustrée par l'envoi de cartes postales. Mais il me semble qu'il n'était pas nécessaire d'insister autant, qu'il aurait suffit une seule allusion à ces fameuses cartes.
Trop insister nuit parfois à l'émotion qu'on tente de faire partager, je crois.

   Anonyme   
21/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Cher Gonzai,

Voici un poème d'une simplicité éloquente : les mots employés, la tournure parlée de ce texte le rendent accessible au premier abord et lui confèrent sincérité et authenticité. Il ne faut pas s'y tromper, derrière ce vocabulaire sans fioriture, c'est un drame qui se joue.
" Quand l'un embrasse , l'autre tourne la joue..." J'y sens de la frustration, une vaine colère d'un côté, la volonté de se débarrasser d'une corvée en ménageant les apparences, de l'autre. C'est désespérant une relation qui vous échappe ainsi et vous livre à votre impuissance. Aussi quelle triste résignation au bout du compte :"Tu vis, moi j'attends..." quoi ? une autre carte ?
J'ai aimé la symbolique de l'espace restreint qui figure bien le prix que l'autre vous porte." Il y a plus de silence que de mots la-dessus" a beaucoup de force.
Amitiés

   Anonyme   
21/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Gonzai,

J'aime le début prometteur de ce poème, l'idée est jolie et l'écriture simple pour la transmettre en toute sincérité.

J'aime surtout:
"Il y a plus de silence que de mots là-dessus"

Mais à la fin le poème perd de sa force, je n'apprécie pas beaucoup les derniers vers.

Merci pour cette lecture.

Au plaisir de vous relire.

   Anonyme   
22/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime le parti pris d'un langage proche du familier pour ce sujet évoquant cette carte postale, ce lien à la fois, somme toute, moderne et populaire.

La mise en forme est intéressante aussi, comme ce "silence" isolé entre deux paragraphes, "on se ne soit pas" de même, évoquant la distance de corps et d'esprit de ces deux personnages.

   Pimpette   
22/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup...avoir trouvé une façon si originale, simple, vraie discrète pour dire quelque chose de caché subtil, d'assez douloureux, c'est la marque d'un raffinement peu commun!

je ne sais si c'est un poème mais c'est de la poésie sans hésiter!

Pimpette émue!

   Blacksad   
22/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime beaucoup l'idée de cette attente qu'on imagine vaine et douloureuse vue par le seul lien qui les raccroche : une minuscule carte postale. Moyen de correpsondance qu'on sait être particulièrement formel et bref.
J'aime la tonalité générale de ce texte.

Il y manque peut-être un peu de musicalité (les gens d'ici doivent dire de la prosodie) mais on sent que c'est volontaire.

Il ya aussi des choses uqi sotn à mon sens trop clairement dites. Je les aurais préférées esquissées "c'est pour comprendre la place que tu m'accordes" et puis surtout ce "on ne se voit pas" qui est pour moi totalement superflu et qui déséquilibre le texte. J'aurais préféré le comprendre et l'imaginer moi-même.

Je ne sais pas si j'ai été très clair mais en tout cas un grand bravo pour cette idée et ce traitement.

   funambule   
24/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Chacun dans sa vie, les évolutions de celle-ci ne voyons que depuis... elle. Le thème me semble (et oui déjà) désuet... mais il conserve tout son charme. Désuet mais tout de même avec sa part d'originalité! Poésie libre ou en prose, pour moi c'est un peu pareil et si je suis un "pratiquant" du structuré les plus belles lectures (poétiques) de ma carrière de lecteur restent en prose. J'en attends cependant plus que ce que j'aurais trouvé ici, être submergé, traversé. En dehors de la forme (et subjectivement ce que j'attends d'elle), le texte est très construit. Bon, c'est bien, simple et pas bête du tout, sans doute un peu fleur bleue mais j'aime que l'on ne s'embarrasse pas des diktats. J'entends la démarche de l'auteur ainsi que ce qu'il laisse deviner à travers la façon des mots.

   aldenor   
24/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le style est original. Et me semble plus travaillé qu’il ne parait, comme une gaucherie voulue. Résultat, beaucoup de naturel. J’hésite à relever des tournures qui m’ont paru douteuses, puisque justement il en résulte une forme poétique légère, drôle, fine.

   Fattorius   
28/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Chic. Le poème est sobre comme une carte postale où l'on va à l'essentiel, ce qui confirme le choix formel. Le propos est riche, par ailleurs - avec une résolution qui attend le dernier vers et, donc, accroche le lecteur.

Tout au long du poème, il y a par ailleurs tout un exercice de démystification du message de carte postale, à la fois contact important et véhicule de phrases vides car convenues; ce paradoxe est bien mis en avant.

Merci pour ces instants poétiques et voyageurs!

   David   
31/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Gonzai,

J'ai trouvé le poème intéressant, assez surprenant dans sa métaphore qui dirait simplement "c'est petit une carte postale", c'est pas vraiment tire-larmes j'ai trouvé, même plutôt provoquant, j'aime bien les suspensions des passages entre tirets du début, c'est une image assez lucide de muse qui me restera, et je me demande ce que représentait la photo du recto aussi, ça fait partie du message d'une carte postale, mais le non dit, c'est pas interdit.

   zenobi   
5/6/2012
Un très joli début. Un cinquième vers parfait.
Je me serais bien arrêté là (quitter à ajouter un "m'" au troisième).

   Anonyme   
23/8/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Tu m'écris sur des cartes...

Ah, que ce vers est superbe ! Absolument génial ! Et quel dommage que le poème ne commence pas par ces mots ! Alors que "j'ai vu hier " ajourne l'urgence, détache le présent.

Tout ce qui entoure ce vers, nous ramène à lui ! A la désespérance, à l'espoir, à l'attente. à ce lointain, à ce "tu" qui le rend si proche !

Superbe la suggestion née de "continuellement en vacances"

Aurait-il nécessité de prendre la forme d'une lettre ? Pour que les phrases soient attachées, pour que l'on sente le poids de la main, la dureté du doute et du silence, pour que les mots marquent encore plus la longueur de la plainte, la longueur de la souffrance, et que les éclats de bonheurs entrevus dans les jets d'encre de la carte finissent tout de même par se retrouver dans une histoire commune ? Je ne sais pas.

   Anonyme   
15/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je vais commencer par ce qui m'a déplu, ces mots placés entre-tirets créent une rupture du rythme, une cassure qui n'est pas nécessaire, "comme d'habitude, comme si, comme toujours", non pas besoin de cet artifice, ces mots-là sont suffisamment éloquents.

Cette phrase est touchante "Il y a plus de silence que de mots là-dessus".

C'est bien vu et bien exprimé :

" C’est pour limiter l’espace
De ta propre parole
Et ça je le sais
Mieux : c’est pour comprendre la place que tu m’accordes
D’avance le nombre de mots est compté
Et ce qui déborde, ce qui aurait pu déborder
Tu ne le dis pas, tant pis, ça tombe
Dans l’oubli
Tu ne le retiens pas "

J'ai vraiment pris un grand plaisir à lire et relire votre écrit, qui l'air de rien, nous livre une détresse immense, un abandon, quand l'un aime et l'autre pas. L'idée de "La carte postale", est très subtile.


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