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Poésie libre
Groscoco : Rêve d'octobre
 Publié le 27/12/19  -  9 commentaires  -  1047 caractères  -  185 lectures    Autres textes du même auteur

Voici mon premier texte que je soumets à la communauté Oniris.


Rêve d'octobre



Les courbes fleuries d’une nature décrépie
Bordant le chemin défoncé
Attirent les triangles lépidoptères
Intrus des formes glacées

Me suis-je couché ?
Si tant fané
Rêve de papillon de nuit
Butinant la dernière fleur de lune

Affaissé dans la couche de feuilles
Mortes de manque
D’être rejetées
Pour des motifs-couleurs

Changement dans les ombres
Les heures sont tombées
Introuvable reste le roi
Parmi ses sujets merisiers

C’est aussi l’asclépiade
Qui convoite le monarque
Volant sous le soleil d’octobre
Dans la friche cuivrée

Du plus haut plateau
À la plus basse coulée
Rien ne vient si tôt
Que la pointe du givre étoilé

Sous le chant du coyote
Régnant sur la nuit claire
Le corps du papillon-lune blessé
Sera retrouvé au matin

Au retour de mes rêveries
Me découvrant de ma draperie sylvestre
Je m’en retourne loup solitaire
Le chasseur chassé.


 
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   ANIMAL   
28/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il y a de très belles images dans ce poème, des moments oniriques et d'élégantes descriptions, comme par exemple :

"Sous le chant du coyote
Régnant sur la nuit claire
Le corps du papillon-lune blessé
Sera retrouvé au matin"

En revanche, d'autres passages sont assez difficiles à saisir. J'ai buté sur certains vers "Intrus des formes glacées" " Si tant fané" et, du coup, cela a rompu ce charme que l'auteur a su instiller.

Il y a un grand potentiel dans ce texte mais il gagnerait à être un peu plus accessible.

en EL

   BeL13ver   
1/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un très beau texte, plein de poésie.
J'apprécie l'atmosphère qui s'en dégage, le style délicat. Ce poème me semble être une nature morte, comme un tableau qui ressort à travers les mots. La description ne nous en dit pas beaucoup plus, puisque l'auteur confronte pour la première fois ses vers à la critique onirienne et que c'est tout ce que nous avons à nous mettre sous la dent, mais j'ai hâte d'en savoir un peu plus sur ce qu'il écrit.
Ce "Rêve d'octobre" me séduit par les images magnifiques qu'il dégage, le style alerte. Le rêve est comme mêlé à la réalité, plein de vie et de naturel.

   Anonyme   
3/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Je suis toujours curieuse de découvrir le "premier poème" proposé à Oniris.
J'aime assez le titre même si le mot "rêve" est plutôt convenu.
Le poème en lui-même colle au plus près de la nature, avec certains termes savants : lépidoptères, par exemple qui résonne bien pour moi et évite la répétition du mot papillon.
"l'ascléiade" que je ne connaissais pas du tout, merci pour la découverte, d'autant que cette plante semble l'enjeu d'une utilisation que j'espère écologique.
Ces éléments renforcent l'idée de respect de l'environnement qui anime le narrateur.

Deux bémols :
"Mortes de manque", le "de" ne me semble pas correct sur le plan syntaxique.
"Les heures ont tombées" , même impression pour le verbe avoir.

J'ai aimé :
"motifs-couleurs"
" la pointe du givre étoilé"
Le dernier paragraphe qui interroge sur ce "narrateur", est-il homme, est-il animal ?


Bienvenue sur Oniris, donc ! Ou bravo d'avoir osé franchir le pas de la proposition de texte.

Merci du partage.
Éclaircie

   Alfin   
27/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un premier envoi prometteur, merci pour cette belle composition.

J'aime (quoique surprenant à la première lecture) " À la plus basse coulée" forme que je n'ai jamais rencontré.

J'aime beaucoup : "Rien ne vient si tôt que la pointe du givre étoilé" car oui c'est l'ennemi n° 1 des papillons, la façon de l'amener est très élégante.

Il y a quelques faiblesses dans le texte, "motifs-couleurs" par exemple, mais aussi le "coyote" m'ont immédiatement sorti de la bulle dans laquelle je commençais à me lover. Cela provoque des différences de rythme préjudiciable à mon sens.
Est-ce volontaire pour bousculer le lecteur et laisser une impression plus forte ? Possible.
En tout état de cause très belle première expérience en votre compagnie et certainement au plaisir de vous lire

Alfin

   Provencao   
27/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"
Changement dans les ombres
Les heures sont tombées
Introuvable reste le roi
Parmi ses sujets merisiers"

J'ai beaucoup aimé ces vers où on le voit, parmi tous ces changements, en choisir un comme seul vrai, au détriment de ces heures, c’est se laisser prendre à une illusion de l'ombre, accessible ou non au moment réel.

Au plaisir de vous lire. Bravo pour ce premier écrit.
Cordialement

   papipoete   
27/12/2019
bonsoir Groscoco
une première parution qui séduira les amateurs de poésie/peinture abstraite ! Personnellement, je vois beaucoup de couleurs que vous étalez de la plume, mais je perds le nord dans votre façon très personnelle de narrer votre " rêve d'octobre " !
une poésie pour laquelle il faut avoir le coup de foudre, ne pas tourner autour d'un sens, d'une allusion et il se trouvera j'en suis sûr, des oniriens pour vous " savourer "!

   Vincente   
28/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai trouvé très agréablement poétique cette balade chasseresse de papillons. L'évocation aérienne dans le style, dans l'intention, dans l'inspiration, m'a laissé une impression jolie mais fugitive, ainsi j'ai eu du mal à saisir une intention seconde, un fond qui se serait "dissimulé" dans la narration bucolique. Le titre annonce un rêve d'octobre, au premier degré, d'accord, mais au second degré ?… Cette ombre qui accompagne le poème a l'attrait du mystère naturaliste et le regrettable de l'incertitude narrative. Cette ambiguïté dans les plans évoqués m'a un peu dérangé alors que le phrasé légèrement insolite, un peu surréaliste, m'a beaucoup plu ; comme par exemple ces première et dernière strophes très plaisantes et celle-ci que j'ai trouvé savoureuse :

" Changement dans les ombres
Les heures sont tombées
Introuvable reste le roi
Parmi ses sujets merisiers
"

De belles formulations s'égrainent tout au long du poème, mais ce final en "chasseur chassé" me laisse circonspect. Le chasseur de papillons serait-il chassé par son propre rêve provenant de son propre regard ?

   Donaldo75   
28/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Groscoco,

Je vais livrer mon impression de lecture de manière brute, sans trop l'habiller de circonvolutions stylistiques, d'arguments analytiques ou de commentaire composé de khâgneux en goguette. Le champ lexical est recherché, parfois à la limite des artifices mais j'ai beaucoup aimé l'ensemble justement par son côté surchargé. C'est un peu comme de la confiture de rhubarbe.

Bravo !

   Lulu   
29/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Groscoco,

J'ai bien aimé cette promenade poétique et la tonalité douce de ce texte, bien que j'ai été freinée par "lépidoptères" dès la première strophe du fait que je ne le connaissais pas. J'ai trouvé dommage de ne pas comprendre l'image d'emblée en dehors du recours forcé au dictionnaire à cet endroit. Ca coupe l'élan de la lecture et le mot lui-même m'a semblé peu poétique, ici, en tout cas, du fait de ses nombreuses syllabes qui cassent le rythme d'ensemble.

J'ai beaucoup aimé cette formule "Si tant fané"... La seconde strophe m'a paru, dans son ensemble, très belle.

J'ai eu aussi du mal avec "motifs-couleurs" ; le nom composé m'a paru artificiel, bien que je crois en avoir saisi l'intention, si toutefois il s'agissait d'évoquer les couleurs d'un papillon…

Très belle quatrième strophe dans l'atmosphère de ces nuances colorées, bien que j'ai eu le sentiment que de la première à cette strophe-ci, il m'avait manqué un fil d'images plus concrètes. Le "roi" m'a laissée de côté à la première lecture…

Autre mot savant, me semble-t-il, ou que je ne connaissais pas du tout, "l'asclépiade" qui dénote aussi, je trouve dans ce poème qui m'éloigne d'une approche par les sentiments. Pas d'émotions, donc, juste une impression d'un poème soigneusement composé, ce que je trouve beau en soi, mais qui ne parvient pas à m'emporter vraiment.

Pourtant, les éléments d'une promenade au coeur de la nature donne à voir ou à ressentir une certaine tranquillité que j'aime beaucoup ; ou, à défaut d'une certaine tranquillité, un vrai plaisir du locuteur qui porte un regard "sous le soleil d'octobre / Dans la friche cuivrée". Belles couleurs…

Cependant, j'ai beaucoup aimé cette forme discrète de rendre compte d'un regard et d'impressions. Le pronom "je" apparaît suffisamment tôt pour qu'on puisse le repérer, à la seconde strophe, et ne revient qu'à la dernière, comme si ces rêveries relevaient d'une bulle ayant sa propre atmosphère et que le retour vers le locuteur exprimait une réalité du présent dans une sorte de mise en abyme : le loup solitaire devient peut-être lui-même la proie de rêveries extérieures…

Bienvenue à vous, et bonne continuation.


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