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Poésie libre
Guillaume_des_C : Le yoyo du doute amoureux – Calligramme
 Publié le 11/11/19  -  7 commentaires  -  1551 caractères  -  141 lectures    Autres textes du même auteur

Confronté au doute amoureux, le poète, très vite, doute de lui-même. C'est en affrontant les dieux qu'il pense pouvoir sauver sa plume et retrouver sa dulcinée...


Le yoyo du doute amoureux – Calligramme



Abandonné aux turpitudes et réattendre la virtuelle confiance


Crucifié par l'incertitude qu'engendre la cruelle défiance


Je me tourne me retourne me cogne et m'éborgne


Je te cherche te recherche me perche ivrogne


Le vortex de l'apex les étoiles me cache


Et me réduit à grand coup de hache


À douter de tout ce que je suis


Enterrer tout ce que je fis


Renier blasphémer et


Crier et jeter et


Maudire et


Haïr et


...


et


Naître


Renaître


Renaître enfin


Et croire séraphin


Pouvoir balayer ce doute


Affronter l'ombre par la joute


Triompher de la sombre hésitation


Par la foi que le roi dans la divine onction


Que le roi de l'amour que je sus que je fus que


Tu... eus, dans le moi dans le toi dans le nous que


Les dieux dans les cieux jalousèrent et voulurent détruire


Le merveilleux adultère dans son auguste voilure... reproduire !



 
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   Provencao   
29/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce yoyo m'a fait sourire et m'a attristée également..

Ici dans cette expression que vous avez choisi libre, est sans aucun doute la raison du choix délibéré du vers: "Triompher de la sombre hésitation", lequel, a le grand privilège d'étiqueter aussi les doutes, les coups et la défiance...

"Le merveilleux adultère dans son auguste voilure... reproduire !"

J'aime ce vers qui me pose question, car, si "la foi" ne se délivrait qu'à la fin, elle risquerait d'être sous la modalité du presque nécessaire, de" cette auguste voilure ", et que l'on ne retrouve pas dans les hésitations de nos "yoyo"...

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Donaldo75   
30/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

J'ai fait l'effort de copier / coller ce texte dans Word puis de le centrer pour constater que le calligramme est effectivement réussi au niveau graphique; de plus, le texte, c'est-à-dire le poème, est au niveau de ce que je vois, avec une bonne utilisation de la forme graphique pour placer les mots dans un ordre cohérent et surtout une progression significative.

Je trouve ce ensemble remarquable, subtilement réalisé et très agréable à la lecture.

Bravo !

   Vincente   
11/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La proposition est très séduisante, le travail sûrement conséquent et le regard dévoile une ironie attentive avec une dose certaine d'humour et de sagesse, je parle là du recul de l'auteur.

J'ai trouvé que le choix très affirmé d'une construction en calligramme aurait pu produire un ensemble plus réussi. Je m'explique. Tout d'abord, je ne vois pas la pertinence de le signaler dans le titre, il est suffisamment apparent et signifiant pour que l'on n'ait pas besoin qu'on nous le montre ainsi grossièrement du doigt. Ensuite, le yoyo du titre (très sympathique d'ailleurs ce titre, sans "calligramme" !) que l'on visualise de suite dans le graphisme de l'écriture est réussi, la gradation décroissante dans la première partie où le sentiment et ses sensations s'étriquent jusqu'au resserrement maximal, puis de cette compression insupportable le pousse à "l'extrusion", une expulsion en fait, une sorte de naissance, avec l'extirpation douloureuse de la matrice amoureuse précédente. Et qui va croître à nouveau jusqu'à la prochaine reproduction, de l'état d'amour, de la recréation, de l'enfantement symbolique… etc…, tout cela est très intéressant et j'y ai pris le plaisir de la découverte et de sa bonne inspiration.

Mais, ce serait mon gros bémol, la scansion et l'expression semblent par trop guidées, je dirais presque "dominées" par la nécessité impérieuse de la forme requise. La lecture m'a paru hachée, les sept infinitifs qui débutent les premiers vers de la deuxième partie surajoutent à cette mauvaise sensation. La forme en yoyo qui fait aussi penser à celle d'un sablier n'en n'a pas la coulée fine. L'intérêt du calligramme est de participer visuellement, presque physiquement, à l'évocation, ici dans l'adéquation à l'intention, il est très bénéfique. Cependant ce "gain" offert au lecteur ne doit pas être "endommagé" par ses contraintes spécifiques ; comme en classique où la qualité formelle doit s'oublier à la lecture, pratiquement dans l'abnégation, au service de l'harmonie globale, ici "l'oubli" de la contrainte aurait dû être plus "maîtrisé". C'est donc un peu dommage, pour moi, au regard de la générosité et de la richesse de l'intention, que l'expression ne soit pas plus souple.

   Robot   
11/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je salue la patience nécessaire pour réaliser le calligramme qui ressemble aussi à un sablier, ce qui d'ailleurs me paraît presque mieux en accord avec le texte.
En tout cas, la composition du texte s'adapte bien, le récit s'inscrit dans l'image et son renversement .

   papipoete   
11/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonsoir Guillaumedesc
un dessin où l'image du méchant, peu à peu entraîne le héros dans les profondeurs de l'abîme, et phénix renaît tel un séraphin...
Ne serait-ce que pour dire bravo au calligraphiste, je vous ai lu en tombant et remontant le trait de votre plume-crayon, et dis chapeau bas, pour cet original yoyo, qui dut vous demander bien de l'application !

   grandin   
12/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Travail d'orfèvre. Le texte ne pouvant être de la même facture que le "sablier", vu la place impartie. Mais il se laisse découvrir.
J'imagine la complainte de l'homme trompé, qui se venge par adultère.

"Beaucoup" pour le calligramme "Bien" pour l’expression.

   hersen   
12/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce texte est naturellement un ensemble et tout participe à l'expression.

j'aime cette idée de yo-yo que j'assimile aussi au sablier : le temps qui passe nous offre ses bonds et ses rebonds.

Et tout s'éclaire, de ces bonds et rebonds, par le dernier vers.
Ce qui fait qu'immanquablement, on revient au début pour relire, sous une lumière nouvelle, et que l'on apprécie d'autant plus.

Un poème que l'on a envie de relire, c'est certainement un des meilleurs signes !


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