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Poésie libre
gujot : Sansevieria
 Publié le 23/05/16  -  12 commentaires  -  870 caractères  -  194 lectures    Autres textes du même auteur

Aucun animal n'a été maltraité pendant ce poème.


Sansevieria



J’ai tué ma belle-mère
Sa langue, en fait, apportée par l’ex
qui trônait dans ma cuisine depuis
oh depuis trop
avec ces longues insinuations verdâtres
ces bords acérés divisant mon intérieur
Elle tachait et bavait sur les armoires, le comptoir, le prélart et j’en passe
Cette langue sale et poussiéreuse
maintenant amoindrie, jaunie, flasque, éventée, desséchée, détonifiée, rouillée
je l’ai laissée mourir et donnée au chat
qui s’en repaît
s’en pourlèche les babines râpeusement comme au matin mon front vexé
y trouve du goût, lui, un goût de souvenir, amer peut-être
Et pour en finir une bonne fois pour toute
Pour vider mon intérieur de ces vestiges
De ces langues âpres et envahissantes
Il ne me reste plus maintenant
Qu’à laisser se convulser le chat
Laissé par l’ex


 
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   Anonyme   
23/5/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
Ah ce cliché de la méchante belle-mère ! Enfin, quelqu'un qui s'est permis de la trucider. C'est sûr que l'on doit penser qu'elle sera langue de vipère une fois qu'elle redevient une simple mère d'ex, avec tout ce fiel qui suinte de la fin d'une relation. Un bon gros cliché là encore, je pense.
Langue de belle-mère, langue de chat...
J'ai bien aimé l'incipit.
Sinon, à part les longues insinuations verdâtres...
A vous relire, peut-être.

   Ananas   
23/5/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Malgré un côté apoetique tant dans les sonorités que dans le choix des mots, j'ai apprécié ma lecture !

Merci pour le sourire matinal (on est sadiques parfois le matin) !

Bonne continuation, au plaisir !

   Ramana   
23/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Comme chantait Henry Salvador :
"Si tu veux savoir de quoi elle aura l'air,
Regarde sa mère, regarde sa mère."
Bon, ceci n'est pas toujours vrai ; moi par exemple, j'ai une femme charmante, la même depuis fort longtemps, alors que sa mère me sortait par les yeux, allez donc savoir...
On est triste pour le chat, mais cette tristesse est compensée par le fait de sentir votre personnage enfin libéré d'un méchant passé, et de le voir recouvrer la partie de son âme qui était perdue.
Vous avez le sens de la métaphore, et je me retrouve dans votre description fort réaliste de ce que peut être une belle mère toxique.
Votre utilisation du chat comme médiateur entre votre personnage, son ex, et la mère de celle-ci, apporte un épice supplémentaire à votre cuisine. Ce chat n'est effectivement pas maltraité durant le poème (votre incipit), mais inutile de vous justifier malhonnêtement de la sorte, puisqu'il le sera ensuite des effets de la langue que vous lui avez donnée pendant le poème.
Et si je vous laisse une bonne appréciation, croyez bien que ce n'est pas du tout au nom d'une quelconque solidarité, mais bien uniquement pour la qualité de votre écrit.

   Robot   
23/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La rancœur peut elle être poétique. Je crois que ce texte en fait la démonstration.
Quelle force dans le ressentiment contre un fiel probablement déversé sur le narrateur (trice) depuis trop longtemps. Un fiel qui au delà de la mort va même empoisonner le chat.
Un texte qui s'il ne fait pas dans la nuance utilise un vocabulaire et un phrasé vraiment expressif.

   PIZZICATO   
23/5/2016
Bon, je laisse le premier degré, à savoir la Belle-mère et je me concentre sur le fond, celui du moins que je perçois : ce Sansevieria (appelé communément langue de belle-mère) qui rappelle à l'auteur de mauvais souvenirs, une mésentente avec l'ex.
Mais ce n'est pas bien de laisser volontairement mourir une plante par rancune (sourire).
De même que " je l’ai laissée mourir et donnée au chat
qui s’en repaît " sachant que c'est une plante toxique, l'incipit est nul et non avenu (re-sourire)
Mais le quiproquo est bien mené.

   Raoul   
23/5/2016
 a aimé ce texte 
Bien
L'exercice aux circonvolutions de langues est amusant, sa gratuité fantaisiste, son sens du détail aussi (… "prélart" que je ne connaissais pas par exemple).
J'aime bien ces mots clefs déclencheurs d'envolées descriptives qui tournent court, il y a ce quelque chose des textes à dire à haute voix.
Pour moi, il s'agit plus qu'un texte en prose "versifié" à la va vite, toutefois, vous maniez une langue bien vivante pour nous parler de la langue morte de la belle mère morte.
Plaisant.
??? Le titre me laisse coi.

   Lulu   
23/5/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Gujot,

j'ai cherché en vain un sens à donner au titre... Il m'échappe, relativement au texte.

J'aime bien le premier vers, le trouvant doucement ironique, de même que "je l'ai laissée mourir et donnée au chat".

Concernant l'écriture, je l'ai trouvée intéressante, proche du discours oral, mais je n'en suis pas fan. Le fond ne m'emporte pas non plus, mais j'aime l'idée que vous parveniez à exprimer assez bien votre ressenti.

Bonne continuation.

   Lylah   
23/5/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Il m'a fallu l'aide d'un autre commentaire pour comprendre le fond de l'histoire... Et vu sous cet angle, effectivement, j'ai trouvé ce petit texte assez plaisant !
Je vais bûcher ma botanique pour la suite...
Sauvez au moins le chat pour ne pas faire mentir votre incipit !

Au plaisir de vous lire à nouveau

   Anonyme   
23/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A la première lecture, j'allais aussi donner ma langue au chat, ne sachant pas vraiment de quoi parlait exactement votre poème.
A l'évidence, vous jouez avec les mots, créez de fausses pistes pour égarer le lecteur( ou au moins l'interpeler). L'ensemble est atypique, piquant et se tient.
A retrouver votre style une prochaine fois.

   Anonyme   
25/5/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour gujot,

Mais qui est Sansevieria ? Le chat peut-être... Je ne sais.
Un poème curieux, sans doute à double sens, ponctué de chausses-trappes...

Wall-E

   Ioledane   
25/5/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Derrière un récit de chat qui mange une plante toxique et qui pourrait/devrait en mourir, se révèlent des rancoeurs liées à une histoire passée, encore récente.

L'idée est intéressante, pour autant je n'accroche pas vraiment avec le style et la manière dont l'histoire est racontée. Certains passages me rebutent particulièrement : vers 7 à 12, ou encore les deux derniers vers.

J'ai apprécié tout de même le "oh depuis trop", les "longues insinuations verdâtres", et l'idée du "il ne me reste plus maintenant" qui malheureusement s'achève de manière un peu trop 'gore' à mon goût (pauvre bête ! d'habitude quand on donne sa langue au chat, ce n'est pas censé se terminer aussi mal pour lui ...).

Je ne peux pas vraiment dire que j'ai aimé ma lecture, pour autant ce texte m'a interpellée, ce qui n'est sans doute pas si mal après tout.

   bolderire   
6/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour, amusante lecture , une histoire de langue de chat et de langue et chat et de belle-mère ....bref qui est qui...bravo!


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