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Poésie libre
irisdenuit : Hier il jouait encore
 Publié le 23/11/12  -  12 commentaires  -  640 caractères  -  271 lectures    Autres textes du même auteur

Si petit derrière la douleur.


Hier il jouait encore



Un enfant cache ses frayeurs
sous la peluche d’un jouet fétiche
puis referme sa main
sur un lourd désir de vivre.

Ses jambes ne soutiennent plus de rêves.
Il se meut avec la souplesse
d’une statue sur son socle.

Pour déjouer son corps enfiévré,
il s’envole sur la crête des heures
en écoutant le galop
des silhouettes en blanc.

Dans le couloir des espoirs
les mains jointes
sa mère étale du bout des lèvres
une carte de prières au ciel.

Insoutenables toutes les promesses du monde
tiennent à peine
dans l’échancrure des nuages…


 
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   stellamaris   
28/11/2012
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Des mots simples, sans prétention, pour décrire toute la douleur, le désarroi de cet enfant confronté à l'incompréhensible pour lui, peut-être insoutenable, cette maladie que l'on imagine fatale, même si ce n'est pas dit explicitement...

Comme quoi il n'est pas besoin de fioritures pour qu'une poésie parle au coeur !

Avec toute mon amitié.

Edition : En relisant, je suis encore plus touché, et je porte la note de "Bien" à "Exceptionnel+"...

   Marite   
23/11/2012
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je suis admirative devant l'expression poétique portant jusqu'à nous cette tragédie. Aucun des mots habituels, durs et sans équivoque, pour décrire cette scène et son échéance impitoyable.
N'est-ce pas cela la poésie ?
La scène nous est offerte dans toute son intensité :
" Dans le couloir des espoirs
les mains jointes
sa mère étale du bout des lèvres
une carte de prières au ciel. "
Touchée ... ô combien !

   Pimpette   
23/11/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est miraculeux que des mots puissent dire ce qu'ils nous disent là en toute simplicité et en toute force...quelle hauteur dans le talent d'Iris...et quel drame derrière cette histoire...
Je garde...

   brabant   
23/11/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour IrisDeNuit,


Une agréable simplicité, de belles images
"il s'envole sur la crête des heures/
le couloir des espoirs/
une carte de prières/
l'échancrure des nuages.../",
d'autres moins belles
"... la souplesse
d'une statue sur son socle/
..." .
Une grande douleur mais une journée ordinaire dans un hôpital je suppose (encore que... y a-t-il des journées ordinaires dans un hôpital ?....).
Cet enfant est cependant resté anonyme pour moi , sans doute à cause de ce "jouet fétiche" symbolique dont on ne sait ce qu'il est sinon ici conceptuel.
Peut-être avez-vous voulu montrer la douleur, l'absence (relative) et l'incompréhension de l'enfant en général face à une lourde maladie dans le milieu hospitalier ?...

Désolé de ne pas avoir réussi à prendre la main de cet enfant-là, trop absent dans sa douleur, étranger parce que trop symbolique en ce qui me concerne.
La magie n'a pas fonctionné pour moi, belle entreprise quand même hein, louable et dont je salue le souci d'humanité comme il se doit :)

   Cristale   
23/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
En quelques mots les images se sont jetées sur mes yeux qui se sont ouverts sur le quotidien éphémère et le lendemain incertain de cet enfant hospitalisé.

"en écoutant le galop des silhouettes en blanc"

Très belle image onirique d'un enfant qui poétise ainsi le personnel hospitalier

Pas besoin de longs discours geignards, ici tout est dit sobrement mais avec une délicatesse acérée qui ne laisse pas le lecteur indifférent.

Amicalement
Cristale

   pieralun   
23/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je retrouve Iris, cela faisait si longtemps.
Ce poème est terrible, quoi de plus terrible que la maladie d'un enfant!
Beaucoup d'émotion, mais dans la pudeur.
J'ai particulièrement aimé : "il s’envole sur la crête des heures
en écoutant le galop des silhouettes en blanc",ainsi que les 3 derniers vers.
Amitiés

   wancyrs   
24/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Même si les philosophes pensent que lorsqu'on naît on est déjà assez vieux pour mourir, il est difficile pour une maman de voir son enfant lutter avec la mort. J'ai aimé :

Pour déjouer son corps enfiévré,
il s’envole sur la crête des heures
en écoutant le galop
des silhouettes en blanc.

Merci

Wan

   Artexflow   
24/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un bon texte, des images qui parlent.

Je n'ai pas bien compris quelle était la maladie de l'enfant, cependant j'ai cru pouvoir imaginer quelque chose de moteur.

J'aurais bien vu un texte plus long, plus détaillé, ou alors aussi court mais dans ce cas plus saisissant, plus tranchant, plus terrible... La simplicité me plaît mais elle dessert à mon sens l'intensité du texte. Pas forcément sa poésie, vous me suivez ?
En espérant que vous ne le prendrez pas mal, cela dit je pense que non, mais plus qu'à propos d'un enfant on dirait de la poésie pour enfant. C'est ce qui me titille, me turlupine.
J'aimerais m'envoler sur la crête des heures avec lui, cacher mes frayeurs derrière son jouet, pleurer les nuages.

Je vois toute la sensibilité de ce texte sans véritablement la ressentir et franchement c'est dommage parce qu'on sent bien que le thème est ressenti, lui, avec franchise et profondeur.

Mais peut-être suis-je trop masochiste ?

Je note Bien +. Bravo à vous dans tous les cas :)

   fugace   
3/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Un enfant...referme sa main sur un lourd désir de vivre".
L'hôpital, milieu de vécu difficile, et combien plus dur pour un enfant. Pourtant, ils ont un courage surhumain ces enfants hospitalisés.
Toute l'ambiance est décrite en touches claires, sans tristesse.
C'est juste, serein, vrai, avec en point d'orgue l'espoir que seuls les enfants peuvent avoir envers et contre tout:" ... toutes les promesses du monde tiennent à peine dans l'échancrure des nuages".
Merci Irisdenuit de nous donner de si belles émotions, celles de la vie.

   stellamaris   
29/11/2012
Commentaire modéré

   Ioledane   
4/12/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte fort et émouvant, sur un sujet douloureux.

Tout est exprimé en quelques images parlantes et bien trouvées, sans pathos inutile, mais l'émotion est là, bien présente.

J'ai particulièrement aimé l'envol sur la crête des heures, la carte de prières étalée au ciel, l'échancrure des nuages ; un peu moins le "lourd" désir de vivre (cet enfant qu'on devine si léger, si frêle) ou la souplesse de la statue sur son socle (pour la même raison).

Au final, pour moi, un bel écrit.

   Lariviere   
4/12/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Iris de nuit,

Alors dire tout de suite que j'ai trouvé ce petit texte très riche en émotion, vraiment très riche... Sans vouloir vexer l'auteur, peut être même trop.

Ce genre de petit texte, dont le thème est un de ces malheurs personnels qui touche chacun de nous au quotidien, me semble trop personnel et trop "facile" en poésie pour me plaire sincèrement. Quand je dis "facile", je veux parler de l'utilisation d'une ficelle assez efficace : l'émotion compassionnelle standart...

Je conçois plutôt bien qu'on se serve de ce genre de "micro-tragédie" pour "créer" une émotion, faire passer un message ou dénoncer quelque chose dans un écrit romancé, mais j'avoue que dans la poésie, qui pour moi est un autre registre artistique, qui se situe au delà de la simple transmission d'affects, j'ai du mal avec ce genre de sujet.

Mais qu'il n'y ai pas de malentendu, je ne veux pas choquer ou blesser, je ne critique pas le choix de l'auteur et je ne cherche surtout pas à dire que ce texte n'est pas sincère ou même rempli d'émotions, je commence justement par ça ; j'explique juste pourquoi à mon gout, cette poésie ne me satisfait pas...

Ce qui sauve ce texte pour moi, mais alors qui le sauve pleinement, c'est sans contexte son écriture. Une écriture sobre, épuré et pourtant incisive, maîtrisé dans sa construction (j'ai compris la situation des la première strophe) riche en sens et en symboles, riche en émotions (encore) surtout grâce à des images particulièrement belles, singulières et efficaces qui plantent le décor et l'atmosphère. Au hasard de la lecture :

...
"Il se meut avec la souplesse
d’une statue sur son socle.
...

il s’envole sur la crête des heures
en écoutant le galop
des silhouettes en blanc.

Dans le couloir des espoirs
les mains jointes
sa mère étale du bout des lèvres
une carte de prières au ciel.
...
Insoutenables toutes les promesses du monde
tiennent à peine
dans l’échancrure des nuages…"
....

Ce qui revient presque au final, à recopier l'intégralité du poème...

Félicitations à l'auteur et bonne continuation !

   irisdenuit   
5/12/2012
Commentaire modéré

   Lulu   
10/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Irisdenuit,

Toujours cette même sensibilité et cette même maîtrise des vers libres qui parviennent à offrir au lecteur des images nettes et, ici, une densité du personnage : l'enfant dans sa douleur.

C'est un vrai plaisir de vous lire. Vous n'êtes pas tombée dans le piège de la lourdeur pour un tel thème. Au contraire, vous nous emportez avec votre douce sensibilité.

Cela dit, pour la dernière strophe, j'ai trouvé son premier vers un peu long. J'aurais mis une coupure après "Insoutenables".
Peut-être aurais-je préféré ceci :
Insoutenables,
toutes les promesses du monde
tiennent à peine
dans l'échancrure des nuages


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