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Poésie libre
irisdenuit : Retraite en tête
 Publié le 27/11/16  -  13 commentaires  -  617 caractères  -  240 lectures    Autres textes du même auteur

Métro, boulot, dodo…


Retraite en tête



Plus de marathon matinal
ni de cohue urbaine

Ma carte mémoire
efface des années de labeur
et trafique les heures
au cadran de ma vie

Le temps prend une pause

La fraîcheur du futile
coule le long de mes pensées
mon esprit, mon corps se prélassent
au bord des secondes
tous deux heureux
de ne rien faire

J’étire l’instant présent
au-delà des prunelles du soleil
je suis une planète à la peau bleue
l’ombre animée du vent

Je suis un oiseau migrateur
délesté de son carcan
le monde se fond en moi


 
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   Ora   
3/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Comme c'est plaisant de trouver un poème sur le thème de la retraite abordé ainsi sous le versant "dolce vita". Un peu caricatural diraient certains, personnellement j'ai aimé le ton et l'écriture aussi de votre poème court et pourtant très évocateur, porteur d'une belle poésie:
J’étire l’instant présent
au-delà des prunelles du soleil

Seule ombre peut-être, il est bien triste de s'imaginer que cette personne a du attendre l'heure de la retraite pour savourer ainsi la vie. C'en est même étonnant vu sa capacité à saisir l'instant:
La fraîcheur du futile
coule le long de mes pensées

   Proseuse   
11/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On sent dans ce poème une plénitude qui fait du bien , les heures qui se dénouent, le temps qui s' étale et le corps et l' esprit qui comme si c' était la première fois enfin .. respirent ! rien que pour le p'tit bonheur que dégage ces vers , moi, j' aime à vous lire ! la poésie parfois, n' est pas qu' un simple enchevêtrement de mots qui trouvent leur place d' excellence, c' est aussi et surtout l' émotion qui s' installe entre eux ! Parce que j' aime bien les p'tits bonheurs tout simples pleins de - fraîcheur futile- et tellement reposants j' ai pris un grand plaisir à vous lire ! Merci

   PIZZICATO   
27/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
"mon esprit, mon corps se prélassent
au bord des secondes
tous deux heureux
de ne rien faire ". Le côté le plus séduisant de la situation, et le dire sans gêne ni retenue.

" Ma carte mémoire
efface des années de labeur ".
" J’étire l’instant présent " petite variante du << carpe diem >>

Un texte empli d'optimisme ; ça change un peu.

   Anonyme   
27/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour irisdenuit,

Combien donnerais-je pour être à la retraite. Mais sans doute une pré-pré-retraite sera nécessaire... Car j'ai aussi - déjà - la retraite en tête.

"Plus de marathon matinal
ni de cohue urbaine"

comme vous le dites si bien.

Ah, combien donnerais-je aussi pour que "ma carte mémoire efface ces années de labeur" (pour reprendre vos propres termes), mais non, impossible !

Bon, maintenant vous y êtes, à la retraite, et "la fraîcheur du futile coule le long de vos pensées", etc.

Un poème très juste.

Bravo, cher oiseau migrateur !

Wall-E

   HadrienM   
27/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le moment de lecture est plaisant ! très plaisant !

La sincère opposition entre l'artificialité du monde du travail et le repos que procure la fin d'un monde est vraie et traitée d'une manière intéressante.

On ne pense plus au marathon : on n'est plus l'époux du sol, mais bel et bien l'amant des planètes.

Du sol au ciel : la vie humaine n'est pas si terrible.

Compliments.

Bien à toi,

   Lulu   
27/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour irisdenuit,

comme dans nombre de vos poèmes, on savoure ici votre belle sensibilité. De ce poème, se dégagent un tel calme et un tel plaisir partagés, même si nous n'avons pas tous la "retraite en tête".

J'ai particulièrement aimé les deux dernières strophes, plus imagées, avec les "prunelles du soleil" ou la "planète à la peau bleue".

Dans ma première lecture, je n'avais pas trop accroché à l'expression "carte mémoire" qui fait trop référence à la sphère informatique..., mais cela coule bien, finalement, en relecture. Sans doute, toutefois, aurais-je préféré, là, autre chose...

Au plaisir de vous relire.

   Anonyme   
27/11/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Quand vous dites "Ma carte mémoire efface des années de labeur", pour ma part j'aurais cette phrase "je me déconnecte enfin du mon du travail", et cela s'est fait avec une grande facilité.
Comme vous le dites avec une grande justesse "le temps prend une pause" ou encore "j'étire l'instant présent au-delà des prunelles su soleil".

J'étais séduite et enthousiasmé par votre écrit qui m'est très parlant. Votre texte est d'une simplicité élégante, la lecture en est aisée, fluide, bien imagé, j'ai souri par instant, la plénitude se lit dans vos mots appréciables.

De ce poème, j'en ai aimé le fond comme la force, j'en retiendrai cette strophe de fin :

" Je suis un oiseau migrateur
délesté de son carcan
le monde se fond en moi "

C'est tout à fait cela, j'ai eu aussi ce profond ressenti. C'est un moment où la vie prend une autre amplitude. Ce bonheur de s'appartenir enfin.

   papipoete   
28/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour irisdenuit,
Le réveil près du lit s'est tu ; la pointeuse à mon dernier passage m'a regardé de travers ; youpi, je vais enfin pouvoir prendre le temps de ne rien faire ! " La fraîcheur du futile coule le long de mes pensées ", et j'étire le temps comme un dessert que vais savourer, délesté de mon carcan d'avant .
NB prendre le temps, ne plus courir, vivre en chef de soi-même qui ne craint plus ordres ni remontrances ; votre poème est un " copier/coller " de ma vie " d'après " !

   Robot   
28/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Belle évocation d'une transition vers un mode de vie qui s'ouvre sur semble-t-il de belles perspectives.
J'aime cet optimisme.

   Pouet   
2/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bsr,

Sérieux à ce point? La retraite donne des ailes? Bon plus que 35 ans à tenir pour moi... :)

Dans l'ensemble j'ai trouvé l'ensemble un peu sage, je n'ai pas trop goûté au début puis, au fil des lignes, j'ai peu à peu apprécié.

J'ai cru voir petit clin d'oeil à Eluard: "La Terre est bleue comme une orange" avec "je suis une planète à la peau bleue" mais sans doute pas en fait.

Bon au final je trouve une langueur bénéfique à ce poème, une belle sincérité.

   plumette   
3/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cela donnerait presque envie d'être à la retraite!! Mais en laissant de côté une autre réalité, celle de l'âge auquel on atteind ce cap, ou la peur de certains de se retrouver en tête à tête 24/24 avec un conjoint
dont on s'est éloigné.
pardonnez moi ce côté plombant! Alors que votre texte est savoureux et confiant. Il y a une bien agréable progression poétique qui s'épanouit dans les 2 dernières strophes.

Plumette

   Lylah   
5/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé cette sérénité du temps retrouvé (pour soi), à travers cette "fraîcheur du futile"...
Une jolie parenthèse dans ce monde de "sur stress" !
Vous reprendrez bien une petite tasse de thé ?!

   Damy   
5/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les 2 dernières strophes disent le béatitude planante de ne plus être soumis aux contraintes minutées des heures du travail: le bonheur dans un nuage.
Je suis jaloux. Je vis ma retraite dans l'ennui, c'est terrible ! La passion de l'écriture m'a tenu en haleine pendant les 2 premières années. Écrire comblait mes journées. Et puis pffffuiiittt... plus d'inspiration et c'est le vide. Un vide qui m'a plongé dans le gouffre de la dépression. Les jours passent et je ne trouve plus de plaisir car je n'arrive pas à imaginer des activités qui pourraient m'en donner.
Inutile de vous dire que vous lire quand vous écrivez que votre "corps et votre esprit sont heureux de ne rien faire" me laisse perplexe. Ce n'est pas mon cas. Mais peut-être est-ce le fruit d'une sagesse que vous avez construite ? (à moins qu'elle ne soit spontanée, ce que je crois).

Je mets votre ode à ne plus avoir rien à faire dans un petit coin de mon jardin secret pour qu'elle m'accompagne, que je puisse la relire quand l'ennui est trop fort, qu'elle puisse fertiliser le terreau de cette sagesse qui nécessitera beaucoup de travail de ma part, alors qu'il n'y aurait qu'à laisser faire...

Merci beaucoup pour ce plaisir de lecture.


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