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Poésie libre
Jack03 : Vision
 Publié le 09/08/11  -  8 commentaires  -  2264 caractères  -  89 lectures    Autres textes du même auteur

Vision en rêve ; transposition d'un souvenir heureux – mais source de nostalgie – et d'un élément de la réalité lié à ce souvenir en des motifs dont j'ai tenté de traduire les significations.


Vision



La plaine est lisse et nue, propre
Lavée, toute froide,

Désolée, continue

Et sa membrane est couverte de basalte.

Au loin, une aurore interminable
Caresse de ses langues violettes, le front charbonneux d'un ciel ténébreux,
Et attire à elle mon regard par un insupportable étirement de ma pupille ;
La distance avale entier mon œil gonflé comme un ballon dans sa bouche-monde.

Mais que ne pourrais-je voir, dans un tel désert de désespoir ?

Sur mon corps gonflent des idées malignes ;
Je suis un noyau de chaos, le centre zéro de ce creux d'infinité,
Instable
Proie des caïmans géants tapis dans la fange immaculée des nuages de ce ciel marécage.

Mais que ne pourrais-je éviter, face à un tel miroir de probabilité ?

Et puis… eux ;
Des centaines, des milliers, des millions – étouffant mon œil par leur surnombre –
Des champs, des vallées, des continents entiers mornes et distendus
Où germe silencieusement toute l'altitude de ma pourriture :

Les Obélisques.

Obélisques taillés dans le granit sélénite ;
Obélisques intelligents, cisaillés par les vents secs de ma secrète Égypte ;
Obélisques partout, Obélisques toujours

Qui bourdonnent.

C'est pire que le silence !
C'est de la folie chantante ;
C'est la nuée d'une seule note folle, schizophrène et désarticulée ;

C'est le diapason des Maestros du Chaos !

Mes tympans se dissolvent, mes lèvres se distendent et ma mâchoire se tord
Mon cri vole et tente désespérément de crever par son bec aigu la chorale occulte.

Mais que pourrais-je orchestrer, dans un tel requiem ?

C'est le chant invincible de mes immortels qui vit à travers ces plaines ;
Immuables immortels, brandissant leurs index surnaturels dans un élan de fausse sagesse ;
Ah ! Le bel avertissement ! Ah le bel ongle d'or ! Ah la beauté éternelle !

Sur ces plaines écorchées par toutes ces mains démembrées, je suis Dieu ;
L’Omniscient, l'Omniprésent ;

Le Divin Écartelé.

Alors que ne pourrais-je ressusciter, avec une telle matière ?

- Toi, peut-être.


 
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   Leo   
23/7/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Cette "vision" mélange trop de thèmes, trop de choses, pour accrocher l'esprit. On a du mal à suivre un fil dominant, parce qu'il y en a trop qui s'entremêlent. On finit par être troublé, mais sans adhérer vraiment, sans pouvoir appréhender une partie seulement de la vision qui nous est proposée.

Il y a aussi un manque de musicalité des mots, l'absence d'un rythme, même syncopé, qui permettraient de mieux s'insérer dans ce rêve. On trouve une clé de lecture avec les trois derniers mots, qui éclairent le texte d'une façon inattendue. Mais c'est un peu tard, et l'esprit a tellement "buté" sur la lecture qu'il n'a pas envie de revenir dessus.

Peut-être devriez-vous concentrer cette vision, la ramener à l'essentiel, la débarrasser de ces flashes annexes qui la pollue. Ou bien, autre piste, rechercher un souffle, un rythme, qui entraînent le lecteur du début jusqu'à la fin. Dans les deux cas, un travail d'affinage (plus que de réécriture) me semble s'imposer.

   Lunar-K   
26/7/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une vision vraiment prenante, puissante, et très visuelle malgré ce vide infini de départ. Je trouve que les deux dernières phrases sont de trop dans la mesure où elles nous font redescendre du rêve à la réalité, au deuil, la cause de cette vision cauchemardesque et chaotique. Personnellement, j'aurais préféré qu'il n'y ait pas de cause explicite, juste le vide et le chaos qui engouffre le Dieu et le désarticule, juste une lutte immortelle entre deux forces : forme et informe, harmonie et discorde. Avec, ici, la première écrasée sous le poids de la seconde et qui sombre, se tord, s'écartèle, et devient impuissant.

Il y a quelque chose d'épique là-dedans, et je trouve cela plutôt dommage de réduire ensuite l'impuissance divine à l'impuissance de l'homme face à la mort. Mais bon, c'est une question de sensibilité personnelle et j'avoue que c'est assez original de présenter un deuil de cette manière.

L'écriture, par contre, me séduit beaucoup moins que la vision elle-même. Un rythme haché au départ (encore un peu par la suite mais nettement moins) et puis de très nombreuses répétitions, souvent malheureuses, comme le passage des obélisques, les très nombreuses phrases commençant par "C'est...", "folie/folle" trop proches l'un de l'autre, etc. Quelques expressions maladroites également, tout particulièrement ce "Obélisques partout, Obélisques toujours"...

C'est assez regrettable car, à côté de cela, il y a de très bonnes choses et notamment certaines images tout à fait formidable. Mais c'est nombreux problèmes de style viennent gâcher le potentiel de ce texte. C'est dommage...

   Lunastrelle   
30/7/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Il y a de bonnes idées, ainsi qu'un certain lyrisme parfois. Le seul problème, c'est que je trouve le poème un peu trop décousu parfois. On a du mal à saisir un fil conducteur, et les thèmes abordées n'ont pas forcément de lien entre eux. Enfin, leur "mise en macédoine" n'est pas faite de manière fluide et musicale.
Ce qui m'a gênée aussi à la lecture, c'est ces petits couacs qui perturbent. Par exemple, une ponctuation pas forcément adéquate, un rythme chaotique, surtout au début... Pourquoi pas opérer ainsi, mais je trouve que cela n'est pas fait de manière "naturelle".
Les "répétitions" aussi sont parfois gênantes. Enfin, je devrais dire les assonances, comme avec les phrases commençant par "c'est".
Tout cela a tendance pour moi à me faire buter et à amoindrir la force du texte.

   Anonyme   
9/8/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
ce que j'aime dans ce poème c'est les impressions visuelles, le paysages possèdent des couleurs sombres, cendrés, verts, marrons, mais inquiétants car c'est figées, grandioses, glacées.

de jolis formules qui appuis bien sur le climat étrange, une vision surdimensionnée et un brin de mégalomanie que tu cherches à transmettre aux lecteurs.

petit bémol: "La plaine est lisse et nue, propre..."
j'aurais supprimé le "et" préférant mettre une virgule entre "lisse" et "nue".
mis à part ça niveau de la forme je ne vois pas de défaut.

   Medea   
9/8/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↑
J'ai apprécié les jeux sur les sonorités, c'est un poème qui se dit.

Par contre je trouve que l'expression manque de simplicité, et est trop lyrique par endroits. Cette pseudo interrogation par exemple : "Mais que ne pourrais-je voir, dans un tel désert de désespoir ?" Et de manière générale, c'est un sentiment qui concerne toutes les interrogatives du texte. Il y a abus des épithètes aussi, souvent deux/trois pour un seul terme. Finalement l'image s'étiole au lieu de se construire, le poème semble se défaire au fur et à mesure que ça se complexifie. Attention aux rythmes ternaires qui se remarquent vite et alourdissent facilement un poème quand ils sont trop insistants comme ici. Le tout donne un rendu très emphatique assez peu agréable pour un poème.

   Charivari   
10/8/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↑
L'idée est bonne, hélas, je trouve que le texte s'éparpille et n'arrive pas à trouver un juste milieu entre deux angles d'attaque différents : onirisme surréaliste et réflexion intellectuelle. Ça donne l'impression que tout en rêvant, l'auteur est en train d'expliquer son rêve... Du coup, ça tombe à plat : on ne se laisse pas porter par le rêve, et on ne comprend pas non plus les réflexions de l'auteur.
Pour moi, l'effet est raté, mais je suis persuadé qu'il y a quelque chose à faire avec ce texte, en cherchant un point de vue, et un seul.

   Raoul   
10/8/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Ça commençait bien pourtant, mais l'écriture se perd en route…
Les cinq premiers vers parlent, puis, à la lecture de la suite, j'aurais plus senti de la "prose" que de la "poésie libre" en raison de la ponctuation et de la structure des phrases.
Ce qui me gêne surtout, c'est la juxtapositions de deux types d'écritures : une très imagée, ressentie, voir colorée et la seconde questionneuse, théorique qui s'interpose pour ne pas mener plus loin que la précédente.
On s'égare dans une nuée de ref. qui n'ont guère de cohérence et de logique de progression, pas de glissements, malgré des répétitions sensées jouer en écho et rebondissements, mais des "strophes" plaquées les unes à la suite des autres.
Je ne parviens pas à être touché par la lecture de ce texte à deux têtes, désolé.

   Anonyme   
1/1/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
Cela fourmille de trop d'idées, de trop de direction, de trop images, je suis complètement perdu, je n'arrive pas à rassembler mon esprit, il n'adhère à cette profusion.

J'avoue ne pas avoir eu la concentration nécessaire pour entrer de plein pieds dans ce texte, il est rébarbatif par son propos, qui ressemble à une énumération de formules "ennuyeuses".

Pas vraiment de rythme, pas de mots qui accrochent mais ce n'est pas fluide pour autant, la compréhension est sollicitée à tout bout de champ.


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