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Poésie néo-classique
Jefka : Celui qui reste
 Publié le 24/03/08  -  3 commentaires  -  1234 caractères  -  1 lectures    Autres textes du même auteur

La mort complice de la solitude.


Celui qui reste



La grêle pianote sur mon pépin
Quand juillet le soir veille au grain
Le temps n'appartient plus qu'aux chiens
Se fout que je verse mon chagrin

Ce lieu où l'on jardine les morts
Est depuis peu mon seul ressort
Depuis que ta vie n'a plus soif
Et se résume en épitaphe

Les orgues un matin furent des nôtres
Entre les absents et les autres
Indifférents à mon décor
Et pourtant se signent encore

Au diable donc vos bigoteries
Et que l'on brûle votre vespéral
J'ai le souvenir qui fait mal
La mélancolie en sursis

Je me souviens du jour premier
Quand ton regard m'a caressé
Puis tes p'tits bras autour de moi
Nous vivions la comparsita

Je me souviens de ces semaines
Les promesses flirt' avec l'ivresse
Dans des draps froissés de jeunesse
Et tes oui qui résonnent je t'aime

Et puis, et puis ces années pressées
Entre le couvert et la télé
L'amour se frotte à quelques hasards
Puis la tendresse soigne nos retards

Maintenant la tristesse s'ennuie
Mégotant mes derniers moments
Seuls, sans le regard d'un enfant
La mort s'étant déjà servie


 
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   Scrib   
25/3/2008
 a trouvé ce texte 
Moyen
Aïe !

"Ce lieu où l'on jardine les morts"

Difficile à lire...

   Anonyme   
26/3/2008
 a trouvé ce texte 
Bien
Toujours des mots, "pépin", "flirt"... Qui rappellent Ferré.

C'est une véritable obsession ou c'est moi qui le vois partout dans
tes vers?

Le rythme me chagrine toujours un peu, souvent c'est l'affaire
d'une syllabe d'ailleurs...

Mais c'est pas mal quand même petit frère de Léo...

Et à l'inverse de scrib, je ne trouve pas cela difficile à lire du
tout. C'est d'ailleurs la deuxième stophe que j'ai préféré,
comme quoi les goûts et les couleurs...

   Anonyme   
28/3/2008
 a trouvé ce texte 
Très bien -
Ca me touche en direct. Je n'analyserai pas, je le prends comme il est, ce texte. Quelques belles formules, au hasard:

J'ai le souvenir qui fait mal
la mélancolie en sursis

Puis la tendresse soigne nos retards

Seuls, sans le regard d'un enfant
La mort s'étant déjà servie (brrrr)

 

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