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Poésie néo-classique
Jeser : Lès lîves di siyinces
 Publié le 05/09/07  -  2 commentaires  -  3083 caractères  -  25 lectures    Autres textes du même auteur

Mes amis m'ont offert 2 dictionnaires. Je les en remercie dans leur patois wallon.


Lès lîves di siyinces



Savéz-ve bin camaråde Lînå
Qui dji so s' t’ on valèt gåté ?
Dji vin dè r'çûre, mi, l' babouyå
Ine cope di lîves… bin èwal’pés.

Qui va-dje bin poleûr èl z’ y scrire
Po l' z' è payî d’ on s’ fé cadô ?
Dja n’ tchiesse qui tûze com’ in crompîre
Quand dji m’ mèle… di’ rîmer on pô.

Dji vôreû bin trové n’ saqwè
Quèl z’y mosteûre qui dj’ so s’ t’ ureûs .
I m’ fôrè bin on fris’ pèkèt
Si d’ j’ vou fini… li coûr djoyeûs.

Sinon, n' a rin qui sôrtirè,
E dji va passer po n’ gross’ biesse.
Pwis tofér qui… mi dji cwir’rè,
Lès-ôtes djins… sèron-s’ t’ al fiesse.

Dji deû r’ prinde corèdge à to côp
E m’ apliqui, come à li scole.
Sognî m’ linguèdje... è mes façons
Si dji n’ vou nin passer po drole.

Dji djérèye po mète des grands mots,
Rin qu'à l' z' ètinde, vo heûrî l' tiesse.
Min, dja sogne di m' ritrover sot,
E di m'fé dire… qui dj’ rote è cwèsse.

D’ ot’tant qu’asteûre… dja l’ bon’ ustèye,
Po scrire kimint qu’on m’a s’ t’ apris.
Po l’ lire ci sèrè pus åhèye,
Minme po les ci… qui l’å roûvî.

Vo m’ chal arrivé à m’ finåle
E dji na nin co dit… merci.
Li dèroute est vrêmint totåle,
Il est trop tård… alant dwèrmi.

_________________________________________

Traduction française.

Les dictionnaires.

Sais-tu bien compagnon, témoin de mon bonheur,
Par volonté d’amis, ce jour je suis comblé.
Je viens de recevoir, moi, Jean le bafouilleur,
Deux livres de valeur, joliment présentés.

Que vais-je écrire ici qui ne soit déjà dit,
Pour valoir un merci égalant le cadeau ?
Car j’ai la tête vide et cerveau rétréci.
Pour jouer les rimeurs, ma valeur est zéro.

Je voudrais cependant montrer ma gratitude,
Répercuter ma joie, leur dire mon plaisir.
L’alcool ne pourra pas gonfler mes aptitudes,
Le résultat serait bien loin de mes désirs.

J’ai peur d’être incompris, de passer pour idiot,
N’ayant jamais tourné propos en terme clair.
Puisque par le passé, je me suis montré sot.
Pour le mot bien tourné, je manquerais de flair.

Je devrais, c’est certain, retourner à l’étude,
Mais je suis reconnu comme grand paresseux,
Il m’en coûterait trop, le chemin est trop rude,
Et polir mon parler m’apparaît trop coûteux.

Je voulais cependant en étaler beaucoup,
Montrer un grand savoir, épater le parterre.
Sans jamais décevoir ou passer pour un fou.
Il n’est pas bien séant… d’avoir le cul par terre !

De plus, comprends-moi bien, avec un tel outil,
Je ne puis décemment… décourager Grévisse.
La Pléiade, ou Voltaire. Surtout que les amis
Veulent que ce langage à jamais, me ravisse.

Voici venir la fin, pardonne la tirade,
À jamais débiteur, je resterai ingrat.
Je n’ai pas dit merci et c’est la dérobade,
Je suis trop fatigué… je plonge dans mes draps.


 
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   Pattie   
11/5/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Comme je l'ai dit sur le poème précédent, c'est joli, graphiquement, et j'aime les mots que je ne connais pas.
Version française : Je n'aime pas les poèmes de criconstance qui ne me concernent pas. Mais là, y a quand même plus que de la circonstance, il y a du style.

   Anonyme   
31/5/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Voilà encore un poème qui a un sujet bien à lui, qui s'adresse aux amis et non au lecteur que je suis, c'est bien écrit je le conçois, mais aucune émotion ne vient.

Je pense que si vous l'avez fait lire à vos amis, eux en seront heureux et satisfaits, ils apprécieront à n'en pas douter le remerciement qui leur est adressé, sous cette forme.

Je reconnais que c'est un bel écrit, bien travaillé mais qui m'a tenu à distance.


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