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Poésie contemporaine
JPM : La biche
 Publié le 06/10/19  -  14 commentaires  -  854 caractères  -  155 lectures    Autres textes du même auteur

La rencontre en forêt avec une biche, qui s'enfuyait à mon approche, mais l'imagination...


La biche



Prise aux pièges du temps, j'ai vu dans la forêt
Quand se rayait le ciel aux éclairs de l'orage
À l'écart d'un chemin, tremblant sous le feuillage,
Une petite biche, au regard apeuré.

Je l'ai prise en mes bras, Dieu qu'elle était légère ;
La sentir contre moi fut vraiment délicieux ;
J'ai vu s'enfuir sa peur quand on quitta ce lieu,
Pour l'emmener chez moi, loin des sombres fougères.

Et sur un canapé, pour soigner son état,
Après bien des câlins et beaucoup de caresses,
Elle a léché ma main, les yeux pleins de tendresse,
En guettant chaque geste et le bruit de mes pas.

Un jour elle entendit le chant d'amour du brame ;
L'appel de la forêt, aux vertes frondaisons,
La poussa un matin à quitter la maison,
Elle m'a laissé seul, avec le vague à l'âme.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anje   
13/9/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Néo-classique.
Il ne faut pas sortir les animaux sauvages de leur environnement naturel. Ils y retournent forcément, ou meurent. Mais ce n'est pas le cas ici puisque cette biche n'en est pas vraiment une.
Les rimes embrassées vont bien à cette romance légère.
La virgule après "entendit" devrait être effacée.
"Seul avec" n'est pas un oxymore très poétique mais résonne comme une faute du langage oral. "Un jour, un matin" me semble répétitif. Je ne crois pas que j'aurais pris cette biche en mes bras, je l'aurais plutôt emportée ou prise dans mes bras. Mais j'aurais allongé le vers...
Merci pour ce tableau mignonnement naïf.
Anje en EL.

   Corto   
20/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On saisit avec plaisir ce moment volé et unique.
Une rencontre avec une jeune biche est si rare, qu'il est vécu comme exceptionnel.

La scène ici racontée est pleine de tendresse. De plus on se sent vraiment immergé dans la forêt.
L'ambiance et les descriptions sont réussies.

L'imagination de l'auteur est vraiment au rendez-vous, comme la biche ira au rendez-vous du grand cerf faisant résonner son brame dans les lointains.

Un thème modeste pour une belle évasion.

   bipol   
6/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour

J'ai beaucoup aimé votre belle sensibilité

et je fait partie de ceux qui militent

pour la reconnaissance d'une vraie place à l'animal

cet être sensible qui nous donne tant

votre amour ce ressent dans vos mots

merci pour ce beau texte

   troupi   
6/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Une rencontre inopinée, furtive mais l'imagination et le rêve ont fait le reste.
Cette biche ressemble quand-même beaucoup à un souvenir de rencontre amoureuse ancien.
La mémoire est facétieuse parfois, il faut s'en méfier.
Les quatre quatrains sont agréables à lire, l'histoire est plaisante et bien écrite.

   ANIMAL   
6/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un joli poème au rythme harmonieux qui superpose deux lectures possibles dès le premier vers.

« Prise aux pièges du temps », temps d’orage, certes, mais peut-être aussi temps qui s’écoule ?

S’agit-il d’une vraie « petite biche », l’un de ces animaux farouches que certaines personnes ont le don d’apprivoiser, ou d’une enfant égarée, ce qui expliquerait cette confiance immédiate ?

Câlins et caresses rassurants sont compatibles avec les deux. Le canapé laisse penser à un être humain car un animal, surtout apeuré, risquerait de chuter mais le léchage de main penche en faveur d’une vraie biche. Le dernier quatrain aussi, puisqu’il se réfère nettement à l’appel de la nature.

Que l’une ou l’autre version prévale, ce poème qui laisse la part belle à l'imaginaire est frais et délicat et se lit avec une aisance que ne rien ne vient troubler.

   papipoete   
6/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour JPM
Elle était là tremblante de peur, la petite biche comme attendant le coup de grâce d'un prédateur ; elle m'a laissé faire quand je la recueillis, et au chaud de mon logis elle a repris ses forces et m'a donné tant de bonheur...jusqu'à ce que le brame du cerf au dehors l'appelle, et me la prenne.
NB une histoire comme une " chanson douce que me chantait... ", qui ressemble à un conte irréel, mais ce fait divers se produit, et lorsque la bête veut retrouver sa forêt et les siens, que de brume dans les yeux doit attrister le bon sauveteur !
Je ne peux m'empêcher de juxtaposer ce récit, sur un être humain ; une femme battue, qui acceptera la main tendue alors que pleuvaient les coups, et un SMS du tortionnaire fera l'effet d'un aimant, l'attirant inexorablement vers son sinistre amant !
La 3e strophe en particulier me fait songer à cette idée !
les rimes " forêt/apeuré " semblent fausses, mais comme les hiatus acceptés ici, le " néo-classique " ne put-il pas être accepté ?
Un très beau poème, pour grands et petits.

   Lebarde   
6/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La métaphore n’est pas originale mais tellement bien décrite et développée!
Je me porte immédiatement au deuxième degré.
J’y vois la rencontre fortuite d’un vieil opportuniste et d’une jeune « biche » aux abois momentanément blessée par la vie, à la recherche d’attentions salvatrices et de réconforts qu’elle trouvera sur le canapé d’un douillet logis .
Ouf la phrase est longue .... beaucoup plus longue que l’histoire qui se terminera dès que la belle, réanimée mais peut être déjà fatiguée par son sauveur, entendra l’appel du « cerf », jeune, beau et viril que la nature lui propose.

C’est plaisant, c’est frais, c’est presque moral!

Sur la forme je n’ai rien vu qui puisse casser l’harmonie poétique du texte ni sa fluidité à la lecture.
J’aime bien,
Merci

Lebarde

   PIZZICATO   
6/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Beaucoup d'imagination, certes.
" Et sur un canapé, pour soigner son état,
Après bien des câlins et beaucoup de caresses,
Elle a léché ma main, les yeux pleins de tendresse,
En guettant chaque geste et le bruit de mes pas. "

Et puis, la réalité.
" Un jour elle entendit le chant d'amour du brame ;
L'appel de la forêt, aux vertes frondaisons,
La poussa un matin à quitter la maison "

C'est tellement beau et racé, une biche !
Un conte agréable à lire.

   Davide   
6/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour JPM,

Le thème appelle à l'attendrissement, comme un petit enfant qui regarde "Bambi" à la télévision dans les bras de sa maman.

J'ai trouvé pourtant un certain nombre d'expressions maladroites :
v.1 : "Prise (...), j'ai vu..." est une anacoluthe qui ne trouve pas de raison dramatique. Le mot "Prise", grammaticalement, devrait se rapporter à une hypothétique narratrice ("j'ai vu") plutôt qu'à la "petite biche" du vers 4.
v.4, 8, 14 et 16 : pourquoi une virgule à l'hémistiche ?
v.5 : "prise en mes bras" n'est pas bien joli, sans compter la répétition de "prise".
v.8 : le verbe "emmener" me dérange en ce sens qu'il suppose que l'animal marche, qu'il est capable de se déplacer. Je lui aurais préféré "emporter".
v.9 : il semble y avoir une ellipse dans ce vers ; veut-on dire quelque chose du genre : "je l'ai mise sur un canapé pour soigner son état" ? Pas clair.

En outre, je remarque que dans certaines poésies publiées sur le site - dont celle-ci - le "passé composé" se mêle aux temps de "l'imparfait" et du "passé simple" sans aucune justification narrative.
Par exemple, je ne comprends pourquoi "se rayait" (v.2) succède à "j'ai vu" (v.1). "JE VIS dans la forêt" ne serait-il pas ici plus cohérent ?

Malgré tout, j'ai assez bien aimé ce petit conte où les mots sont empreints de sensibilité. Et puis, les rimes embrassées mariées aux alexandrins forment un contemporain plutôt réussi.

Merci du partage,

Davide

   sympa   
7/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un petit conte mignonet qui se lit aisément grâce à la fluidité de vos vers et la simplicité de vos mots.(simplicité qui sied parfaitement avec le fond de votre texte ).

Ah l'amour ! Le brame du cerf à été le plus fort !
La nature à repris ses droits!.

   Bastien   
7/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Le premier quatrain est d'une tendresse folle, tout y glisse et la nature, sublime, trouve un écho charmant dans vos mots. Je suis toutefois moins convaincu par ses autres compères, comme si l'homme avait tâché cette belle toile. Et on sent que cette irruption du ''je'' fait virer dans un tout autre lieu ce poème, il prend un air bien moins tendre alors qu'il semble vouloir l'être, et cet amour (qui a d'ailleurs, excusez moi d'une interprétation si mal venue, quelques aspects pédophiles sous vos tournures) sonne un peu faux (ou alors les mots le trahissent dans sa sincérité).

Mais soit, je vous complimenterai à nouveau pour ce premier quatrain que je trouve remarquable, et finirai sur cette note.

Au plaisir de vous relire bientôt,
Bastien.

   BernardG   
11/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonour,

J'ai trouvé ce poème "charming" à la manière dont Grace Kelly aurait décrit le prince Rainier :)
De beaux alexandrins pour un poème peut-être....de jeunesse.

Je l'ai lu 5 fois pour finir par y trouver une analogie avec " le p'tit bonheur de Félix Leclerc' et ...déception, j'ai enfin lu le texte en préambule de votre travail. Merci

Bernard G

   dream   
11/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Dommage pour la rime manquée "rêt/ré" et les erreurs de concordance de temps. Bien d'accord avec vous "Davide" : Je VIS, bien sûr... Mais qu'importe cela ! car dans cette partition presque musicale, déployée sur quatre délicieux quatrains, que d'aucuns -tout comme moi- peuvent comprendre par le biais d'un œil accoutumé à deux façons de penser, JPM s'est emparé avec brio de ce petit bijou de tendresse. C'est une histoire simple, comme on les aime, et qui n'est pas sans nous rappeler que les plus belles rencontres sont dues au hasard... Et ça nous fait du bien !!!

   solo974   
12/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour JPM,
Votre poésie se lit aisément, en raison de la douceur avec laquelle cette rencontre est évoquée : "La sentir contre moi fut vraiment délicieux", " Après bien des câlins et beaucoup de caresses".
Mais - à titre personnel - je l'ai trouvée un peu trop narrative : "Quand se rayait le ciel", "quand on quitta", "Après", "Un jour elle entendit".
Mais ce n'est là que mon point de vue...
Bien à vous et excellente continuation sur le site !


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