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Poésie libre
Jules : Quand l’édifice tendre à tes hanches vacille
 Publié le 19/08/10  -  5 commentaires  -  955 caractères  -  212 lectures    Autres textes du même auteur

Pierre Bonnard ?
Tiens, oui. Un peu, c'est vrai...


Quand l’édifice tendre à tes hanches vacille



Senteurs de savon et d’herbe coupée,
de vanille tiède et de cheveux mouillés.
Une brume feutrée gomme la surface des choses.
Fonte lente des miroirs et des vitres aveugles.
Résonances infimes de clapots amortis et de touches amollies.
Au culte diffus de ton intimité
la lumière troublée s’est soumise,
et la pièce se drape de coulées opalines.

Une lueur de chair orangée se détache, imprécise.
La charpente jetée sur l’eau, de ton dos qui s’incline
et ta nuque perdue aux confins d’une courbe,
m’ignore encore, fugitive et lointaine.
Quand l’édifice tendre à tes hanches vacille,
engloutit et ruisselle une géographie nouvelle,
tu fais naître de ton corps le plus doux archipel
et me fait découvreur à l’humeur marine.

Tes paupières closes pour mieux ressentir
et frémir en secret l’occurrence impossible
de l’offrande ravie, me sourire peut-être.


 
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   LEVENARD   
10/8/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très belle évocation, nourrie d'un vocabulaire d'une tonalité sans faille.

Des images d'une grande évidence et d'une forte originalité pourtant . En particulier : Fonte lente des miroirs.
La charpente jetée sur l'eau, de ton dos qui s'incline
(il s'agit en fait ici d'une véritable image, citer Bonnard n'est pas vain)
- me fait découvreur à l'humeur marine.

Très belle réussite dont les sonorités coulent sans accroc.

   Marite   
22/8/2010
Commentaire modéré

   Lunastrelle   
14/8/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Sans cette référence qui aide à "mieux saisir" l'écrit et son essence, cela reste un poème aux tendres sculptures, qui se déguste et se savoure lentement... Il y a une attention particulière portée sur le rythme et la respiration, et puis quelque chose m'attire entre ces lignes douces...
Une petite étincelle, celle qui me murmure "tiens, il y a quelque chose de plus", et qui me donne d'aller voir en profondeur... J'y ai été, et je n'ai pas été déçue du voyage... On peut en tirer foule d'interprétations, mais je ne les étalerai pas ici. Elles sont aussi intimes que la poésie de ce texte.
Du moins je le ressens ainsi de mon côté, je peux me tromper...
Tout ceci n'empêche pas quelques petites maladresses, comme par exemple un léger déséquilibre au niveau des "de". Ils sont mal répartis parfois, on en a à la pelle et puis après, plus rien... Je pense qu'il faudrait en retirer, parce qu'il y en a beaucoup en fait, surtout dans la première partie du texte... Ensuite, j'ai repéré ceci (bon là j'avoue, je suis tatillonne):

"tu fais naître de ton corps le plus doux archipel
et me fait découvreur à l’humeur marine."

Le verbe "fait" est utilisé deux fois, à peu d'écart... Ça me gêne un peu...

   wancyrs   
21/8/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Jules.

J'aurais aimé voir ce texte en Prose, pour vivre d'une traite cette si belle description. Hélas, la mise en vers découpe les images de manière importun, si bien qu'au final je me retrouve avec des bribes de scènes, un puzzle qu'il faut recoller...

Dommage

   framato   
25/8/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Deux trois choses me gênent dans ce texte... le savon, les senteurs, la vanille et les cheveux mouillés, on commence fort dans le genre image toutes faites.

Par contre j'ai aimé la brume qui gomme la surface (le feutre me semble redondant avec la brume)

Fugitive et lointaine me replonge dans le commun, par contre, surtout que les confins qui précèdent annoncent de manière tant évidente le registre qui suivra, brusquement marin / houleux... (géographie me semble vraiment moche dans le contexte), le doux archipel étant sans doute la goute en trop pour moi.

Me sourire peut-être reste ce qui me touche le plus dans ce texte, et aussi sans doute ce qui me donne le plus de regrets quant au traitement du texte : plus sobre, plus léger, plus simple, je crois que tout y aurait gagné.

Merci Jules pour ce texte qui navigue entre corps et âmes...

   Anonyme   
24/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
le titre est superbe, un poème au sensation sensitive et visuelle. description chaude et odorante d'un acte quotidien, mais que la douche est sensuelle sous le regard du narrateur...
le rythme est fluide, ça coule de source.


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