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Poésie contemporaine
julien : Le sable émouvant
 Publié le 28/01/12  -  12 commentaires  -  573 caractères  -  354 lectures    Autres textes du même auteur

Des enfants sur la plage s'amusent à s'enterrer les pieds.


Le sable émouvant



Ils aimaient ce sable émouvant
Que ne vient pas trahir l’écume,
Volatile comme la plume
D’une mouette au corps de vent.

Les pieds s’enrobaient d’un habit
Couturé de cent mille grains,
Prisonnier dans l’après-midi
D’une enfance vêtue d’un rien.

Le soleil était par-dessus
Les moi-je des bambins rieurs,
Joyeux captifs à demi-nus,
Heureux de leur propre torpeur.

Qui enfin put les libérer
De cette terrifiante gangue ?
Ce fut la mer impatientée
Qui ne sait pas tenir ses langues.


 
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   macaron   
28/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une très jolie poesie! Ces souvenirs de l'enfance dans une émotion réelle, palpable, physique me parlent encore aujourd'hui. J'aime beaucoup le deuxième quatrain qui dit tant de choses en quelques mots. Une mélancolie douce avec une mer calme qui ne peut pas retenir "ses langues". Merci pour ce moment de grâce!

   Arielle   
28/1/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Cette "mouette au corps de vent" illustre parfaitement la mélancolie légère qui imprègne ce gracieux poème.
Une image grâce à laquelle on se laisse volontiers emprisonner dans ses souvenirs. Qu'ils soient ceux de l'été dernier ou ceux d'une enfance plus lointaine, ils forment une gangue universelle qui peut toucher chacun de nous.

Seul le mot" torpeur" me gêne un peu dans ce contexte.

   brabant   
28/1/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Julien,


C'est propre, c'est clair, c'est net, c'est efficace ! Elle est belle et suggestive, cette "mouette au corps de vent". Le mot "couturé" me semble trop académique, au tracé trop ordonné pour rendre compte de "cent mille grains" (éparpillés/conglomérés). Les "moi-je" sont d'une expérience éprouvée à observer avec une bienveillance amusée les jeux des enfants. La dernière strophe contient tout l'esprit de ces après-midi à la plage :
"Qui put enfin les libérer
De cette terrifiante gangue ?
Ce fut la mer impatientée
Qui ne sait pas tenir ses langues."
Curieux retournement de situation où la mer se fait amie alors que le sable terrifie. Par jeu. Evidemment.

Merci

   Luz   
28/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai bien aimé ce poème plein de légèreté et de calme bonheur.
Déjà dans le titre : Le sable émouvant, puis la mouette au corps de vent, jusqu'au langues de la mer. Belle poésie sous la gaité du soleil.
Il n'y a que "cent mille grains" qui me gène un peu, j'ai toujours trouvé que les nombres ne donnaient aucune poésie (pourquoi pas deux cent cinquante mille si le sable est si fin... ?)
En tout cas c'est un très beau poème.

   Anonyme   
28/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Belle réussite que ce poème touché par la grâce, celle de l'enfance, nostalgique à jamais et qui s"achève magnifiquement par une petite leçon de morale. Merci pour cette douce lecture.

   Marite   
28/1/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'espace d'un temps et ce poème, tout en douceur, m'a transportée au pays de l'enfance, des longs après-midi sur la plage, des jeux de sable et des "langues" de la mer.
J'aime tout particulièrement ce vers: "d'une mouette au corps de vent " . Belle expression poétique.

   funambule   
30/1/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce joli texte me fait l'effet d'un double regard... ou plutôt de regards mêlés. On imagine ce qu'un adulte peut ressentir et le ressac des souvenirs que certaines visions peuvent déclencher. C'est en même temps très visuel et la lumière est bonne; j'entends la lumière comme un prisme émotionnel... et la "torpeur" semble être l'écho d'un état laissant vagabonder l'imaginaire entre le "tableau" et le retour sur soi. J'avoue que le titre avec son jeu de mot facile m'aura quelque peu retenu au départ... juste un instant!

   LeopoldPartisan   
9/2/2012
 a aimé ce texte 
Passionnément
fluide et limpide
intelligent et émouvant
La langue pratiqué est réellement naturelle et contemporaine.
L'un des meilleurs textes lu depuis longtemps.

bravo

   S_word   
11/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est très bien écrit, on sent que ça n'est pas "forcé" alors ça reste assez léger ( ce que j'apprécie dans les poèmes )

J'aime vraiment beaucoup, c'est nostalgique et ça donne l'impression de regarder une vieille photo ou une carte postale.

Seul point "négatif" : le titre !

   Anonyme   
26/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Texte plein de fraîche écume, dont les embruns viennent réveiller mes propres souvenirs d'enfance à la mer.
Un détail toutefois fait question: n'y a-t-il pas contradiction entre "rieurs, joyeux" et "torpeur"? Certes la torpeur peut être heureuse, mais il me semble qu'elle ne peut pas être exubérante.
Qu'en pensez-vous?

   Anonyme   
11/1/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Votre titre m'a interpelé "Le sable émouvant", je ne suis nullement déçu de m'être laisser attendrir par ce qu'il pouvait évoquer, c'est comme un arrêt sur image.

Votre plume porte une qualité que j'apprécie tout particulièrement, elle est élégante et fluide. Vous savez faire vibrer en nous ce ressenti de légèreté et d'émotivité, et là je dois dire que j'ai été séduit tout au long de ma lecture. Cela correspond tout à fait à mon attente.

C'est frais, clair, agréablement futile, les images sont magiques, elles ramènent à des moments qui peuvent être connus par chacun de nous. J'ai ainsi pu revivre le bonheur de ce jeu de plage. Les bruits, les odeurs, les couleurs, tout y est, vous m'avez enchanté superbement.

Fond et forme ne manque pas d'une belle et simple éloquence, un raffinement qui fait défaut en poésie parfois.

   Francis   
11/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
On entend les cris de joie. On respire l'air iodé. On retrouve son enfance sur cette plage. Les marées ont effacé la trace de nos pas. Les châteaux de sable ont disparu...Le bonheur était là, simple et ensoleillé. Un poème beau comme ces bambins hâlés. Ces vers engendrent une douce nostalgie !


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