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Poésie contemporaine
Kherza : Les tombeaux de lumière [Sélection GL]
 Publié le 16/08/19  -  15 commentaires  -  747 caractères  -  251 lectures    Autres textes du même auteur

Sonnet sans prétention et sans ponctuation.


Les tombeaux de lumière [Sélection GL]



C'étaient de grands tombeaux dressés sur la colline
Qui baignaient l'horizon d'une lueur dorée
Les champs aux alentours reflétaient dans le blé
Les halos émanant de leur jaspe divin

Des marées de souvenirs et des torrents de songes
S'échappaient de leurs portes depuis longtemps scellées
Dans un marbre compact et des statues ailées
Y gardaient inflexibles la mémoire d'un monde

C'étaient de grands tombeaux taillés dans le granite
Du labyrinthe humain et ses quêtes d'hier
Tournés vers le mystère des étoiles et du vide

Deux sphinx imperturbables veillent à leur entrée
Où un Oracle blanc se tient dans la lumière
Riant de l'immortel et de l'éternité


 
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   poldutor   
17/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Belle description des tombeaux, les deux premiers quatrains sont très poétiques, la suite est plus sibylline, que sont les "labyrinthe humain" et "l'Oracle blanc" ? Un peu de ponctuation rendrait ce poème plus facilement lisible.

poldutor E.L

   myndie   
17/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

sans prétention écrivez-vous en incipit, moi je ne dirais pas ça.
Il manque juste à votre sonnet quelques petites retouches, une longueur ça et là retravaillée pour que le rythme impulsé à la 1ère strophe donne la même musique, le même balancement au texte dans son entièreté.
EX :
-v.5 : il faudrait supprimer 1 pied et laisser la césure à l’hémistiche (c’est le mot « marée » qui fait buter)

-v.6 : là aussi, 1 pied de trop (remplacer «depuis » par « si »?)

-v.7 : ici c’est le sens qui souffre du manque de ponctuation. Un point après « compact » serait le bienvenu (il faudrait sans doute réfléchir sur le « et »)

-v.11 et 12 : là encore, la longueur nuit à la fluidité de la lecture

-v.13 : « Où un oracle se tient dans la lumière ». Je ne vous ferai pas le reproche du fameux hiatus car on n’est pas en classique et moi je m’en fiche un peu. Mais n éanmoins, je trouve bien peu élégant l’enchaînement « où un ».

Considérez là que ce ne sont que des remarques mineures car pour le reste, j’ai beaucoup aimé vos « tombeaux de lumière ». Vous nous y amenez avec une plume élégante qui dispense des trouvailles descriptives qui m’ont bien plu :

«  les halos émanant de leur jaspe divine »,
« des statues ailées y gardaient inflexibles la mémoire d’un monde »,
le très poétique 1er tercet et le magnifique vers final.

Une agréable lecture

   Eclaircie   
18/7/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

L'auteur nous prévient : "sans ponctuation"
Ce fait ne me gêne pas.
D'autre détails me gênent plus :
"Les halos émanant" il conviendrait de faire la liaison les halos-z-émanant ce que je trouve peu harmonieux.
"Des marées de souvenirs et des torrents de songes " qui compte 13 syllabes.
"S'échappaient de leurs portes depuis longtemps scellées ", idem, on ne peut guère rendre muet le "tes" de "portes"
"Y gardaient inflexibles la mémoire d'un monde ", le "Y" en entame ne me plait pas trop.
"Où un Oracle blanc se tient dans la lumière " avec ses deux hiatus, heurtent la lecture.

Pour l'impression d'ensemble, j'avoue ne pas avoir accroché vraiment.

Bonne continuation,
Éclaircie

   papipoete   
21/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien
contemporain
je vois bien la scène du récit, dans le cadre majestueux d'une Egypte des pharaons ! Dans le silence qui baigne cet endroit, des torrents de souvenirs s'échappent des portes des tombeaux, depuis si longtemps gardés par deux Sphinx imperturbables.
NB le premier tercet est mon passage préféré, mais la répétition de " grands tombeaux " put s'éviter ?
Un tableau agréable à contempler !
papipoète

   Miguel   
24/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il y a, excusez du peu, quelque chose du souffle de Saint-John Perse. Cette poésie minérale et ce sentiment d'éternité qui s'en dégage sont grandioses. Il y a là quelque chose d'incantatoire, d'envoûtant. On voit, on y est. Pour un poème sans prétention, ce n'est pas si mal !

   Provencao   
16/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Deux sphinx imperturbables veillent à leur entrée
Où un Oracle blanc se tient dans la lumière
Riant de l'immortel et de l'éternité"

J'ai beaucoup aimé ce tercet, où vous nous livrez, avec beaucoup d'élégance, ce temps infini, sans âge, immuable et seraphique...

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Vincente   
16/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La lecture est très agréable, travaillée mais produisant une belle souplesse d'écriture. Ce qu'elle évoque dégage à la fois un côté mystérieux propre au champ spirituel invité et une relative clarté de l'imagerie poétique. L'ensemble donne un bel équilibre entre le regard existentiel et l'approche culturelle.

Par contre, un autre mystère, plus prosaïque, m'a laissé à côté du propos. J'ai vu avec plaisir lors de ma visite, mais je n'ai pas su me situer où elle se faisait. Je veux dire dans quelle région. J'ai imaginé l'Egypte bien sûr, grand tombeau avec 2 sphinx, les statues ailées, mais les champs de blé autour, le granit qui devrait plutôt être un calcaire, le marbre de l'entrée, ça ne collait pas. Le granit est celui du labyrinthe humain, d'accord, mais n'empêche, je m'y perds. Je manque peut-être (sûrement) de références culturelles voire touristiques, mais j'ai été un peu frustré de ne pas avoir pu faire de la découverte de ce beau poème la connaissance identifiée d'un haut-lieu de l'humanité.

   troupi   
16/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je ne sais pas où je me trouve dans ce poème et l'auteur nous éclairera peut-être mais cela n'enlève pas au charme de la description.
Le premier quatrain plante bien le décor, le blé et le jaspe apportent leur mystère en ces lieux.
Les deux tercets sont bien ciselés, j'aime bien cet oracle qui se rit de l'immortalité.

   senglar   
16/8/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Kherza,


Je trouve ce sonnet de très belle facture, de très belle allure, de très belle tenue, hiératique à souhait. Au passé pour bien l'asseoir dans le temps puis avec un présent de narration dans le tercet final pour que, dans le "maintenant", nous nous penchions aux bords de l'immortalité et de l'éternité.

Il y a une lumière surnaturelle (1er quatrain), il y a le trésor de la mémoire (2ème quatrain), il y a les méandres de tous les labyrinthes céphaliques d'hier, d'aujourd'hui et de demain (1er tercet) et il y a le regard qui confronte et actualise (2ème tercet) Invite ?

"C'étaient de grands tombeaux dressés sur la colline"
où nous attend
"... un oracle blanc..."

OEdipe ! Fais-nous un tuto sur la façon de se confronter à un oracle, je veux savoir mais je n'ai pas envie non plus de me faire bouffer tout cru. lol


Senglar
Mystifié

   natile   
16/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce texte m'emmène davantage dans un monde imaginaire, un peu comme dans ces films autour des légendes avec des sorciers, des trolls des elfes. Le monde des ténèbres côtoie celui des vivants, un passage entre les deux que seuls des initiés pourraient franchir. Les vers s'enchainent bien pour justement décrire ce mystère des vivants et des morts.

   Donaldo75   
16/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Kherza,

J'ai trouvé que l'absence de ponctuation apportait une fluidité certaine à cette poésie. Du coup, elle se fait encore plus évocatrice par les images utilisées puisque mon petit cerveau de lecteur ne se préoccupe pas du rythme qui est devenu naturel. Et puis ça va bien avec les vers suivants:

"Des marées de souvenirs et des torrents de songes
S'échappaient de leurs portes depuis longtemps scellées "

Bravo !

   hersen   
16/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
le sonnet est un bon choix car il apporte une "finitude" en contradiction avec l'idée d'éternité et je trouve une densité à cette idée : juste de passage mais l'éternité accompagne ces tombeaux.

L'absence de ponctuation est pour moi un plus, parce que ça va vers mes goût personnels, mais je trouve dommage la majuscule systématique en début de vers. mais c'est un détail, même si je pense qu'en jouant sur ce point, on pouvait amplifier l'avantage de la non-ponctuation.

Sinon, pour le sujet en lui-même, j'aime comme il est traité, d'une certaine façon simplement mais qui ne manque pas de majesté. cela confère au poème d'abord, mais aussi au lieu, comme une intimité à la lecture.

Merci pour la lecture !

   emilia   
17/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J’ai beaucoup aimé l’évocation de « ces grands tombeaux » baignés de lumière et voués à l’éternité pour perpétuer « la mémoire d’un monde » mystérieux, malgré les petits détails de prosodie déjà signalés… Quelle belle image que celle d’un « oracle blanc » se riant de l’immortel et de l’éternité pour restituer le ressenti face à l’empreinte de ces monuments grandioses… ; merci à vous et belle continuation !

   STEPHANIE90   
18/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Kherza,

un sonnet contemporain de bonne facture.
Je l'ai lu à plusieurs reprises et à chaque fois avec le même plaisir. J'aime les images, moi simple profane de ces tombeaux de lumières, dont je ne peux savoir le lieu, mais qui me paraissent expressément baignés de mystère partout en ce monde. D'ailleurs "Les halos émanant de leur jaspe divin"...
Vous nous offrez sur un plateau poétique un peu de l'au-delà et vous clôturez avec un magnifique tercet final.
J'ai aimé au début des tercet que vous répétiez "C'étaient de grands tombeaux", cela permet de resituer le narrateur dans le terrestre, contrairement aux images célestes.
un seul petit truc qui n'est pas agréable à la lecture à voix haute "Les champs aux alentours". Les champs qui alentours, peut-être ?

Mais chut ! Le mystère reste entier, c'est ce qui lui donne ses auréoles de grâce...

merci pour ces beaux vers,
Stéphanie

   ANIMAL   
31/8/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Superbe poème qui me fait immanquablement penser à la vallée des Rois et aux pyramides d’Egypte. Où à quelque tombeau d’outre-monde. Qu’importe, je suis séduite.
Jaspe, marbre et granite sont enrobés de lumière, de souvenirs et de mystères. C’est beau.
La musicalité est au rendez-vous, pas besoin en effet de ponctuation pour lire et relire ces vers majestueux.

J’achoppe néanmoins sur les 5e et le 6e vers où se brise le rythme. Un poème se dit autant qu’il se lit et là, cela passe mal. Mais je crois qu’il sera facile à l’auteur d’y remédier étant donné le niveau du reste. Car passé cet écueil, l'enchantement reprend.

Bien que l’Oracle blanc s’en rie, il y a quelque chose d’immortel et un souffle d’éternité dans votre poème.

Merci.


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