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Poésie contemporaine
Kherza : Souviens-toi
 Publié le 27/12/18  -  6 commentaires  -  2767 caractères  -  110 lectures    Autres textes du même auteur

... ou comment (re)trouver les ressources en son for intérieur.


Souviens-toi



Il est des moments de doute
Où tout nous semble à la dérive
Où nos esprits incontenables
Semblent se perdre à l’infini

De cette prison intérieure
Aux murs gravés de sourds cris
Plusieurs guides salvateurs
Peuvent nous permettre de sortir
Mais le meilleur, le plus tenace
Le plus difficile à saisir
C’est nous ; la force vitale
Cachée au tréfonds de nos êtres
Indomptable et pourtant fragile
Elle répondra quand la mémoire
Lancera les fusées de détresse
Qui battent l’appel du passé

Alors souviens-toi


Souviens-toi que l’éternité
Est illusive et dérisoire
Que c’est cette vie qu’il faut remplir
En récoltant jouissance et joie
Aller vers elles, les séduire
Les chercher si elles ne viennent pas
Car il est tard et tout à l’heure
Il se peut que tu ne sois plus là
Et pense aussi pour les prochains
Qui tendent tous vers le bonheur
À dégager l’obscur chemin
Menant à l’éclaircie du cœur

Souviens-toi que l’instant présent
Est aussi vif qu’éphémère
Qu’il est une eau insaisissable
Filant entre nos doigts phanères
Que s’il part toujours très vite
C’est pour revenir encore
Qu’il ne s’envole que pour ensuite
Offrir de mieux capter l’aurore
Et que s’il devient souvenir
D’un instant parmi des millions
C’est pour soupeser l’avenir
En faisant naître la raison

Souviens-toi qu’il te faut défendre
Ce qui est beau, pur et vrai
L’enfant du tigre, l’innocence
Les œuvres d’art aux mille traits
Que les démons pleins de violence
Existent hélas bien réels
Envieux, jaloux, amers, tristes
Ils prennent tout sans rien donner
Si l’on ne peut les secourir
Il faut alors les museler
Afin d’en protéger les autres
Pour mieux s’en protéger nous-mêmes

Aux heures tardives de désespoir
De rage au ventre, de colère
De déceptions et de déboires
Lorsque la vie est trop cruelle
Souviens-toi qu’elle peut aussi être
Immense, belle et généreuse
Que si aujourd’hui est un néant
Demain peut être une merveille
Que renoncer n’est pas un tort
Mais qu’il faut savoir attendre
Se tenir prêt, toujours, encore
À recevoir l’espérance

Souviens-toi, c’est important
Que tout un beau jour finit
Que la vie n’a vraiment de sens
Qu’en partageant avec autrui
Et que la fin de l’existence
Est bien la fin, ne t’en leurre pas
Mais qu’elle n’en est pas moins sublime
Avec la trace de nos pas
Laissée azur au ciel abîme
Poussière d’étoile dans le vent
Ou bien lanterne dans la nuit


 
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   lucilius   
9/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Texte beaucoup trop long sur le sempiternel sujet du respect de la vie (Prends la vie comme elle vient et respecte là, car elle est beaucoup trop courte pour être gaspillée).
Malheureusement, je ne puise pas les éléments contradictoires suffisamment argumentés pour parvenir à me convaincre du bien-fondé de cette longueur.

   Corto   
10/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle ode à la vie sous l'angle de l'espoir, du partage, de la confiance en sa propre force intérieure, de la lucidité.
Vivre au maximum de ses capacités et vouloir aller plus loin encore semble être le message de ce beau poème.
Pas de niaiserie mais peut-être un oubli des accidents matériels ou psychiques qui peuvent briser l'élan "Lorsque la vie est trop cruelle".
Pas de mysticisme non plus car "la fin de l’existence Est bien la fin, ne t’en leurre pas".
Se redonner toujours confiance car "Le plus difficile à saisir C’est nous; la force vitale Cachée au tréfonds de nos êtres".
Les mots sont simples, le discours bien construit.
Un beau texte pour un beau message:"c’est cette vie qu’il faut remplir"
Pour la forme on aurait pu espérer un rythme plus marqué, plus entraînant, cohérent avec l'esprit du texte.
Bravo.

   Vincente   
27/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Voici un style qui déverse une logorrhée comme un sauve-qui-peu. Dès la première strophe, sans recherche particulière, s'affiche le propos. Et ensuite, j'ai entendu cette plainte qui tente par l'auto-suggestion d'arriver à l'auto-persuasion.
Si j'ai pu apprécier l'ensemble, c'est d'abord par le fait que ce flux appelle l'empathie. Le parler est vrai, presque littéralement sorti de l'esprit en doute, et sur ce plan c'est réussi. Comme si l'authenticité compensait la forme trop brute qui s'écoulait de l'esprit. La longueur du texte est aussi une conséquence de ce processus, pas simple à endiguer ("Où nos esprits incontenables / Semblent se perdre à l’infini").
J'ai donc été convaincu que cette forme assez linéaire se justifiait. Et puis j'ai appris par un terme intéressant "phanères".
Et la fin est jolie dite comme vous l'avez pensée :
"Avec la trace de nos pas
Laissée azur au ciel abîme
Poussière d’étoile dans le vent"
Peut-être me serai-je passé de l'ultime vers ("Ou bien lanterne dans la nuit")

   PIZZICATO   
27/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" la force vitale
Cachée au tréfonds de nos êtres ". C'est elle qui doit gérer les climats de notre existence, du mieux possible.

Tenter de vaince les " moments de doute, où tout nous semble à la dérive", ceux de " déceptions et de déboires lorsque la vie est trop cruelle" mais surtout, profiter de " Ce qui est beau, pur et vrai ".

Bien sûr, c'est ce qu'il faut - ou faudrait - garder en mémoire à chaque instant de notre existence. Mais, pas toujours facile à mettre en oeuvre...

" Elle répondra quand la mémoire
Lancera les fusées de détresse
Qui battent l’appel du passé " beau passage.

   Robot   
27/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Si je comparais à la musique, ce serait au Boléro de Ravel. C'est un peu plan-plan, comme un thème répété de strophe en strophe. J'ai surtout apprécié à partir de "Aux heures tardives de désespoir" Le texte prend son essor et s'anime à partir de là. Mais l'écriture poétique est sincère et bien présente.

   FrenchKiss   
27/12/2018
Ce matin, ça allait pas trop mal, là j’ai carrément envie de me taper un bon verre de ciguë pour en finir. Je me rends compte trop tard qu’il suffisait d’autostimulation pour changer de vie. Vive l’écholalie.

« Que renoncer n’est pas un tort
Mais qu’il faut savoir attendre
Se tenir prêt, toujours, encore
À recevoir l’espérance »
Etc…Etc…Etc…

Merci aux psaumes de la New Generation, celle de traverse la rue, c’est quand que tu te bouges le cul ? Tu sais fabriquer une commode, ça te dit pas de tondre des caniches ?
C’est vrai que là au moins ça stimule, je sens comme une force monter soudain en moi. Ça va faire plaisir au chamane.
J’ai peur de risquer l’euphorie si je reprends une louche de cette bouillie druidique.

FrenchKiss
tombé petit dans la marmite


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