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Poésie libre
Kitrava : Poème sahélien
 Publié le 09/05/20  -  12 commentaires  -  507 caractères  -  296 lectures    Autres textes du même auteur

Court poème en vers libres sur le retour de la pluie au Sahel.


Poème sahélien



les pôles épars éclatèrent en sanglots
et l'archange de son bec tripotait l'azur
il en fit pleuvoir des cristaux mauves
et mille poèmes en chantier au-dessus du sahel
le ciel alors se cabrait et grimaçait un éclair
on chanta une élégie pour le dieu de sel
qui trop fort l'avait aimée elle et ses yeux hazel
un vautour parfois narguait la dune
puis s'enlisait dans les vents
offert à la colère plurielle
on l'accusait d'avoir caché la pluie
et l'ancêtre


 
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   Anonyme   
11/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Poème écrit sous forme de récit comme un légende.

J'ai aimé le mélange réalité / irréel avec cette pluie de " mille poèmes en chantier au-dessus du sahel".

Mes vers préférés : " Le ciel se cabrait et grimaçait un éclair" et " un vautour parfois narguait la dune/ puis s'enlisait dans les vents" qui mêle habilement les éléments ( air et sable ).

Mais j'aurais aimé en savoir un peu plus sur la figure féminine évoquée par ses "yeux hazel",( mot très bien choisi aux sonorités douces. )

Merci pour cette lecture

   ANIMAL   
9/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce poème a un charme certain qui vous emporte avec lui et puis... il est bien trop court car à peine immergés on en ressort ébouriffé et, pour ma part, insatisfaite.

J'ai tout de même apprécié ce voyage insolite qui raconte un pays tout aussi étrange.

   papipoete   
9/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Kitrava
le ciel vers où se tournent tous les regards, lui qui ne faisait que sourire aux terres qui se mouraient dardées de ses rayons, vient enfin d'avoir peine et éclate en sanglots... pour la plus grande joie de ceux qui le priaient depuis tant et tant de lunes...
NB et l'auteur nous montre la pluie venue, à travers une légende sahélienne, l'histoire de " elle et ses yeux hazel ".
Bien des images chamaniques, des créatures du désert et leur mystère, noient sous l'eau salvatrice avec bonheur ce poème... mais ici point d'oasis et cet or des nues s'évaporera aussi vite que le temps requis pour écrire ces vers...
parmi ces visions j'aime particulièrement " un vautour parfois narguait la dune/puis s'enlisait dans les vents... "
au second vers, j'aurais préféré " tripo/tant "

   Donaldo75   
9/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Kitrava,

J'ai beaucoup aimé ce poème. Je lui trouve des aspects surréalistes - peut-être est-ce le propre de la poésie libre, finalement - et un champ lexical mêlant imagerie et complexité, presque trop parfois mais justement cette surcharge rend l'ensemble réellement différent, à la limite du psychédélique. Différent de quoi ? Je ne saurai répondre à cette question sans digresser alors je m'arrête là.

En tout cas, bravo !

   Robertus   
11/5/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour kitrava.

J'ai des sentiments contradictoires concernant votre poème. Je pense que c'est dû en partie à cause d'une confusion dans l'utilisation des temps. Comme l'a relevé aussi un autre commentateur par rapport [ à la troisième strophe ] EDIT : au deuxième vers de la première strophe. Cela provoque une incompréhension au niveau du déroulement des évènements qui parfois semblent se produire l'un après l'autre quand la logique voudrait qu'on les ressentent comme arrivant en même temps. ( Je parle principalement de l'arrivée et l'activité de la pluie ).

Les images utilisées ne donnent pas d'indices de " connection de sens " d'une phrase à l'autre. Exemple : on ne sais pas qui est " elle " du tout, ce qui se rajoute à la confusion temporelle.

Je trouve que l'accroche du poème est traîtresse, dans le sens où je m'attendais à un évènement intéressant ( la pluie qui arrive dans un pays désertique ) et le déroulement de l'événement avec l'effet qu'il provoque à tout point de vue. Or là, c'est un enchaînement d'images qui n'ont pas de fil conducteur pour le lecteur; à moins qu'il ne s'agisse d'une symbolique très recherchée dans l'histoire et la culture du Sahel qui ne ravira qu'un ethnologue averti.

Du point de vue fluidité je ressens parfois que certaines conjonctions de coordination comme " et " etc... sont en trop là où une virgule aurait suffit. En parlant de virgule, en mettre une juste avant " elle " pourrait être intéressant pour la lecture. Je vois que vous avez choisi de ne pas en mettre dans votre poème alors que certaines phrases longues me paraissent difficiles à lire à la première lecture. Une première lecture fluide c'est comme une une friandise ^^.

Cependant, j'aime beaucoup le thème du poème.

Robertus.

   hersen   
10/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ah, tout ce qu'on voudrait mettre dans un poème et trouver la pluie de mots qu'il nous faudrait, qu'ils coulent tout seuls ! Mais nous nous retrouvons parfois en période de sécheresse, trouvant des bribes mais perdant le fil...
Il y a bien un sursaut, de temps en temps, un éclair zébrant ce ciel d'amour perdu.

Peut-être faut-il avoir connu l'espérance de pluie vitale pour pouvoir la comparer à l'écriture, mais il y a bien ici, en tout cas, cette sécheresse désespérante, et ces dieux qui n'y peuvent rien.

Je salue ici la grande originalité du traitement du thème, la plume en tout cas n'est pas sahélienne !

   Pouet   
12/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Slt,

de fort belles images et une grande force d'évocation en peu de mots.

La concision n'étant pas synonyme de "sécheresse".

Rien à dire de très pertinent sinon. J'aurais peut-être évité l'inversion "qui trop fort l'avait aimé", "qui l'avait aimé trop fort" me semblant tout aussi convenable et plus coulant.

Au plaisir.

   PPeronne   
14/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un "quelque chose" qui me fait penser à T.S Eliot dans certains passages de "The waste land". Une belle écriture et une atmosphère.

   sauvage   
17/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La lecture est plaisante et de belles images naissent de ce poème. J'ai particulièrement aimé les derniers vers :

"on l'accusait d'avoir caché la pluie / et l'ancêtre"

Ma seule réelle gêne serait parfois les registres de langue ou des expressions toutes faites comme "éclatèrent en sanglots" (je ne doute pas que l'auteur aurait pu dépasser cela!).

Aussi, ma lecture fut interrompue sur "Ses yeux hazel". Devant mon ignorance, j'ai ouvert le Petit Robert : absent ; j'ai alors pensé à un jeu de mot : "Yeux à elle" que je trouvais curieux ; ou un rapport avec le Sahel ; puis j'ai découvert que cela signifiait "noisette" en anglais! Tout cela pour signifier que la magie d'un poème peut aussi se rompre à la lecture fastidieuse d'une personne lambda.

Pour l'évaluation, j'ai beaucoup hésité.

Merci pour ce partage

   Kitrava   
20/5/2020

   Anonyme   
20/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Kitrava,

Beaucoup de sensibilité dans ce poème. Court et percutant.
(J'ai survolé vos remerciements et ai eu envie de découvrir le poème)

L'absence de majuscule peut surprendre (au moins au premier mot du poème), sa forme "ramassée" de bloc intense aussi, mais la lecture est intéressante, tant par le fond que la forme.

Merci du partage

   Raoul   
23/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Re bonjour,
Celui-ci me paraît plus maîtrisé, et le charme opère mieux sur mon petit cerveau.
Chouette !


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