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Poésie en prose
Lariviere : Fragment du crépuscule (morceau 12)
 Publié le 14/08/07  -  6 commentaires  -  331 caractères  -  117 lectures    Autres textes du même auteur

Fragment.


Fragment du crépuscule (morceau 12)



Harpe des promesses
Endort les vigilances
Dans le tressage musical de la nuit.

Le ciel de nos respirations s’élance comme une flotte dans le raz-de-marée brûlant d’un trajet sans boussole. Odyssée de carton-pâte. Poésie du midi du bout du monde.
Arthropodes sur la toile des mythes et des réalités.


 
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   Pat   
19/12/2007

   strega   
20/1/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai craqué, je reprend une lecture aléatoire pour ne pas me laisser influencer par une éventuelle suite.

J'ai rarement vu, ou plutôt lu, de poètes, décrire l'essence de la vie avec si peu de mots. Du coup, j'ai toujours peur de louper un épisode avec Larivière. Puis je relis, encore et encore, pour finalement me retrouver avec ma première impression.

Tu arrive à toucher le sens profond de certaines choses, tu épure tellement tes écrits qu'il ne reste que le strict essentiel. Je ne dirai pas "minimum", bien au contraire.

J'ai cru remarquer (pardon d'avance si je me trompe) que tes clés de lecture (nous en donnons tous...) se trouvent bien souvent à la fin, ou vers la fin de chaque Fragments.

De cette façon chaque lecteur peut se figurer plus ou moins ce qu'il veut. A la fin tu interviens comme pour dire "ok, là c'est mon avis désormais". C'est très étrange...

Bien entendu, (mais je crois que tout le monde l'aura compris) cette écriture automatique (l'est-elle vraiment d'ailleurs...?), cette explosion de la structure et du sens d'une certaine manière me touche et me parle directement.

"Arthropodes sur la toile des mythes et des réalités." Mais où es-tu allé cherché cela??? C'est d'une finesse et d'une subtilité... Je frise la jalousie... :)

   nico84   
20/1/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Je me documente en même temps,je t'en remercie.

Parle tu des sirénes ? La premiere partie m'a fait penser à leur chant et la deuxieme partie de savoir demeler le vrai du faux.

Mais mon interprétation est peut être erronée, la beauté restera toujours présente. Bravo !

   Anonyme   
2/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
oui, la dernière phrase est un délice... définitivement.
Petite lecture très personnelle sur le coup, je ne vais pas noter... je ne vais pas vraiment livrer mon ressenti en public, si l'auteur le souhaite il peut questionner... juste dire que des correspondances me sont venues...

J'aime le ciel de nos respirations s'élance comme une flotte dans le raz de marée brulant d'un trajet sans boussole...
Merci
Es (qui a dit Anonyme?)

Edit : relecture et je note quand même avec du recul...

   jaimme   
10/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le 12 reprend le thème du 11 (retrouvé ça et là dans tous les autres).
Un sens à la vie? Dans les deux sens de sens d'ailleurs.
La dernière phrase oblige à un arrêt. Ce qui m'arrête ce que le mot "arthropodes" n'implique pas de dérapage. Oui de multiples pattes, un jonglerie entre, mais une forte stabilité. Je pense plutôt qu'on marche sur des fils illusoires et qu'avec une bonne vision certains fils sont plus lumineux. Faut les suivre ceux-là.
Très très belle image!

   jfmoods   
16/8/2018
Simples marionnettes entre les mains des puissants dont la seule ambition consiste à marquer leur territoire, nous sommes semblables à des enfants que les grandes personnes entretiennent de douces illusions (métaphore : "Harpe des promesses", personnification : "Endort les vigilances", complément de lieu : "Dans le tressage musical de la nuit").

Bercée par les écrans, notre soif de sublime (métaphore : "Le ciel de nos respirations", comparaison grandiose : "s'avance comme une flotte", référence explicite : "mythes") est profondément pathétique, déconnectée des enjeux pressants de la modernité (paradoxes : "Odyssée de carton-pâte", "Poésie du midi du bout du monde").

Dépourvus de conscience historique (métaphore : "Arthropodes sur la toile des mythes et des réalités"), incapables de maîtriser notre destin ("un trajet sans boussole"), nous avançons inexorablement vers l'abîme en détruisant tout sur notre passage ("dans le raz-de-marée brûlant").

Merci pour ce partage !


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