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Poésie en prose
Lariviere : Fragment du crépuscule (morceau 15)
 Publié le 20/08/07  -  18 commentaires  -  9796 caractères  -  793 lectures    Autres textes du même auteur

Fragment


Fragment du crépuscule (morceau 15)



Être libre de ne pas être libre.

Le salaire de la folie c’est de vivre dans un destin en caoutchouc.

Mais s’il n’y avait pas de charrues pleurant famine et courbant l’échine de nos doutes cramoisis sur les routes déroutantes de nos univers démantelés, les sources corrosives de nos manteaux crissant de froideur et d’insinuantes insouciances nous rongeraient les yeux à longueur de journées, c’est vrai, on oublierait les ennuis, les mesquineries, les ressacs, les radotages, les assignations, les requins et les resquilles, les chagrins et les esquives, les sollicitations alambiquées de nos machines encrassées, mais très vite on n’y verrait plus, on ne soucierait plus de nos ambiguïtés et les peuples de nos cerveaux deviendraient ennuyeux, doux et paisibles, nous formerions pour nos faramineuses formules mentales des mondes scandinaves chantant la candeur et fleurissant les cercueils de nos échiquiers, traçant des diagonales respectueuses sur des mondes où le fou sulfureux de nos moiteurs instinctives serait relayée aux confins des enfers, banni à tout jamais des essences, galaxie à la dérive, seule et concentrée par les fleurons machinalement cerbères de nos carapaces, perdu dans des cabales tortueuses dont le substrat ébouriffé de l’existence se bornerait dans sa quintessence, au domaine débonnaire du pittoresque.

Il ne faut jamais oublier que nous ne sommes pas animés par l’ambiguïté.

Nous sommes l’ambiguïté.

Sinon, la vie se bornerait à percuter de façon casanière le centre de feu du prévisible.

On se cantonnerait banalement aux confins des couleurs des poudres choisies. Foudres, magies, envies. Cases blanches. Cases noires...

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes dans un manichéisme où l’immonde rejoindrait pitoyablement les démons et où chaque camp compterait ses gouttes de sang dans les entrailles entaillées des consciences et les tripes de nos printemps, mais au bout du compte, une ribambelle d’années languissantes et mille et une nuit de combat, voire l’éternité pourraient s’écouler, nos naïvetés puériles ne seraient que des rêves de pervenches qui suinteraient toujours des avalanches d'apocalypse, enneigées par la pureté sanglante des sentiments... Ne pas faire l’économie des paradoxes, l’histoire repasse les plats aux menus compliqués et l’homme remet lymphatiquement le couvert dans l’éternelle catastrophe et double la mise, relance de dix, transpire, relance de trente, bluffe ou se couche, perd et gagne...

Croyant trouver refuge dans sa bonne conscience, l’homme joue gros et fait quitte ou double...

Nous sommes des flambeurs de casino qui jouons frénétiquement sur une table de jeu en flamme avec la désinvolture crasse d’hypothéquer le lendemain à perpétuité.

Les apparats compliqués de la vie protègent l’horrible de son cortège infernal tout en flattant ses flancs, qu’ils soient repus ou faméliques, et les ubacs glissant de nos honneurs, jacassent et perlent nos cœurs de leurs humidités corrosives comme la mousse s’engouffre parfois sur nos hématies.

L’engorgement, dans ce cas, est proche, les vilains mots convalescents de nos crimes s’approchent à pas de loup, les lycant'hommes draguant nos suffrages par des sourires appris, feignant compassion ès révérences dans le mépris effarant et falsificateur de leurs ambitions, alors, les applaudissements sondent les sincérités et les immortalisent comme insincères, les clous se plantent dans des chairs déshumanisées par l’habitude et les tours de chants, les différences indiffèrent, et dans une suffisance à peine voilée, les fakirs sont soudainement envenimés par leurs propres prestances de boutiquiers.

Le carnaval des fantômes revient hanter nos salons mondains qui brillent comme des stands de fête foraine, la musique, elle, joue toujours aussi faux dans un tango bouleversant où sonnent les multiples heures du possible, danse sanglante des désillusions comme autant de grenades qui rougissent nos cœurs et pendent sur nos têtes.

Ce sont les menaces tenaces des jours qui se lèvent sur l’absence de jour et sur les constats tristes des lendemains de bouche sèche.

L’ébriété s’en est allée dans l’éternité vermeil de nos chancelantes missions, c’est l’esthétique des caniveaux qui spasme sur tous les fuseaux horaires et qui se charge de tancer gravement le mystique dans des soubresauts de chiens perdus, les renouveaux manœuvrent désormais à l’aveugle dans des arsenaux pleins à craquer et où les embouchures portuaires se construiraient irrémédiablement dans des triangles aussi mystérieux et dangereux que celui des Bermudes.

Colosse au pied d’anguille nous extirpe soupir et désespoir en glissant son ombre dans les nuits biseautées des possibilités.

Ce sont les arythmies mentholées de nausées que nous promet le monde, on se pique au jeu des sommeils, on s’immole dans des carcans narquois de cache-misère aux parfums fruités de catacombe, les ombres inaccessibles sont de sortie pour nous siffler l’humilité des estompes sur les angoisses ordinaires de nos fièvres en plateaux.

Les enlisés de nos flammes réclament des fleurs et on leur verse des larmes pour éteindre l’incendie de leur malheur, alors la fin clame ses dividendes, le mal réclame le remboursement de sa dette, l’asphyxie fixe ses marges et l’aurore voit les horloges se bloquer à minuit sur tous les matins du monde.

Les crépuscules fragmentés bousculent les habitudes de turpitude salivée. Le sommeil s’étouffe et disparaît dans les sables mouvants alors que la nuit pointe sa poitrine gonflée de conseils, les portant jusqu’au sommet de nos assoupissements.

C’est le vent qui souffle ses alibis dans la lubie de nos nuits, déployant des artifices qui se colorent d’amertume pour ne pas avoir pu répondre de ses accouchements au temps jadis où les assassins chagrinaient en maugréant leurs humeurs de crocodiles à perdre haleine.

Sur les âmes larvées de nos hésitations les armes rouillent dans des cris d’alarmes qui virent au rouge.

La raison intimidée par les doutes et les passions, c’est désormais la déraison qui trône avec sa tête de déterrée sur les continents craquelés de nos tours de reins. Ivres de somnambulisme nous nous égarons aux confins de minuit. Romantisme à l’autrichienne. Citrouille pris pour un carrosse. Syndrome du prince charmant. Nous nous installons dans un marasme délétère de plus en plus nauséabond. Résignation. Montée du repli sur soi. Matraquage sécuritaire. Poussée de fièvre pseudo libérale de toute part.

Cynisme contagieux.

Climat propice aux prochaines nuits de cristal. Passe d’armes de merles moqueurs et de mouettes rieuses, se prépare pour de futures curées orgiaques des légions arrivistes d'oiseaux charognards dans la brume retournée où se dessinent, méfions nous encore, de nouvelles pestes noires, pestes mentales de poussières d’os et d’ordures dans l’éternité et l’immortalité d’un virus qui trouve en nous un hôte indéfiniment compréhensif et accueillant.

Temps du tragique béni, temps prometteur de nouvelles douleurs et de nouveaux cris de souffrance étrangement identiques aux précédents.

Enième contrefort des impuissants, la plénitude du dégoût aux illuminations des entournures ne démangeant plus grand monde au festin des hypocrites, les écœurements se portent avec merveille et grand raffinement dans les cérémonies grandiloquentes de la vie, comme des ornements ridiculement exquis de diadèmes en putréfaction...

Dorures réussies du cynisme le plus froid drapé de son abjecte intelligence.

Compétition sans fin dans l’infaillible effrayant de déférence vis-à-vis de nos zigs et de nos zags.

Ping pong de mise. Toujours le pathétique sert et lifte, smache et marque.

Jeu.

Set.

Et match...

Toujours le pathétique joue et gagne.

Nous sollicitons éternellement les mêmes fonctions reptiliennes et nous nous étonnons d’être toujours dans les revers boueux des marécages. L’archaïsme nous pend aux lèvres. Zombies englués dans les cimes prurigineuses de nos conditions. L’apocalypse est de rigueur. La conjoncture de foudre suinte brûlante de toutes nos élucubrations.

C’est le joug des hébétudes. Formule des alchimies mal récitées. Dictature du néant. Perce-oreilles des incompréhensions, le lointain refrain des marées humaines s’amenuise et rabote nos poumons jusqu'à couper le souffle. Une figure d’ange brille sur les pistes désertées. Déshydraté. La langue pendante. Hypothermie maligne d’effort.

Le jardin d’éden est loin et doit être surveillé comme un nid de vipères.

Paradis souillé de fatalité depuis le big-bang des émotions. Porte fermée à une certaine température, faute en revient à la fusion des sentiments. Transcendance et chiendent poussent incroyablement vite sur les murs crépis de nos vertus les plus affirmées, puis pourrissent…

Perle ensuite un poison si puissant que quelques gouttes seulement font fondre le sol et l’espoir, sous les pieds de dix générations...

Et c’est le persiflage des ombres sur des mésanges qui comptent avec vicissitudes leurs habits fastes de voyeurs. On est touristes de l’agréable comme on est touristes de l’horreur.

Civilisation de craie.

La vie et l’existence fuient avec précipitation les supplications des contemporains.

Puis bêtement, s’engouffre le souffre glaireux…

Creusant les lézardes démoralisatrices de l’inutile...


 
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   Anonyme   
7/7/2010
Commentaire modéré

   Pat   
12/12/2007
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Ce fragment fait partie de mes préférés… Comme souvent, il dénonce, il s’attaque de manière virulente à l’homme cet être imparfait qui est capable du pire en ne se souciant que de chimères superficielles qui l’empêchent de voir l’essentiel… (sauf peut-être par intermittence, pour se donner bonne conscience mais il oublie vite ! : « Perle ensuite un poison si puissant que quelques gouttes seulement font fondre le sol et l’espoir, sous les pieds de dix générations... » ) Ce texte possède une force incroyable par ces images (le jeu comme comparaison est une belle trouvaille), son rythme, ses sonorités, ses décalages lexicaux ( « les entrailles entaillées des consciences et les tripes de nos printemps » ; « nos naïvetés puériles ne seraient que des rêves de pervenches qui suinteraient toujours des avalanches d'apocalypse, enneigées par la pureté sanglante des sentiments... » ; « on oublierait les ennuis, les mesquineries, les ressacs, les radotages, les assignations, les requins et les resquilles, les chagrins et les esquives, » ) tels des kaléidoscopes infernaux, nous embarquant d’une émotion à l’autre, qui sont la marque d’un Larivière inspiré et passionné, même si l’on sent aussi la blessure sans cesse réactivée par une vision du monde sans concession, la sensibilité exacerbée par cette condition humaine qui nous confronte à l’impuissance.
Je pense que l’on peut lire et relire de nombreuses fois ce texte et y trouver chaque fois quelque chose qui nous a échappé. Un texte magnifique… même si, ici ou là, quelques imperfections (images plus banales, pas suffisamment détournées à mon goût) apparaissent, cela ne gêne pas vraiment, tellement le reste est prégnant…
J’ai une faveur à demander à Larivière sur ce magnifique néologisme « lycant'hommes » : j’aimerais que ce mot soit intégré à mon dictionnaire… l’homme loup ne peut pas ne pas y être. Je ne l’aurais jamais trouvé celui-là.

   doriankova   
12/12/2007
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Des phrases longues et décousues.
Pas d'histoire.
C'est juste des idées à la H F Thiéfaine couchées sans suite.
Même si l'idée est interssante, désolé mais je n'adhère pas.
J'aurais voulu voir ce texte qui crie sa rage mener quelque part, avoir un fil conducteur.
Il m'est arriver de crier à plein poumon ma colère indiscible au milieu d'un champ de cannes à sucre, la nuit.
Mais même à cet instant j'avais une pensée cohérente en tête.

   Bidis   
12/12/2007
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Les textes de Larivière me semble presque toujours difficiles à bien comprendre, il est vrai. Mais je les trouve à peu près toujours beaux et cohérents. Celui-ci, pour moi, déborde d'images fortes et de poésie magnifique. C'est, à ce qu'il me semble, dire le gris en utilisant des couleurs et parler de compromis en ne compromettant aucun mot, aucune image. Mais je peux me tromper. Ca n'a pas d'importance. Je puis ici mettre une évaluation sans grand risque de me tromper.

   nico84   
20/1/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
D'ou te vient ce déferlement d'idées, de débats, de critiques pertinentes sur l'homme, ses dérives et son existence "de craie"?

D'ou te vient cette inspiration, ces mots décalés qui deviennet cohérents par leur enchaînement maitrisé ?

Je ne sais mais que c'est beau !

   Anonyme   
15/8/2008
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Un poème dans lequel on n'entre pas sans demander pardon, excusez-moi, je peux ? C'est quelque chose qui force le respect, touffu mais sans excès, des phrases qui déferlent, un contenu qui... entre philosophie, monde fantaisiste, un petit-je-ne-sais quoi qui mène en enfer...

   ANCELLY   
16/8/2008
 a aimé ce texte 
Un peu
Désolé, mais il n'y a pour moi aucune poésie dans ce "poème" que je ne ressens que comme une longue, très longue et fastidieuse, suite de cris inaudibles.

   daphlanote   
16/8/2008
Personne ici n'a lu Breton, semble-t-il. Et pourtant, c'est un classique. "L'amour fou" est un bel exemple, non ?

C'est un presque "à la manière de", messire.

Toujours aussi bon. Argos est juge :p.

[Plus sérieusement, je ne les ai pas encore tous lu, tes fragments, mais je m'y met.]

   FredericBruls   
3/5/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Et bien, moi, je note ! Je considère ce fragment comme le plus complet, le plus cohérent et le plus riche de ce que j'ai lu pour l'instant. Tant sur la forme (éblouissante par moments, Ducasse n'est pas loin) que sur le fond (le pessimisme lucide).
On ne va pas citer les trouvailles, il y en a trop !

Une remarque :

L’ébriété s’en est allée dans l’éternité vermeil de nos chancelantes missions

vermeil sans l'accord est-il voulu et pourquoi ? J'avoue que cela m'échappe.

   Anonyme   
10/5/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Personnellement j'apprécie la profondeur de ce texte que me semble résumer cette phrase :
"Nous sommes l’ambiguïté.
Sinon, la vie se bornerait à percuter de façon casanière le centre de feu du prévisible" .
Tout est dit là, je crois.
Je pourrai dire encore beaucoup de choses à propos de ce texte mais mon commentaire serait beaucoup trop long. Je me contenterai de dire que c'est un texte auquel on a envie de répondre si tant est qu'on peut apporter une réponse.
auriane

   jaimme   
10/10/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
Une foule de poètes s'est associée. Ils ont fait une sacré boulot et le champagne a coulé à flot, sans ivresse, sinon celle de l'indignation.
Je reste ébahi.
Comment relever tel ou tel phrase, telle association de mots, qui m'auraient plu. Il y en a tellement!
Larivière ne triche pas avec la poésie.

   Anonyme   
2/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
j'ai un recall de Sur toi de Zazie...

Bref, ce petit fragment parle à mon côté Ambigu... ce petit fragment me parle d'habitude, de désir, de questions, de réponse, d'évasion, d'un brusque retour à l'habitude même par les sentiers détournés.
Ce fragment me parle d'un schéma récurent. D'un peu de remord et puis finalement pas tant que ça.
Parce qu'on cherche tous à scier les barreaux aux fenêtres et que pourquoi pas comme ça...?

J'aime l'allusion au jeu de hazard, la roulette le poker, joue, monte, relance, perd, gagne...

j'aime les cache misère

J'aime tout ce coté euh... érotico-inassouvi-presqu'assumé... j'aime ce qui se dégage de certaines phrases...

- Le carnaval des fantômes revient hanter nos salons mondains qui brillent comme des stands de fête foraine, la musique, elle, joue toujours aussi faux dans un tango bouleversant où sonnent les multiples heures du possible, danse sanglante des désillusions comme autant de grenades qui rougissent nos cœurs et pendent sur nos têtes.

- être libre de ne pas être libre.

Touché.
Es

   Anonyme   
2/4/2011
C'est étrange comme à chaque fois que je lis du Larivière depuis ce matin, je me rends compte qu'il renvoi immédiatement à un chanteur.
J'ai eu cette fois ci le sentiment de lire une chanson de Thiéfaine avec ce qu'elle comporte de bon et de très moyen.
"traçant des diagonales respectueuses sur des mondes où le fou sulfureux de nos moiteurs instinctives serait relayée aux confins des enfers, banni à tout jamais des essences, galaxie à la dérive,"
Ce bout de vers par exemple me renvoi à toutes la discothèque du grand HFT, avec par exemple "Soleil cherche Futur".

Je sais que Thiéfaine est un chanteur surréaliste d'une certaine manière et que finalement ces mots de Larivière tentent d'atteindre cette voie.
Mais, je suis très dubitatif sur le message derrière l'écriture.
L'homme n'est ni bon ni mauvais?
Fallait il écrire un fragment pour dire cela?
Je ne sais pas, et j'en doute en fait.

Fallait il transformer ça en quelque chose de complexe, alambiqué, pour finalement dire quelque chose de simple?

Je ne sais pas et j'en doute encore.

Il y a certes une plume, assez aiguisée ma foi, mais je pense pour ma part que je ne relis rien de bien neuf, que Thiéfaine a influencé et influence des générations et que dans ce texte je trouve du HFT.

   zahra   
27/11/2010
 a aimé ce texte 
Bien
vision trop pessimiste du monde et des hommes. Le style par ailleurs est d'une force remarquable.

   zenobi   
5/7/2011
Commentaire modéré

   zenobi   
5/7/2011
Je trouve que ce texte abuse de tournures grandiloquentes. Les adjectifs, surabondants, alourdissent les phrases. Enfin, les phrases isolées- et, de ce fait valorisées- me semblent exprimer, assez platement, des banalités.

   Anonyme   
15/8/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je suis partagé sur ce texte, qui oscille entre poésie et thèse philosophique. Il y a une dimension poétique portée par la richesse du vocabulaire ainsi que par la sonorités des mots et le tempo des phrases qui coulent assez bien à mes yeux. Il serait d'ailleurs intéressant d'enregistrer ce texte pour voir ce que cela donne. Cependant, j'ai l'impression que ce qui relie les mots les uns aux autres, dans ce texte, c'est un soubassement philosophique implicite, et c'est là que je trouve la pente glissante. En effet, selon que l'on soit sensible ou non à la philosophie qui se cache derrière ces phrases, on y verra une logorrhée interminable et sans sens, ou au contraire, on y trouvera une troisième voie poétique, conceptuelle cette fois -ci, qui s'ajoute à celle du vocabulaire et de la sonorité. Quelque fois, j'ai décroché, car le vocabulaire s’enchaîne avec une telle intensité que mon cerveau n'arrive plus à produire de sens. Evidemment, il va de soi que plusieurs lectures sont de mises. Néanmoins, je pense que le texte gagnerait à être un peu plus long, et qu'une histoire plus structurées, plus basique, permettrait d'une part au lecteur de suivre plus facilement le texte, d'autre part de ménager des pauses dans l'avalanche de mots.

Sinon, je pense que les phrases gagneraient à être plus courtes. Quelques fois, il y a des points qui remplacement judicieusement des virgules.

   hevoeh   
2/10/2011
Commentaire modéré

   sousmarin   
20/2/2012
Commentaire modéré

   sousmarin   
24/2/2012
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Euh…un grand n’importe quoi.
Une accumulation de clichés, de poncifs, de sophismes ou de phrases incompréhensibles– j’adore (en fait je n’adore pas, c’est un trait d’humour) « être libre de ne pas être libre » mais le « substrat ébouriffé de l’existence se bornerait dans sa quintessence, au domaine débonnaire du pittoresque » me laisse sans voix !

Sinon, nous sommes banalement des flambeurs de casino ambigus qui, les lendemains de bouche sèche, se replient sur eux à cause du matraquage sécuritaire et du cynisme ambiant…ou des joueurs de tennis soumis à la compétition sans fin d’une civilisation de craie…

La puissance des mots est là mais il n’y a rien d’autre ; prose ne veut pas anarchie. Comme le dit l’auteur, on voit dans ce texte « les lézardes démoralisatrices de l’inutile »…

   Lucm   
11/11/2015
C'est le premier texte que je découvre sur ce site que je viens de découvrir également.

C'est alambiqué, je n'y comprends rien. Il ne suffit pas d'aligner des phrases et des mots, ça serait trop facile. Non franchement....je préfère m'en tenir là.

   PaulLuren   
11/11/2015
Commentaire modéré

   Pouet   
17/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Allez je me paie le premier poème de la liste dans le classement... Oui môssieur! :) Un poème? Que dis-je? C'est un chant d’opossum névrotique, un coassement de crapaud cul-de-jatte, un battement d'aile de libellule libellée à l'adresse indiquée... Ah, le "colosse au pied d'anguille"... :))

Sur la longueur du texte, les métaphores, les adjectifs à profusion (j'ai failli en avaler un de travers et m'effondrer là, raide mort, la tête sur mon clavier...) , la verve, le désopilant sérieux du propos, les alambiqueries et autres emberlificationnements, les questionnement sans réponse et les réponses sans question... J'ai envie de retenir trois mots (avec lesquels je suis bien d'accord):

"Les différences indiffèrent" (enrichissent?)

Pour ma part je pense que notre société tend à l'indifférence pour les différents.

Mais n'oublions pas la révérence des déférents, l'ire rance des différends, l'errance des fées du rang, la France de Madame Durand ou les références du maréchal ferrant...

Plus sérieusement ou pas, un texte sur la condition humaine, en mode Cioran sous méthamphétamine qui fait bouillonner le cervelet, tressauter les zygomatiques et picoter les glandes lacrymales.

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