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Poésie néo-classique
TITEFEE : Les non-dits
 Publié le 21/08/07  -  6 commentaires  -  1130 caractères  -  268 lectures    Autres textes du même auteur

Ce que l'on cache parle encore plus fort que ce que l'on crie.


Les non-dits



Qui n’a pas expérimenté le mot qui se dissimule
Sous un éclat de rire, ou un silence oppressant,
Quand on voudrait entendre, sans un préambule,
Les phrases dont on a rêvé depuis si longtemps !

Pour dissimuler le reflux d’un cœur encore fragile,
On ne veut pas que nos mots soient mal compris
Et l’on tente de dire, de façon encore si malhabile,
Ce que le cœur battant à tout rompre, alors trahit.

Lorsque le mot tangue sur une mer trop houleuse
On se gratte la gorge, on cherche ses mots alors,
Et l’autre doit voir que l’on est de lui amoureuse,
Alors qu’on espérerait tant le dissimuler encore.

Dès lors, ce mot espéré n’est plus que lettre morte,
Et vient s’échouer telle une épave dans votre cœur.
Le pesant silence revient et avant qu’elles ne sortent,
Les pensées revivent ce court instant de pur bonheur.


Pour écouter :

http://www.archive-host2.com/membres/up/1086141494/lesnon-dits.mp3


 
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   Absolue   
23/8/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est superbe Titefée. C'est ce qu'on ne dit pas et qu'on cherche à tout prix à cacher qui est le plus évident...Merci!

   Cyberalx   
23/8/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est presque de l'alexandrin.
Bravo en tout cas pour la description minutieuse et tout en vers de cette drôle d'impression que laisse le non-dit.

   Anonyme   
25/8/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai tardé à mettre un commentaire tant ces vers me parlaient.

J'en épiais les sens cachés, les non-dits, le secret, comme on cherche dans le regard d'une femme un amour naissant.

Bien que sur l'onde houleuse des vers, j'ai réussi à m'échouer.

Sur la grève, sèche enfin, plus rien à dire et tout aussi

alors merci Titefée pour cette belle musique des mots dits.

   Jeser   
4/9/2007
Comme tu dis bien ce que l'on ne dit pas alors que le coeur le crie !
J'aime beaucoup l'image du mot qui tangue sur une mer trop houleuse rappelant l'idée du reflux d'un coeur.
Bravo Titefée

   TITEFEE   
21/8/2013
Commentaire modéré

   brabant   
20/8/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour TITEFEE,


Bien sûrs ces mots, ces non-dits resteront choses cachées, mais notre regard, notre corps, notre coeur, notre gestuelle trahissent ces non-dits et donnent à lire à celui (ou à celle) à qui ils s'adressent, qui y répondra favorablement ou non. Ce qui est est certain c'est que ces non-dits le resteront, réponse favorable ou non, et c'est ainsi qu'ils resteront le plus superbement dits comme le laisse entendre la finale de ce poème.

Une grande pudeur se dégage de cette poésie.

- j'aurais écrit : "sans nul préambule" au vers 3, de même "dans notre coeur" au 14ème vers ; la répétition de "alors" v. 8 et 12 devrait pouvoir être évitée.

L'écoute ajoute beaucoup au poème : pointe d'humour et délectation (une certaine coquetterie. lol). Elle le dédramatise. Jeu de l'amour et non du hasard. Enfoncé le Marivaux ;)

:D

   Anonyme   
21/8/2013
 a aimé ce texte 
Pas
Oui, d'accord,c'est adroitement pensé, mais bon sang que c'est laborieux peu fluide et lourdingue. Une petite approche sémantique nous le révélera :

Deuxième strophe :

deux fois "alors"
deux fois "encore"

Troisième strophe :

une fois "encore"
deux fois "alors"

Je ne compte pas les "lorsque", "dès lors" "avant que"...

Je note deux fois l'emploi du verbe "dissimuler" (premier vers de la deuxième strophe et dernier vers de la troisième strophe) ce qui tend à contrarier la légèreté de l'ensemble.

J'observe 3 fois le mot "cœur" (vers 5, vers 8, vers 16) et 5 fois le mot "mot"

Je relève quelques chevilles dont "sans un préambule" (vers 3) ce qui plombe la seconde partie du vers, l'esprit du lecteur étant habitué à l'expression plus svelte "sans préambule"; faut-il encore viser la cheville à connotation redondante des vers 9 et 10 :

Lorsque le mot tangue sur une mer trop houleuse
On se gratte la gorge, on cherche ses mots alors,

La phrase commençant par "lorsque", n'a nul besoin de s'achever par alors. L'ajout de cet "alors " n'a d'autre vertu que d'apporter deux syllabes supplémentaire. A coup sûr il contribue à la pesanteur de cette hémistrophe.

Force est aussi d'évoquer les erreurs de ponctuations :

-Un point d’exclamation au lieu d'un point d'interrogation à la fin de la première strophe pourtant construite sous forme interrogative.
-Au vers 2 une inutile virgule après "ou". Faut-il ressasser que la règle est de ne pas mettre de virgule avant "et" et avant "ou". Au demeurant, le vers aurait triplement gagner à faire l'économie de ce "o "ou" : La virgule aurait été utile, le vers aurait été plus gracieux et , surtout, il n'aurait eu que... douze syllabes au lieu de treize !
-Une virgule inutile au vers 8 après "rompre".

Vous me voyez marri de ces agaçantes remarques, mais j'ai cru comprendre en entrant sur ce site que l'exigence avait ici valeur de principe. c'est même pourquoi je m'y suis inscrit... Je ne peux donc joindre ma voix au consensus louangeur qui précède, considérant être en présence d'un texte dénué de vraie valeur poétique à l’exception de deux ou trois formules bien fichues telles :

Dès lors, ce mot espéré n’est plus que lettre morte,
Et vient s’échouer telle une épave dans votre cœur.

   TITEFEE   
21/8/2013
Commentaire modéré

   Anonyme   
21/8/2013
Commentaire modéré


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