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Poésie en prose
Lariviere : Fragment du crépuscule (morceau 16)
 Publié le 22/08/07  -  6 commentaires  -  1583 caractères  -  73 lectures    Autres textes du même auteur

Fragment


Fragment du crépuscule (morceau 16)



Filaments de vie s’effilochent dans les malaises engloutis de nos incohérences.

Passion mécanique et machiavélique des solutions tripartites, une fourche pourvue de dards venimeux s’installe pour porter le bourdonnement merveilleux de la folie dans les têtes les plus fraîches, faisant danser un peu plus loin le royaume éternel des suppliciés dans des farces macabres alourdies par le mouvement de balancier de la vanité.

L’époque se dérobe sous nos pieds de géant. La foudre nous dévore, nous, dont l’inceste est l’éclair quotidien…

Nous... Qui améliorons le paradoxe dans les vicissitudes vassalisées du pathétique et de l’impulsion. Infini des déjections solaires. Morceaux d’éternité.

L’homme est un mystique gonflé de flemme intellectuelle. Jambes raides et fourmillement des membres fantômes, morales désarticulées, décapitations sous le vent violent des fausses tergiversations et du fantasque, faim, frasques, fracas de poulpe sur les délectations digitales de nos pulpes en poupe.

Caresses et entrecroisement de doigts. Sentiment de satin et voile aux vents.

On avance frémissant de nos humeurs tactiles. Cloche pieds de nos tremblements. Flip de girouette.

Nous sommes des sensitifs. Les passions les plus folles nous labourent. Les insinuations les plus absurdes nous choisissent. Les suggestions nous visitent et nous réjouissent. Destin de nénuphars dans des nuits de sang d’encre.

On se raccroche à des mots.

Piteux perchoirs promis à de sourds lendemains.


 
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   Cyberalx   
22/8/2007
Toujours dans le même ton, mais je crois qu'ici, tu met l'accent sur les allitérations, ça change un peu (mais non, j'en ai pas marre !).

Forcement, à force de nous pondre des fragments du crépuscule, tu m'oblige à chercher quoi mettre dans mes commentaires (et puis les autres, ils les lisent mais ils disent rien...).

Alors, je te félicite une fois de plus... Même si je voudrais bien voir un bon gros bloc de texte comme tu sais les faire tout en allitérations ...

   Pat   
19/12/2007

   strega   
28/4/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je savais bien qu'il m'en manquait de Larivière :)

Comme toujours, et peut-être plus dans ce Fragment là, c'est criant de vérité, hurlant de critique. Mais ça ne peut qu'être accepté par tous, pourquoi ? Toujours ce "nous" qui fait qu'à aucun moment, tu ne te place au dessus du lecteur, tu ne te positionne dans cette supériorité intellectuelle qui est de bon ton ces temps-ci.

"L’homme est un mystique gonflé de flemme intellectuelle. Jambes raides et fourmillement des membres fantômes, morales désarticulées, décapitations sous le vent violent des fausses tergiversations et du fantasque, faim, frasques, fracas de poulpe sur les délectations digitales de nos pulpes en poupe."

Si j'osais, je dirai complexe d'infériorité doublé de complexe de supériorité, ou l'inverse. Je l'ai déjà dit peut-être, peu importe.

Larivière, tes Fragments sont tout, sauf des fragments. C'est un ensemble, une réalité criante. Je ne dirai pas vérité, c'est assez prétentieux que de dire détenir la Vérité.

Vanité de l'âme, anticipation permanente des hommes...

Alors s'il te plais, continue sur tes "piteux perchoirs". Personnellement, ils m'enchantent toujours...

   FredericBruls   
3/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien
D'accord avec le premier commentateur.

Le coeur du texte est ici, géométrique et poétique (Lari ferait-il son Grec de service ? (lol), tout en allitérations de labiales sourdes et fricatives, implacables :

L’homme est un mystique gonflé de flemme intellectuelle. Jambes raides et fourmillement des membres fantômes, morales désarticulées, décapitations sous le vent violent des fausses tergiversations et du fantasque, faim, frasques, fracas de poulpe sur les délectations digitales de nos pulpes en poupe.

Rien à rajouter pour ta défense, fieu !

   jaimme   
10/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Vanité.
Monde du tactile.
Je ne peux qu'être d'accord.

Dualité de "On se raccroche à des mots", car Larivière dénonce les mots fallacieux de notre monde. Mais ce sont d'autres mots qui nous font vivre.

Moins emballé. Mais quand même...

   Anonyme   
2/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
11/4/2009


Comme j'aime te lire parler de paradoxes... d'éternité et de folie.
Même si je ne suis pas sure que l'aliénation soit véritablement le sujet... ou alors j'ai mal compris, et ça m'arrive parfois...

Je retiendrai :
- L’homme est un mystique gonflé de flemme intellectuelle. Jambes raides et fourmillement des membres fantômes, morales désarticulées, décapitations sous le vent violent des fausses tergiversations et du fantasque, faim, frasques, fracas de poulpe sur les délectations digitales de nos pulpes en poupe.
=> pour la flemme, le fracas de poulpes sur les délectations digitales des pulpes en poupe.
J'aime beaucoup.

ça m'a rappelé (genre en suivant tes fragments, les gens sauront tout de ma vie, comme ça : ça aussi c'est fait!) une conversation matinale que j'ai tenue il n'y a pas longtemps... c'est rigolo.

Merci encore.
Estelle.


Edit du 2/07/2010 :

"Caresses et entrecroisement de doigts. Sentiment de satin et voile aux vents.

On avance frémissant de nos humeurs tactiles. Cloche pieds de nos tremblements. Flip de girouette.

Nous sommes des sensitifs. Les passions les plus folles nous labourent. Les insinuations les plus absurdes nous choisissent. Les suggestions nous visitent et nous réjouissent. Destin de nénuphars dans des nuits de sang d’encre.

On se raccroche à des mots.

Piteux perchoirs promis à de sourds lendemains."

C'est ça que j'emmène avec moi. J'aime que tu aimes que j'aime que tu aimes... boucle bouclée.


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