Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
TITEFEE : Tango Tangue... suite
 Publié le 23/08/07  -  2 commentaires  -  2092 caractères  -  89 lectures    Autres textes du même auteur

L'histoire du tango, de Carlos Gardel et de l'Argentine qui a vu naître cette danse sensuelle, qui revient à la mode.


Tango Tangue... suite



Maria, devant un verre de citronnade est attablée.
Et avec une fausse indifférence elle observe la salle.
Près de la porte, agglutinés, des jeunes gens excités
Supputent déjà qui des filles ce soir baisserait la garde.

Luis, que l’on nomme "El Francesito" le petit Français,
A débarqué en Argentine à peine âgé de deux ans,
Suivant sa mère, partie du port de Bordeaux émigrer
En Argentine, alors qu’elle n’avait que vingt-sept ans.

Depuis il avait grandi dans cette capitale fourmillante
Faite d’une immigration espagnole, italienne, mais aussi
D’Arabes et de Juifs, d’Allemands, de Hongrois en attente,
D’un travail hypothétique, sur les quais et cela jour et nuit.

Buenos Aires comptait plus d’hommes que de femmes
Car exilés, ils étaient venus seuls ici tenter leur chance,
En se retrouvant souvent à fréquenter des bouges infâmes,
Où explosaient des bagarres, d’une imprévisible violence.

Maria se retourna et soudain se troubla devant le sourire
De celui qu’elle avait aperçu il y avait un instant danser
Avec une superbe fille et son attitude semblait lui dire
Que c’était pour aiguiser sa jalousie qu’il l’avait fait.

Soudain, il l’attira à lui par les pans de son châle soyeux,
Assura sa prise d’une main, autour de la taille élancée,
Détacha l’hibiscus, le porta à sa bouche tandis que ses yeux
Ne quittaient pas de Maria, les joues vite empourprées.

D’un doigt preste, il défit la fine épingle d’écaille ponceau
Retenant la chevelure sombre et opulente de sa cavalière.
Les longs cheveux croulèrent dans le dos, tels un ruisseau,
Et Maria secouant la tête essaya de garder une allure fière.

Luis lui murmura à l’oreille les mots d’une chanson créole
Qu’avec son ami José Razzano, qu’on nommait l’Oriental,
Ils chantaient dans les bars, récoltant de maigres oboles
Mais qui peu à peu, les faisaient connaître dans les bals.


À suivre...


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Pattie   
14/9/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'aime quand Titefée raconte des histoires, avec les jolis mots et les belles images.

   Anonyme   
3/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème comme le Tango, tout en mouvement, tout en déhanchement et surtout qui raconte, comme cette musique, une histoire.

j'ai aimé simplement et sincèrement.


Oniris Copyright © 2007-2019