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Poésie en prose
Lariviere : Fragment du crépuscule (morceau 21)
 Publié le 01/09/07  -  7 commentaires  -  1085 caractères  -  72 lectures    Autres textes du même auteur

Fragment


Fragment du crépuscule (morceau 21)



Corps calligraphiés de nos chimères s’impriment dans les silences morses de la nuit. Nos S.O.S. restent sans réponse. Les yeux brillant de gravures colorées clignotent dans les appâts ensorceleurs d’affiches publicitaires appelant aux voyages, rêves fétiches qui jalonnent de repères éblouissant nos insomnies. Les sémaphores clignotent. Ceux-ci sont autant de bouées lumineuses inaperçues et de sourires suspects. Départ pour Singapour. Séisme. Chypre, cinquante pour cent de rabais. En promotion, croisière pour les Galápagos. Cloués sur les ternes reliefs du quotidien on ne voit pas, parce que le vendeur déclame ses articles en solde, mouline et débite les artefacts quand, d’un air qu’on pourrait croire gêné mais qui reste imperturbablement de marbre, il plante ses doigts trop raides sur un clavier dans un clapotis de mélodie de marche funèbre. Alors la banquise nous creuse les joues, l’ouragan prend son rythme de croisière, les espoirs et les projections fondent comme neige au soleil et l’atmosphère se charge et se plombe et s’échoue dans les essais malheureux du futile.


 
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   Cyberalx   
1/9/2007
Ce morceau là, il me fait penser à du Hubert félix thiefaine.
Une critique constructive ?
Je n'ose même pas y penser, ça me fait voyager, sourire et c'est inspirant : pour moi, c'est l'essentiel.

   Bidis   
1/9/2007
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
"les espoirs et les projections fondent comme neige au soleil et l’atmosphère se charge et se plombe et s’échoue dans les essais malheureux du futile."
Pourquoi, pour arriver à ce pur moment ais-je un peu peiné, je ne sais pas. Mais quand c'est un texte de Larivière, je remonterais tous les courants...
Je mets une note pour qu'avec des plumes le texte s'envole vers d'autres lectures.

   Pat   
19/12/2007

   Anonyme   
3/3/2009
Merci pour ce voyage.
Sincèrement désolée pour ce commentaire qui ne t'apprendra rien, sinon qu'ici, j'ai lu.
Et aimé.

   FredericBruls   
3/5/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai trouvé ce morceau moins magnétique que les précédents, moins gorgé de sève métaphorique. Surtout dans la première partie. Ceci dit, cet opus a le mérite de la clarté (si j'ose dire !). Critique de la société de consommation, qui nous vend des rêves et des voyages bon marché loin, bien loin, mais qui nous laisse en rade, nous, voyageurs de l'absurde, dans les couloirs de notre solitude.

   jaimme   
10/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oui, mais parfois: "la banquise nous creuse les joues, l’ouragan prend son rythme de croisière.." nous emporte vers l'inverse.
C'est ça la beauté de cette putain de vie!

Heps: toujours superbe!

PS: et effectivement les voyages organisés...

   Anonyme   
2/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
12/4/2009


moi étrangement je n'ai apprécié que la fin. à partir de Cloués sur les ternes reliefs du quotidien.

Je retrouve ici la substance des premiers fragments. Je suis plus dans l'évasion. au sens onirique du terme, ce qui est étrange puisque tu parles d'insomnies... je sais pas... j'aime la dernière phrase... beaucoup. un petit retour au temps qui passe... du dépit... de l'impuissance aussi peut-être dans tout ce vouloir...

Merci encore, désolée pour la note qui ne dénote que mon bof pour la première partie... parce que je t'ai dit hein que la fin je kiffe..

Es


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