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Poésie en prose
Lariviere : Fragment du crépuscule (morceau 29)
 Publié le 29/09/07  -  6 commentaires  -  2019 caractères  -  38 lectures    Autres textes du même auteur

Fragment


Fragment du crépuscule (morceau 29)



Érythrée. S’en servir comme ?

Zone de turbulence. Pression atmosphérique, un sujet qui nous est cher. Il était une fois dans… L’or et la dorure et les deux, les danses.

Et des cascades relatives de billets bleus.

Dans l’ocre croûteuse et l’anthropologie se perdent et se retrouvent le futile et le sacré. Mariage inattendu aux présages de foudre. Union contre nature dans l’odeur acre des herbes sèches et des sourcils mouillés. Rides endurcies par l’apparat. Fronts polis par la lune et le soleil. Capharnaüm satellites, les métissages déploient leurs ombres peuplées de séismes. Projection scintillante ouvre une voie aérienne dans la poussière, mais ne prévoit pas la chute à l’intersection du multiple et du moderne. Frémissement des pins dans le calme annonçant la tempête.

L’inspiration forcée dans un sprint déconcertant. Universalisme vicié. Parasol de l’ennui, la contemplation. Ventilateur du taciturne, la pénombre glisse et s’esquisse en trompe l'œil la possibilité d’un émerveillement… Douceur. Crépuscule. Halogène des papillons de nuit et des bonnes nouvelles. Usine désaffectée des jonquilles, maturité d’une impression, rêver d’ailleurs, mélanger les planètes comme on mélange les cartes, sacrifier le merveilleux sur l’autel funeste de la monnaie et de l’éphémère, mais comme un passager accessoire et clandestin dans les soutes des rêves en rose, l’imprégnation prurigineuse des carrefours humains s’insinue là où on l’attend le moins, gratte-paupières, urticantes constatations, contraintes et continents lunaires qui s’étiolent aux confins de nos visions, révélateurs des magies noires sur l’audit des pellicules qui se découvrent bleu nuit.

Qu’en penser ?

Rien de palpable…

Les pourquoi pas résonnent merveilleusement sans brusquer les têtes délicates que l’on déclare comblées, celles-ci laissées suspendues aux assoupissements, imprimant leurs songes apaisés de soupirs en velours sur des oreillers d’orties…


 
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   Anonyme   
30/9/2007
Suis facinée, sais pas comment tu fais pour écrire des trucs comme ça, comprends pas tout (à cause de l'heure tardive sans doute, ce qui explique aussi l'absence de sujet dans les phrases...)
sais pas vraiment dire le pourquoi du comment mais trouve ça amusant, interessant, et pas trop chiant (oups !! ça m'a échappé !)

   Anonyme   
10/8/2008
Fragment de fragments

"Parasol de l'ennui
Sous un ciel de fonte
Triste scène évidée de toute fantaisie
De l'or du temps
Le désert en 'est' rempli.

Le crépuscule devient aurore,
L'Abyssine amertume coule dans les bouches.
Fascinés et aveuglés par les promesses brûlantes des oracles,
Brusques revers du vent sur nos poignets moisis,
S’étend 'sur lui' de toute part 'la' flamme glacée
'Des' bastions imprenables ceinturant nos déserts.
Le jardin d’éden est loin et doit être surveillé comme un nid de vipères.
Ce sont les menaces tenaces des jours qui se lèvent sur l’absence
'Qui' endort les vigilances.
Les hymens se décollent comme tombent les feuilles de l’automne,
Sous les applaudissements des hyènes dont les rires effrayants résonnent,
Étincelle du continu interrompu.
Temps de démons, où le diable a perdu
Dans les yeux de l’homme, les rêves des titans"

Bientôt l'aurore

   Anonyme   
11/10/2007
 a aimé ce texte 
Bien
Un voyage comme un flash, mais trop saccadé (c'est voulu). Une succession d'images, mais n'est pas trop écriture automatique ?

   Pat   
19/12/2007

   jaimme   
21/10/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
Pourquoi des "oreillers d'orties"? Référence à l'histoire et au devenir de ce magnifique pays si malmené? Ou référence au lieu qui prête aux introspections douloureuses.
Un texte atypique au milieu des fragments et il m'a beaucoup plu, car j'étais dans ce coin de désert rocheux, à contempler, à m'ennuyer.
Magnifique.

   Anonyme   
2/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
26/4/2009


Le futile vs le sacré... contre le sacré... toujours ces images qui me parlent de choses que la lecture inattentive ne livrent pas...

- Projection scintillante ouvre une voie aérienne dans la poussière, mais ne prévoit pas la chute à l’intersection du multiple et du moderne.
=> oui, ça me parle... de ce facteur imprévisible qui vient dévier le prévu, le prévisible...un facteur X et son contraire...

- mélanger les planètes comme on mélange les cartes, sacrifier le merveilleux sur l’autel funeste de la monnaie et de l’éphémère, mais comme un passager accessoire et clandestin dans les soutes des rêves en rose, l’imprégnation prurigineuse des carrefours humains s’insinue là où on l’attend le moins...
=> le doute, l'envie, le définitif, l'éphémère... et puis... bon j'adore tout simplement ce passage.

Et la dernière phrase termine comme une évidence... merci Lari, juste avant d'aller au dodo j'aime lire tes fragments...

Estelle2L


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