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Poésie en prose
Lariviere : Fragment du crépuscule (Morceau 38)
 Publié le 13/09/08  -  9 commentaires  -  932 caractères  -  78 lectures    Autres textes du même auteur

Fragment.


Fragment du crépuscule (Morceau 38)



Qu’y aura-t-il le jour de nos départs ?

Y aura-t-il sur le quai de la gare, autant de gens perdus que de notre vivant ?

Bousculades dans les emballements hâtés des cillements d’ampoules…

Le feu de la bouche un jour va se tarir.

Ce jour maudit, y aura-t-il un déclic de serrure sur le bilan comptable corolle dilatée de nos parcours et de nos respirations sauvages ?

Interrogation pour ici-bas. Question de vivant soucieux de faire un plan prévisionnel sur les galaxies de l’imprévisible…



Comment peut-on rester limpide dans le crayonnage brouillon de nos paroles ? Question anxieuse d’un porteur d’eau…

L’aurore est un leurre qui chique sa boule de rosée sulfureuse, puis crache…

Aux oreilles rigides, les questionnements d’écumes clapotent sur les parois métalliques du destin posés avec fureur sur toute sa circonférence.


 
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   strega   
13/9/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Le Larivière nouveau est arrivé...

Pour une raison purement stylistique, ce Fragment là me plait moins que les autres. Juste ceci :

"L’aurore est un leurre qui chique sa boule de rosée sulfureuse, puis crache… " c'est tout à fait ça... et ça aussi

"Interrogation pour ici-bas. Question de vivant soucieux de faire un plan prévisionnel sur les galaxies de l’imprévisible…" Là j'ai eu l'impression de retrouver un lien de style avec tous les Fragments précédents oui !


Maintenant en ce qui concerne le fond du problème, bien sûr c'est exactement ça, c'est de l'universel en concentré iodé ton truc. Maintenant, j'ai trouvé cela presque un peu trop facile pour toi Larivière. Fallait bien qu'un jour je ne sois pas en transe quand même :p

Le quai de gare, la métaphore maritime pour l'infini, c'est juste bien sur, et justifié dans un sens, mais un peu facile quand même.

Dois-je précisez que j'attends déjà les autres Fragments ?

   Anonyme   
13/9/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il y quelque chose de métaphysique dans ce texte.

Je suis un mauvais commentateur mais je ressens particulièrement cette interrogation. Celle d'un possible bilan à faire sur les jours passé ici bas le temps du départ venu sans oublier l' angoisse eschatologique de l'individu.

J'ai perçu aussi une trace d'humour grinçant "un bilan prévisionnel sur les galaxies de l'imprévisible". Une ode à l'inutile? J'aime.

Une phrase bien trouvée, vigoureuse, jetée au visage du lecteur cinglante: "L’aurore est un leurre qui chique sa boule de rosée sulfureuse". Il y a du Gracq la-dedans. Là aussi j'aime. C'est pas mal (litote admirative)

Changement de style dans ces nouveaux fragments de crépuscule. Moins dodécaphoniques, plus abordables donc, mais nécessitant toujours la réflexion.

Larivière nous fait toujours réfléchir.

On lit, on relit ses texte plusieurs fois. On se laisse imprégner par l'atmosphère qu'ils dégagent, c'est pour moi la meilleure façon d'aborder ses "poésies".

On ose à peine dire ce que l'on a compris de peur de faire fausse route. C'est du moins ce que je pensais il y a peu de temps encore: cette façon de traduire ses sentiments par les mots, si particulière, parfois si déroutante, ça ne se rencontre pas tous les jours.

L'originalité inquiète déroute rebute.

Je ne sais pas si je capte toujours ce que veux dire l'auteur, mais qu'importe!

On y prend ce que l'on veut. Il y a beaucoup à prendre dans les textes de Larivière. Une image, une tournure. Des choses qui restent gravée dans la mémoire et qui un jour surgiront sous la plume.

Je terminerai par cette sensibilité que Larivière sait si bien nous communiquer.

   Anonyme   
13/9/2008
 a aimé ce texte 
Un peu
Je ne sais pas pourquoi j'ai trouvé ce texte très drôle..

Ben oui, j'ai ri..

j'ai même éclaté de rire

Bon d'accord, j'affine mon commentaire..
Larivière exagère un peu là.

Trois quatre lignes de brouillons et les oniriens vont crier " ô génie! "

Ah non, c'est pas un brouillon ?

   victhis0   
13/9/2008
 a aimé ce texte 
Un peu
Si je n'ai pas autant ri qu'Emrys, j'avoue avoir souri un peu moi aussi. Dieu que c'est sophistiqué ! jusqu'à en devenir indigeste voire carrément abscons...J'ai lu de bien meilleure choses de cet auteur que ce Larivière là, qui ne m'en évoque qu'un pâle ruisseau...Sorry

   daphlanote   
13/9/2008
...
C'est vrai que ça a un sacré goût d'inachevé, de pas retravaillé au minimum. Enfin, un truc un peu court.

Ca reste un "Fragment de crépuscule". Il y a des images, il y a la plume, il y a la patte de l'auteur. Mais il y a beaucoup de mots, d'idées, qui semblent juste un peu trop éparses, un peu trop jettées sur la page, comme un peu (juste un peu) poru "faire un poème".

Je n'irais pas jusqu'au point de vue d'Emrys mais... Voilà quoi ^^.

[Note : Gros bonus pour la deuxième interrogation.
Par contre, bémol géant sur le jour maudit. J'ai me pas non plus trop la prévision sur l'imprévisible.
Le crayonnage pourrait être affiné, juste sur ce bout de texte (cette phrase-là, en fait).
J'aime beaucoup la dernière phrase amis.. Elle ne convient pas (AMHA) à une fin de texte. Même fin provisoire.]

   FredericBruls   
3/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Ben moi je trouve cela plutôt bien infusé !

Certaines images ont déjà été exploitées. Et alors ? On ne peut pas constamment réinventer dans l'ordre du langage, et ces images sont cohérentes par rapport au fond. Je ne vois pas où est le problème personnellement.
Ce n'est pas le fragment le plus original, certes, mais j'ai adoré ses saillies, telle celle-ci :

L’aurore est un leurre qui chique sa boule de rosée sulfureuse, puis crache…

On pense un peu au rêve d'un curieux de Baudelaire, avec une vision naturaliste et sans concession de la mort :

J'étais mort sans surprise, et la terrible aurore
M'enveloppait. Eh quoi ! n'est-ce donc que cela ?
La toile était levée et j'attendais encore.

   Pat   
24/5/2009

   jaimme   
14/11/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je pense que le fragment précédent a un peu épuisé Larivière! Voila sur le mode humoristique ce que je pense de ce fragment aux reflets un peu ternes.
Et pourtant la question du départ était passionnante!
Pas grave.

"Comment peut-on rester limpide dans le crayonnage brouillon de nos paroles ?": oh, oui!

jaimme

   Anonyme   
2/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
3/5/2009


Ben moi j'ai trouvé ça bien...
J'aime beaucoup les courts de Lari, qui ont l'air comme ça de ne pas avoir été bossés au gout de certains, ce qui m'étonnerait quand même grandement...

Ensuite, je suis plutôt d'accord, ce n'est pas mon fragment préféré non plus... j'ai trop kiffé le 32 par exemple pour pouvoir dire ça... mais...

Mais il y a des phrases qui claquent et qui restent...:

- Bousculades dans les emballements hâtés des cillements d’ampoules…

- Le feu de la bouche un jour va se tarir.

- Le bilan comptable suivi habilement par le plan prévisionnel...

- L'aurore est un leurre qui chique sa boule de rosée sulfureuse, puis crache...

Je trouve que c'est tout à fait dans la lignée du 37, comme pour terminer de clouer le clou...

Je ne sais pas ce qu'il y aura le jour de nos départs... mais je pense que la réponse n'est pas très éloignée de ces pistes que tu proposes et des raisons que tu essaies d'y apporter...

Vivi.
Bref, mouche une fois de plus, pour moi.
Es


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