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Poésie en prose
Lariviere : Fragment du crépuscule (morceau 56)
 Publié le 05/06/09  -  12 commentaires  -  741 caractères  -  209 lectures    Autres textes du même auteur

Fragment


Fragment du crépuscule (morceau 56)



Nous ne pouvons pas prétendre sérieusement nous connaître dans l’immensité des steppes, sur ces sommets érodés, dans les multiples tracés des points cousus d’étoiles qui peuplent nos entrailles, en revanche, nous pouvons nous agripper avec horreur ou béatitude à cette sensation de s’approcher en permanence du foyer, espérer toucher de nos doigts faillibles le sable brûlant de l’atome, la peau des dieux, l’épicentre des passions et des projections, se plonger dans les limbes de la connaissance et encrer nos yeux dans les écorces des cœurs, les déposer sur les royaumes mortels que nous survolons et ainsi se perdre, grisé par l’altitude, dans le peu de savoir que nous croyons posséder sur nous-mêmes et sur la marche connue des choses…


 
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   Lylah   
5/6/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dense et profond à la fois, oui, j'aime ce fragment-là !

J'ai particulièrement apprécié
"espérer toucher de nos doigts faillibles le sable brûlant de l’atome, la peau des dieux"
"encrer nos yeux dans les écorces des cœurs"
et la fin, sobre, comme je les préfère...

Juste une petite remarque, pourquoi transformer le "nous" en "se", dans : "sensation de s’approcher" , "se plonger ", "se perdre" ?
Garder le "nous" : "nous approcher", "nous plonger, "nous perdre" m'aurait semblé plus en accord avec le reste et donc plus fluide à la lecture.
Quoi qu'il en soit, j'ai aimé l'ensemble !

   xuanvincent   
5/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Plus affirmatif (j'ai moins aimé), moins difficile à comprendre (j'ai apprécié), il m'a semblé, ce "Fragment du crépuscule", dans l'ensemble je l'ai assez apprécié. Notamment pour ses images (plus, pour des raisons de goût personnel, que pour le sens de certaines de ces images).

J'aurais plutôt vu deux phrases au lieu d'une (les mots de liaison "en revanche" m'ont paru appeler plutôt un point ou au moins un point virgule.

Détail :
Je verrais plutôt "à cette sensation de nous (...)" : "nous" plutôt que "s'" (valable pour le reste de la phrase).

   Anonyme   
6/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien
D'une clarté assez étonnante (qui cache sûrement quelque chose, la fourbe...), ce fragment surprend un peu.
Pas le but, le chemin, toujours le chemin...
La connaissance de soi, laissons cela aux autres.
J'aime bien.

   Anonyme   
6/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Larivière dont le style est assez envoûtant, nous livre ici, en peu de mots, une poésie assez limpide et éloquente. Merci pour ce partage Larivière.

   Anonyme   
7/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Les premiers mots : "Nous ne pouvons... l'immensité des steppes" me font penser au fameux Loup des Steppes et d'ailleurs dans cette direction, le reste du poème pourrait continuer à y faire référence.
Je pense à cette partie : "Nous pouvons nous agripper avec horreur ou béatitude à cette sensation de s'approcher en permanence du foyer" où l'on peut y lire une sorte de dualisme quant à un certain conformisme.
"Espérer toucher de nos doigts faillibles le sable brûlant de l'atome, la peaux des dieux" laisse penser à une autre dualité qui tiraille l'être entre la notion de science et donc de rationalisme et la notion de religion et de mysticisme.
Ensuite viendraient dans la suite du poème l'aveuglement dans nos certitudes : "encrer nos yeux dans les écorces des coeurs", "grisé par l'altitude",...

Enfin beaucoup de choses dites où entre dites sur peu de lignes, c'est assez remarquable.

Cependant, ce poème a un coté un peu trop sentencieux à mon goût. Un peu comme un psaume. Et ça j'aime moins.

   nico84   
7/6/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C’est beaucoup plus compréhensible, pas moins profond. Mais là je trouve ça trop court, ça fait citation et non poème semé de quelques réflexions. Je suis d’accord sur le fond mais j’aurais voulu plus de choses de ta part. Volontaire, surement, je connais ta maîtrise. Peut être devrais tu m’expliquer la forme de ce fragment. Il ne restera dans ma mémoire que parce que je partage parfaitement ton jugement.

   Absolue   
7/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Aaaaah, enfin un fragment que je comprends! Je suis contente alors je note:-)

   FredericBruls   
8/6/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un superbe fragment , tout d'un seul tenant, probablement ton plus cohérent d'ailleurs (avec le 15). Le rythme est magnifique et les images toujours prégnantes. Une illustration, dans un souffle angoissé (mais l'angoisse n'est jamais loin avec Larivière), de la très fameuse phrase de Rimbaud : je est un autre.

   cris   
20/6/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
bjr
"points cousus d'étoiles qu peuplent nos entrailles " l'idée d'une voie lactée extérieure intériorisé me plait beaucoup. La position à choisir "nous agripper avec horreur ou béatitude" pose l'éternel problème du choix et ouvre des perceptives différentes ds le texte. C'est extra d'avoir une tête pour réfléchir .bravo

   BAMBE   
25/6/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oui, un texte fort et profond, très bien écrit de surcroit, avec les mots qui disent, les images qui touchent et la réalité dans sa nudité illusoire.

   widjet   
7/7/2009
Ce n'est pas que ça me parle pas - celui particulièrement est vraiment à la portée de tous, y compris moi - mais les réflexions philosopho-méta-physiques ne m'interpellent pas plus que ça.

Widjet

   jfmoods   
25/3/2017
Développé sur une antithèse (connecteur logique : "en revanche", "nous ne pouvons pas" / "nous pouvons"), ce fragment, au ton pascalien, met en perspective la démesure de l'orgueil humain ("prétendre sérieusement nous connaître") et la médiocrité de notre condition ("le peu de savoir que nous croyons posséder sur nous-mêmes"). Deux constructions à rythme ternaire décrivent la vastitude du champ des prospections ("dans l’immensité des steppes, sur ces sommets érodés, dans les multiples tracés des points cousus d’étoiles qui peuplent nos entrailles", "le sable brûlant de l’atome, la peau des dieux, l’épicentre des passions et des projections"). Une série de verbes à l'infinitif ("s'approcher", "espérer toucher", "se plonger", "encrer nos yeux", "déposer"), deux groupes nominaux ("nos doigts faillibles", "les royaumes mortels") et deux métaphores ("les limbes de la connaissance", "les écorces des cœurs") tracent les limites d'un projet plus modeste qui saura - ou pas - combler les aspirations humaines (alternative : "avec horreur ou béatitude").

Merci pour ce partage !


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