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Poésie en prose
Lariviere : L'œuvre du monde
 Publié le 08/08/20  -  12 commentaires  -  1209 caractères  -  267 lectures    Autres textes du même auteur


L'œuvre du monde



Sur le champ du sensible, nous faisons pousser des buissons de raison avant de nous retirer dans le feu purifié de nos pensées ardentes, embaumés de deuils et d'ivresses, perclus de sagesses et de désillusions... retranchés le plus souvent sur le parvis [à la lisière] du monde, nous trônons solitaires au-dessus d'un royaume inconnu, ceinturé d'oasis insaisissables qui compriment pourtant outrageusement nos crânes et nos poitrines de leurs présences tenaces.

Mais nous avons beau sentir, nous ne pouvons pas voir, et nos regards, las de ne pas saisir, ne fouillent qu'une jungle improbable.

Alors nous pouvons desserrer pour un temps l'étau de nos sourires dans le reflet sardonique de nos visions, nos convictions les plus farouches ne sont que rosaces et poignées de sable jetées aux quatre vents s'ouvrant sur les nerfs primitifs qui accueillent nos pas, là où le sol des résurgences fait apparaître trois statues de lions dont les rugissements rappellent aux passants qu'elles ne sont pas imaginaires...

Le sens commun peut paraître bousculé.

L'esprit n'est pas une table d'autopsie.

L’œuvre du monde ne se délivre qu'au-delà du raisonnable.


 
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   Corto   
26/7/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Dur, dur.
S'épancher avec des phrases de 4 à 5 lignes est bien audacieux.
Le résultat me parait très hermétique.
Pourtant il y a sûrement du sens et de l'intéressant, mais l'auteur n'a guère su les mettre en forme.

Je relève "L'esprit n'est pas une table d'autopsie": j'aimerais que l'auteur en soit convaincu le premier !

Avec mes regrets.

   Anonyme   
8/8/2020
Bonjour,

Je suis un peu mal à l'aise avec ce texte notamment en raison des incertitudes que font peser des accords et des marques de genre et de nombre dont je ne sais à quoi ils se rapportent.

Je vais donc ne pas véritablement émettre une opinion tranchée en attendant la publication laquelle sera vraisemblablement revue et corrigée.

Merci de ce partage

Commenté en EL

Edit du 08/08/20 : après relecture attentive je ne comprends rien à ce texte ce qui ne serait pas un drame en soi si j'y trouvais mon compte de poésie mais là franchement je renonce. J'avais mis "un peu" en attendant la publication définitive mais c'est décidément quelque chose hors de ma sphère de ressenti je renonce donc à noter ce qui est plus honnête que de mettre une appréciation négative à ce que l'on ne comprend pas. Merci de ce partage.

   Myo   
27/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
N'ayant pas toutes les cartes en mains, toutes les connaissances nécessaires, ne pouvant dépasser les limites de nos capacités humaines, nous avons souvent cette impression d'être de ce monde de simples observateurs ... Mais nous ressentons au delà de ces limites... quelque chose qui nous dépasse... qui dépasse notre raison.
C'est ainsi que je comprends cet écrit ... seule l'image des 3 statues de lions ne me parle pas ( sans doute une référence littéraire qui m'échappe)

Mais je suis sensible à cette réflexion aux belles métaphores.

En EL Myo

   Robot   
29/7/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Métaphores recherchées, images parlantes, écriture fluide, texte compréhensible, fond réfléchi.
En somme, tout ce que la "poétisation" moderne rejette.

Que des défauts quoi !!! [:)

   IsaD   
8/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Larivière

J'ai vraiment résonné avec le premier paragraphe, la deuxième ligne et la toute dernière.

Entres eux, j'ai eu beaucoup plus de mal je l'avoue à saisir l'intention, qui m'a laissée perplexe. Dommage (pour moi) car le début partait bien (toujours pour moi)

"sur le champ du sensible, nous faisons pousser des buissons de raison..." Oh oui, combien ! Cette raison qui nous aveugle tant.

"retranchés le plus souvent sur le parvis du monde, nous trônons solitaires au dessus d'un royaume inconnu..." solitaires, oui, mais dans l'unicité, celle du royaume inconnu (ce que je pense avoir essenti dans vos mots)

Merci pour ce partage.

   dream   
8/8/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Cette prose poétique que je trouve admirable est, il me semble, un questionnement métaphysique sur la recherche de la vérité de ce monde. «…les nerfs primitifs, le sol des résurgences » font peut-être référence à la Grèce et à l’île de Délos, plus précisément, sanctuaire du dieu de la Beauté et de la Lumière, là où le « religieux » prédomine, avec son lac sacré. Et sur ce lieu saint, berceau d’Apollon, on aurait érigé « La Terrasse des Lions » en son honneur. Terrasse gardée par 12 lions –de marbre-, dont les rugissements inspiraient une peur épouvantable aux passants. De ces lions, seuls des fragments de 3 d’entre eux subsistent encore. Sans doute, l’auteur fait-il référence à ces 3 lions.

BRAVO au poète ! « Mais nous avons beau sentir, nous ne pouvons pas voir, et nos regards, las de ne pas saisir, ne fouillent qu’une jungle improbable » est, pour moi, un vrai régal.
Dream

   hersen   
8/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème est une grande réflexion sur ce que nous pressentons de la vie, de l'univers, qui nous échappe par trop de raison.

L'oeuvre du monde se mérite, il faut aller en chercher la compréhension, la vision.

J'ai aimé les deux phrases longues intercalées d'un vers (peut-être le "qui comprime" pourrait être allégé ?) pour finir par les trois vers courts où l'on donne la clé.

Une bonne prose, ce qui est un exercice difficile.

Merci lari !

   Arsinor   
15/8/2020
Une griserie ramassée qui s'annonce au début comme telle. J'apprécie les trois dernières phrases, qui mettent un frein et un rythme inattendu en regard de l'effort à faire pour comprendre les longues "strophes" qui les précèdent.

Le poème commencent par des couples raison/sensibilité... puis débouche sur des oasis que je n'ai pas comprises. Les statues des lions sont des sagesses : la raison raisonnable est un frein. Tout est dit dans un sens mais je serais volontiers allé plus loin avec un chapitre II.

EDIT : mes excuses à la modération car initialement j'avais envoyé deux commentaires pour ce même poème, ici réunis.

   placebo   
8/8/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Larivière,
J'ai aimé ces phrases qui me donnent l'impression d'être allées au delà de la poésie, comme si l'auteur n'avait plus besoin de mettre en forme sa poétique, celle ci imprégnant les mots et les phrases. L'art fait naturel.
J'ai aimé ce que j'ai réussi à visualiser et à comprendre, et pour le reste j'ai aimé écouter le texte.
Pourtant, je reste à la lisière, ni emporté par l'émotion ni par la réflexion. J'ai un peu l'impression d'être devant une oeuvre contemporaine ou un autostéréogramme, à chercher en vain à m'aligner sur la fréquence. Ce n'est même pas une question d'hermétisme, c'est plus une ambivalence que je ressens. Et à cet instant, malgré toutes les qualités du texte, même si j'aime à la fois beaucoup et un peu, c'est le un peu qui prédomine.
Merci pour ce partage,
Bonne continuation,
placebo

   Pouet   
10/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Salut,

je comprends le texte comme une invitation à la rêverie, un peu de "laisser faire" façon bouddhisme - les statues de lions ont eu pour moi une petite fragrance asiatique-

Après nous... Le déluge!
Ce qui étouffe, nous le créons.

Chercher à tout "comprendre", à tout "rationnaliser" semble vain dans cet écrit où l'onirisme (la Pouésie, soyons fous...) l'emporte sur le "réel" qui de toute façon n'existe pas... :)

Bien aimé.

   Donaldo75   
13/8/2020
Salut Lari,

J’ai hésité avant de commenter ce poème. Quand je le lis, je sens la pensée en mouvement, la réflexion, l’âme de l’intellectuel qui questionne le monde dans lequel il vit. Je crains que tu ne perdes beaucoup de monde en chemin avec un tel texte riche en matière philosophique, presque pas ponctué, à lire avec deux bouteilles d’oxygène à portée de poumons. Je me suis accroché pour suivre le périple de cette pensée en vadrouille. Ce qui m’a tué, ce sont les trois derniers vers, du brut dans un délire floral. Ils m’ont ramené sur terre et m’ont montré que je n’ai probablement rien compris.

« Cogito ego sum » m’a-t-on appris à l’école. Je vais de ce pas cirer de nouveau le banc des cancres en poésie.

Une autre fois, peut-être, je vais quand même essayer de rassembler mes neurones avant de me livrer de nouveau à ce type de poème.

Don

   Arsinor   
15/8/2020
Modéré : Commentaire hors charte (se référer au point 6 de la charte).


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