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| Pussicat
28/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
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L’ouverture du texte (Loin) semble rejoindre la fin (le désir des hongres) dans une forme de castration du désir, d’impossibilité, d’une mise à distance de l’objet désiré.
Étrange par ailleurs cette ouverture : « loin du sol » Les cheveux ne sont pas des crinières, ils sont des chevaux (pour l’allitération ?) La douceur des cheveux ne correspond pas à la nature d'une crinière de cheval. Je bloque sur la construction : « en le vent leurs crinières folles » « tes vagues galopent / jusqu’à la syncope » Je ne saisis pas ce que sont ces vagues, le possessif des vagues, les cheveux, je suppose. « mais c’est moi qui tombe pas dans tes bras juste plus bas que terre » un passage très peu poétique. « dans la fosse où finit tremble le désir des hongres » le désir est-il fini ou tremble t-il encore un peu ? L’ensemble ne provoque aucune émotion, jusqu’au titre qui évoquait avant lecture une épaisseur charnelle, une promesse de fusion des éléments chair, terre, eau, air, feu, une fougue… Il y a bien l’air dans les cheveux, l’eau des vagues, mais pas de chair, pas de feu éteints par ces hongres. Je ne sais pourquoi, mais j'ai le sentiment de passer à côté de ce texte. Commentaires EL |
| Passant75
29/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Ce petit poème me laisse assez partagé, et plutôt du côté de la déception. Le jeu initial entre « cheveux » et « chevaux » est tellement immédiat qu’il tourne vite au procédé, et l’accumulation des effets sonores finit par donner l’impression d’un exercice de virtuosité (notamment tous ces sons en « en » dans la première partie ) plutôt que d’une nécessité poétique. Il y a une certaine musicalité, mais je cherche en vain ce qu’elle produit au-delà d’un joli galop verbal. Des images comme « crinières de brume » ou « naseaux pleins d’écume » ne surprennent pas dans cet imaginaire équestre et sensuel.
Je trouve que le poème devient plus intéressant lorsqu’il rompt avec cette séduction facile, « mais c’est moi qui tombe / pas dans tes bras ». Là, quelque chose se dérobe réellement. Et surtout, « le désir des hongres » est, pour moi, l’image qui ouvre une profondeur inattendue, c’est vraiment une belle formule pour exprimer le désir de ceux auxquels on a retiré les moyens de l’accomplir. Dommage que cette idée forte arrive si tard, presque isolée, après tant de jeux sonores. J’aurais aimé que le poème parte de cette blessure plutôt que de passer si longtemps par le charme du galop. Pour finir, je me suis interrogé sur ce « tremble » en avant-dernier vers, mais aucune interprétation ne s’est vraiment imposée à moi. |
| jf2
5/10/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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La présentation verticale et l’extrême découpage sans véritable justification rendent le début du poème très difficile à lire.
Quelques ruptures syntaxiques m’ont aussi gêné : en le vent et tremble. Sinon, l’idée est très bonne, la comparaison de la chevelure avec les crinières et les vagues est plaisante. La dernière strophe avec la chute finale (c’est le cas de le dire) est percutante. Pour moi, un bon texte un peu gâché par cette manie actuelle de découpage à l’extrême. |
| Cyrill
6/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bel imaginaire autour d’une chevelure, un poème enlevé et tout en élégance. Du ludique autour des mots et des sons, les uns amenant les autres, quelques rimes et hop, c’est vite plié pour l’hongre et son désir, avec des allitérations en f et s qui suggèrent opportunément la déconvenue de l’atterrissage.
Déjà ? C’était léger comme l’air, triste comme la mort, on en redemande. |
| Cristale
12/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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C'est beau comme la danse de rubans de soie au bout des bras d'une ballerine. Du moins, est-ce l'image éthérée que me rend ce poème.
Mais ce poème exprime bien d'autres choses en mêlant la beauté aérienne des mouvements d'une chevelure et le désir animal qu'elle suscite. Du haut en bas, les vers soufflent leur haleine brûlante, de l'image pure et raffinée à l'instinct le plus bestial. Disons, basique pour être aimable :) En même temps, cela a des raisons aussi basiques d'exister. Ça me plaît. |
| Provencao
12/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Laurent-Paul,
Cette acuité, cette légéreté s'esquissent aussi dans l'aspiration et dans l’absolu… En cela l’élégant et le gracieux savent ce qu’ils dessinent : pas grand-chose, voire presque rien dans cette poésie … d’où le sentiment haletant apporté par l'éclampsie dans les crinières folles, et un certain rictus qu’apporte le désir des hongres. J'ai beaucoup aimé. Cordialement |




