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| LeChevalier
28/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Drôle de sonnet : sur deux rimes, comme les couleurs du zèbre. Reste à savoir laquelle des deux représente le noir (j'opterais pour -ope) et laquelle le blanc (pour moi, -eur). Ça se faisait autrefois, quand on sortait du Moyen-Âge et qu'on avait bien l'habitude des rondeaux.
Je note « piaffant d'impati-ence » avec diérèse sur le deuxième mot, contre « aux reflets d'héliotrope » sans diérèse. Je trouve cela inconséquent et gênant à la lecture. J'ai aimé la première strophe, bien construite et bien refermée. Le premier vers de la deuxième m'a beaucoup plu aussi avec son dynamisme créé par les quatre verbes. On en voit rarement ! D'autant plus qu'ici le vers suivant est assez rythmique lui aussi, mais cette fois-ci grâce aux noms. Par contre, je trouve que le dernier vers de ce deuxième quatrain est mal raccordé et c'est un peu pareil pour le mot « rêveur », laissé en contre-rejet juste avant. Je ne vois pas le lien syntaxique. Les tercets apportent un retournements violent : le je s'auto-apostrophe et s'invective abondamment. Cette « cécité » sans article m'est très désagréable. De là, je trouve que tout se délie, je perds complètement le fil. La rime noire n'est pas facile à satisfaire et j'ai bien peur que l'auteur s'est contenté d'empiler les mots les uns sur les autres. Je décroche. |
| Passant75
29/9/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Je suis d’abord resté dubitatif, voire déconcerté, devant ce poème. L’auteur s’est donné un défi qu’il a su relever, à savoir écrire un sonnet en n’utilisant que deux rimes, mais j’ai plutôt eu l’impression que cette recherche de virtuosité finissait par prendre le pas sur la poésie. N’en utiliser que deux peut, en effet, conduire à choisir certains mots davantage pour leur rime que pour ce qu’ils peuvent apporter au texte.
Le personnage décrit se voudrait un séducteur « plein d’allant », mais finit par comprendre qu’on se moque de lui. À cet égard, il traite les femmes « d’aimables antilopes » et de « pauvres Pénélope », c’est d’ailleurs amusant de constater que, sur toutes ces rimes en « ope », l’auteur a soigneusement évité « salope », mais comment ne pas penser que le mot lui a traversé l’esprit ? Brassens, pour sa part, n’a pas eu ces pudeurs de gazelle ! Si je reconnais l’exercice et quelques trouvailles, je suis resté assez extérieur à ce poème. Par ailleurs, les deux vers « Allons, crétin ! Reprend (sic) tes esprits, par Ésope ! / Cécité t’a tapé dans l’œil, nom d’un cyclope ! » ont cassé le peu de lyrisme auquel j’avais pu commencer à adhérer. Le ton devient soudain beaucoup plus potache, et ce changement m’a plutôt sorti du poème qu’il ne m’y a ramené. |
| Cyrill
4/10/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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J’ai trouvé ce poème vraiment amusant. Ses nombreuses rimes en -ope sont parfaites, allez hop, pour le bruit d’un galop. Le rythme est sonnant et espiègle.
« Et je danse et je flambe, et je trinque et j'écope » : non mais quel étalon ! « Cécité t’a tapé » (tata) « dans l’œil, nom d’un cyclope » : il fallait oser la cacophonie ! Plein d’autodérision, c’est vraiment un « Drôle de zèbre » qui nous cause là de ses déboires et charmes supposés, et qui jamais ne chope ^^ Une réussite, ça c'est du contemporain. |
| Donaldo75
4/10/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Et que voici un sonnet réussi, avec du rythme zébré, de l'humour, de la rime chantante ! L'expression de zèbre me rappelle une chanson de Jacques Brel dont je ne me souviens plus le titre - je devrais manger plus de poisson au lieu de brochettes de poulpe - avec ce côté bucolique et en même temps suranné.
"Et je danse et je flambe, et je trinque et j'écope, Eclusant les succès, les échecs, la saveur D'un chant neuf qui renaît d'un océan ; rêveur, La promesse d'une aube aux reflets d'héliotrope." Ce quatrain à lui seul résume mon impression de lecture et j'ai envie de lire et relire ce poème qui donne la pêche le dimanche matin, avant d'aller à la rencontre du bestiaire de mon club de tennis, de sacrés ouistitis. Bravo ! |
| Provencao
11/10/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
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Bonjour Ornicar,
Ce drôle de zèbre qui vient " couronner ou coiffer les autres" dans une forme d’émancipation désarmante, dubitative et incrédule de l’expression. Avec cette écriture, une limite est enjambée, irrémissible. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| jf2
11/10/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Je trouve le texte entrainant avec un aspect caricature et autodérision.
Les nombreuses références mythologiques m’ont fait penser aux fables grecques et à l’Odyssée. J’ai vu dans le texte la description des aventures d’un Ulysse de pacotille. Le vocabulaire équin du premier quatrain s’accorde bien avec la frénésie du personnage. La volta du premier tercet est percutante. Quelques défauts à mon sens : ; rêveur que je ne comprends pas. Quelques expressions un peu étranges : Éclusant les succès, arpèges mineurs, couvent de leurs cris. Et aussi, j’aurais bien aimé que le poème nous explique pourquoi finalement le personnage n’est pas le séducteur qu’il croyait être, qui sont ces femmes et que leur est-il arrivé ? |
| Polza
12/10/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Il est vraiment trop tentant d’écrire que concernant ce poème, vous êtes un sacré drôle de zèbre !
Si j’ai été séduit par l’humour ambiant de ce sonnet en deux rimes, je n’en ai pas moins été séduit par l’intelligence avec laquelle vous avez traité ce thème, John Travolta n’a qu’à bien se tenir ! Pour moi-même avoir écrit un sonnet tragi-comique en m’inspirant de l’Odyssée, je ne peux qu’apprécier la référence, surtout dans les 5 derniers vers… Votre poème étant proposé en catégorie contemporaine, je fais fi des diérèses, synérèses, rimes, etc., pour me concentrer uniquement sur le fond… « Tel un fier destrier plein d’allant, je galope, Piaffant d’impatience et dispensant mes faveurs. » J’ai apprécié l’emploi de mots qui, en plus de leur signification première, évoquent en même temps un autre animal ! Je pense notamment à « Piaffant », l’étalon qui piaffe et un piaf ainsi qu’à « caracole », aussi bien terme équestre qu’escargot en Belgique… À ce propos, toujours dans la double interprétation, j’ai également apprécié « Je caracole », je fais des voltes sur la piste de danse et je suis un escargot face aux antilopes qui m’entourent et qui font partie des animaux les plus rapides du monde ! « Et je danse et je flambe, et je trinque et j’écope, Éclusant les succès, les échecs, la saveur » Encore une fois et je peux me tromper, vous semblez prendre un malin plaisir à jouer avec les mots, « je trinque et j’écope » pouvant tous les deux être interprétés différemment, faisant merveilleusement écho à « succès, les échecs ». Avec « Éclusant » on reste dans le sens de la fête (on peut aussi s’amuser en ne buvant que de l’eau !) « D’un chant neuf qui renaît d’un océan ; rêveur, La promesse d’une aube aux reflets d’héliotrope. » J’ai vraiment apprécié « La promesse d’une aube aux reflets d’héliotrope. », premièrement, parce que j’aime Romain Gary, deuxièmement, parce que je trouve ce vers très poétique… « Allons, crétin ! Reprends tes esprits, par Ésope ! » Parmi les nombreuses fables d’Ésope dont s’est inspiré Jean de La Fontaine, le coq est souvent présent, j’ai donc bien aimé ce « crétin » qui m’a indirectement renvoyé à la crête de ce fameux coq ! » « Cécité t’a tapé dans l’œil, nom d’un cyclope ! » Pauvre Polyphème, vous allez avoir de gros problème avec Poséidon ! « Entends-tu les oiseaux se gausser, vil charmeur ? » Puisque nous sommes dans votre bestiaire, on peut supposer q’un serpent se cache dans ce vers avec le fameux charmeur de serpents… « Ils couvent de leurs cris les pauvres Pénélope, Sirènes sans couronne aux arpèges mineurs, Échouées sur les bancs de tes nuits interlopes. » Dans ce tercet, il y a je trouve à la fois une continuité dans le bestiaire et à la fois une rupture, les femmes deviennent sirènes ou l’inverse, à moitié humaines à moitié animales… « Échouées sur les bancs de tes nuits interlopes. » Comme pour le charmeur de serpents, ce passage m’a évoqué le banc de poissons, la boucle est bouclée ! Un poème qui met de bonne humeur et intelligemment écrit, j’ai presque envie d’écrire, c’est malin comme un bonobo ! |
| BlaseSaintLuc
12/10/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Texte quelque peu décalé dans le temps.
La fièvre du samedi soir sonne seventies ; Le zèbre ressemble plus à un fauve en chasse. Destrier ? Pas vraiment maîtrisé ; qui monte qui ? Qui a le contrôle ? Cheval fou au pays des Amazones, à notre époque, ce mulet se ferait dégommer par de furieuses Femen ! Porté sur le nectar, rhum ou whisky, cocard ? Mais notre personnage a un éclair de raison, ce voyant, vil aveugle encerclé de nymphettes. C'est poétiquement vulguaire,musicalement faiblard, et le fond négligé. |




