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| Passant75
2/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Que tous ceux qui ont compris lèvent le doigt ! J’avoue que ce ne fut pas mon cas. Mais déjà, qui est … elle ? Le jour commence par percer les fenêtres du salon, mais celles-ci finissent, désespérées, par percer le jour. Sujet et complément permutent, mais mon doigt, pour sa part, reste désespérément baissé.
Je me demande si la volonté de rendre le poème énigmatique lui apporte réellement quelque chose. Ne pas tout comprendre peut être intéressant, mais encore faut-il que l’obscurité ouvre des possibilités plutôt qu’elle ne laisse simplement le lecteur devant des questions sans réponse. La poésie n’a pas besoin de tout expliquer, mais elle doit, à mon sens, savoir suggérer. Ici, je reste davantage face à des énigmes qu’à des suggestions. Finalement, si je reconnais une écriture travaillée et des images surprenantes, je suis resté assez distant face au poème, son hermétisme ne m’a pas vraiment permis d’y entrer. |
| Donaldo75
10/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J'ai trouvé que les images déployées dans ce poème apportaient une tonalité particulière, au-delà même de celle du narratif. Ce n'est pas un poème à la Prosper Youp La Boum c'est le roi du pain d'épices, ni l'un de ces trucs formattés et sans âme que je lis parfois ici, non, c'est de la poésie inspirée, tonale, travaillée mais sans laisser transpirer le labeur.
Récemment, sur un autre poème qui n'avait pas ces qualités, j'avais évoqué la pièce de Friedrich Nietzsche intitulée « Ainsi parlait Zarathoustra » et ce passage précis : « Si je me suis jamais assis plein d’allégresse, à l’endroit où sont enterrés des dieux anciens, bénissant et aimant le monde, à côté des monuments d’anciens calomniateurs du monde, car j’aimerai même les églises et les tombeaux des dieux, quand le ciel regardera d’un œil clair à travers leurs voûtes brisées ; j’aime à être assis sur les églises détruites, semblable à l’herbe et au rouge pavot. » Ici, je ne vois pas une église, un édifice poussiéreux tombeau des dieux de la poésie mais une plaine, certes dans un pays dévasté, dans un royaume transpercé. Bravo ! |
| jf2
10/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Cette poésie ressemble à une énigme du père Fouras.
Je tente cependant une interprétation. J’y vois la description d’une personne dans un coma profond. Première strophe : elle est là physiquement mais son esprit n’est plus parmi nous, la lumière ne l'atteint plus. Deuxième strophe : Elle ne fait plus partie du monde qui continue à avancer sans elle (le clocher s’emballe pour d’autres vies), elle est soignée, les lances évoquent des perfusions. Troisième strophe : Elle est encore bien vivante au milieu du personnel médical qui la soigne (bouclier ami). Dernière strophe et chute : On espère qu’un jour, elle sortira du coma et reprendra sa place, la lumière viendra d’elle et elle pourra parler. Du coup, le royaume transpercé pourrait être un jeu de mots évoquant à la fois sa maladie et les soins par injection qui lui sont prodigués. Je ne sais si mon intuition est bonne ou s’il y a quelque chose d’encore plus sombre. Je trouve quand même qu’on est au-delà des limites du compréhensible, ce n’est pas forcément la vocation d’une poésie. |
| Provencao
10/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Eskisse,
Plusieurs lectures pour mieux appréhender votre poésie. Mon commentaire n'est pas de déchiffrer l'hermétisme de votre poème, mais de faire percevoir que cet hermétisme persiste et qu'il s'énonce avec contrôle et mystère... J'ai bien aimé cette poésie. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| ka-lee
10/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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bonjour,
j'aime ton poème il est humble, je ressens une douleur présente mais gérée ......qui n'est pas prète à disparaitre, pour passer à la vie. la lecture est ronde,(au milieu ..) douce ( lumière ), et flexible , elle a du volume (flotte). ca reste mon opinion merci |
| Myndie
11/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Eskisse,
ce qui m'a séduite c'est la poésie subtile de ces vers, aussi mélancolique que fière et martiale. Tu dresses le portrait d'une femme physiquement absente mais mystérieusement omniprésente. Le choix lexical, original, fait référence à une lointaine époque féodale et mêle habilement le corps,l'esprit et le sacré, comme ici : « des lances s’avancent ogives de son cœur » Je trouve cependant que ce poème très abstrait ne va pas au bout de sa puissance ; le personnage demeure éthéré, sans aucun impératif émotionnel ou sans nécessité vitale (qu'est-ce qui la rend aussi guerrière et pourquoi le royaume aura t-il son mot à dire ?). Ce flou conceptuel m'a fait voyager entre l'intime et l'épique, sans me troubler véritablement, sans me laisser deviner ton intention. Ce qui m'a manqué, c'est une certaine incarnation sensible. je pense qu'un peu plus de concret ou de charnel évite parfois au symbolisme de paraître un peu trop cérébral. Simple avis de lectrice qui a aimé l'atmosphère et voudrait à présent être emportée par le cœur du personnage. |
| BlaseSaintLuc
11/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Je n'ai pas transpercé le ciel de ce texte.
Une guerre des cœurs ? Une absente mystérieuse ? Une clarté impossible. Quand la compréhension est difficile, la musique est compliquée à capter, la poésie insaisissable. Si le voyage est intérieur, il ne nous est pas complétement accessible,dommage c'était une piste possiblement interressant. |
| Eloaire
12/10/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour, pour ma part je trouve ce poème magnifique. Bien sur on ne comprend pas tout mais les images sont tellement fortes qu'elles ouvrent à l'imaginaire du lecteur un vaste monde de possibles. La pudeur du poète qui tout en restant obscur dit tant de choses par des symboles percutants me touche profondément.
Et l'espoir des deux dernières strophes est vraiment rafraichissant |




