Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
Laurent-Paul : Campagnes
 Publié le 11/03/26  -  9 commentaires  -  1096 caractères  -  97 lectures    Autres textes du même auteur


Campagnes



Le matin tousse une écume
Qui se déchire en lambeaux.
Le ciel presque nu s’enrhume ;
Ses mouchoirs blancs sont très beaux.

Dans un sentier sédentaire,
Je me promène en errant.
Le désir velléitaire
Ne sait qu’être itinérant.

Dans les prés les vaches laissent
L’humidité de leurs yeux
Promettre mille mollesses
Et des oublis merveilleux.

J’aime la grâce naïve
De ces vallons verts et gris
Qu’une brume maladive
Rend toujours plus rabougris.

Là, les jours sont une attente,
Comme une salle où l’ennui
S’étire et chacun patiente
Alors que le temps s’enfuit.

J’aime ces campagnes lasses
Où tout paraît s’étaler,
Où les voitures qui passent
Semblent toujours s’en aller.

Les villages se rappellent
Qu’un jour ils furent vivants ;
Les églises, les chapelles,
Enterrent même les vents.

Les téléphones se taisent
Et chaque écran reste noir ;
Ces grands silences m’apaisent.
Je voudrais tant te revoir.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Passant75   
24/2/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Des quatrains en heptasyllabes mêlant le naïf au confus. Déjà que ce n'est pas la métrique la plus simple à respecter ni la plus harmonieuse, mais l'auteur, à vouloir tout observer et tout décrire, se perd dans une complexité plus brouillonne que poétique.
Et c'est d'autant plus dommage que les deux derniers vers sont très parlants et peuvent aisément faire vibrer l'esprit du lecteur et l'emmener dans une rêverie pleine de promesses.

   Lebarde   
2/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Un bien joli poème bucolique à souhait dont l'atmosphère sereine et apaisante se prête au vague à l'âme, à la nostalgie et à la solitude nonchalante et attristée d'un auteur abandonné.

De belles images bien trouvées:

"Le matin tousse une écume
Qui se déchire en lambeaux.
Le ciel presque nu s’enrhume ;"
ou
"..ces vallons verts et gris
Qu’une brume maladive
Rend toujours plus rabougris."

d'autres plus plates et naïves que j'aime moins comme:

"Ses mouchoirs blancs sont très beaux."
ou
"Dans un sentier sédentaire,
Je me promène en errant."

Sur la forme ce poème heptasyllabique régulier, présenté en néo-classique n'est pas contrarié par les quelques rares rimes fautives mais une diérèse oubliée rendant un vers surnuméraire dans le cinquième quatrain risque de le pénaliser.

Merci pour cette délicate et plaisante poésie qui me convient bien.

En EL

Lebarde

   LeChevalier   
11/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
Cela m'a fait penser aux « Colchiques » d'Apollinaire. Je le dis non pour faire une comparaison, mais pour montrer que le thème est tout à fait poétique et digne d'intérêt. La simplicité des quatrains convient bien au paysage agreste qu'il nous est proposé de contempler, non pour se remplir l'âme de beauté mais plutôt de tristesse. Je reconnais que certaines images m'ont déconcerté, comme ces mouchoirs dans le ciel, mais j'admets aussi qu'elles conviennent à notre quotidien du XXIe s. Tout le monde n'est pas obligé de se servir d'images millénaires !

Sur le plan des sonorités, je vais pointer « Je me promène en errant » dont les trois dernières syllabes (« nanéran ») m'ont paru un peu trop nasillarde même pour un texte enrhumé.

Évidemment, la chute finale est bien pensée, elle motive, de manière rétrospective, toute la description. Je trouve cela astucieux.

   papipoete   
11/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
bonjour Laurent-Paul
J'aime la campagne et m'en viens vous dire pourquoi...
La nature y est encore sauvage, malgré quelques nuances, et les autos roulant sur la départementale, ne font que passer.
Mais triste constat, la vie n'y fait plus guère de bruit, l'école par exemple plus guère ne bruit...
NB une peinture parfois naïve que papipoète n'aurait pas reniée, et mon Lumix autour du cou, je suis l'auteur dans cette agréable déambulation.
L'avant-dernière strophe a ma préférence.
des heptasyllabes, un mètre bien rare en poésie rimée, mais seyant à merveille dans la peinture de la campagne.

   Boutet   
11/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Des quatrains de différentes valeurs comme souvent dans ce genre de poème mais j'aime bien le message final qu'ils délivrent.
Le premier quatrain est magnifique mais les suivants sont un ton en dessous (notamment celui des vaches
et du rabougris).
Mais le poème redémarre en force avec la suite que j'aime beaucoup.

   Robot   
11/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Des images rurales que l'on peut encore observer.
J'aime particulièrement ce quatrain d'où émane une certaine nostalgie:

"J’aime ces campagnes lasses
Où tout paraît s’étaler,
Où les voitures qui passent
Semblent toujours s’en aller."

   Polza   
11/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Puisque ce poème est présenté en néo, je ne dirai rien sur les rimes et sur « patiente »…

Dans l’ensemble, j’ai grandement apprécié votre poème agreste, quelle que soit la catégorie où il se trouve ! Il y a tout de même des images plus poétiques et parlantes que d’autres je trouve.

« Le matin tousse une écume
Qui se déchire en lambeaux.
Le ciel presque nu s’enrhume ;
Ses mouchoirs blancs sont très beaux. »

Ce n’est qu’un petit rien, mais je trouve que « très beaux » fait légèrement enfantin alors que « Ses mouchoirs blancs sont si beaux » ferait peut-être plus mature.

« Dans les prés les vaches laissent
L’humidité de leurs yeux
Promettre mille mollesses
Et des oublis merveilleux. »

le quatrain le plus faible et le moins poétique en ce qui me concerne. « Et des oublis merveilleux » m’a plutôt fait penser au méthane qu’elles rejettent dans l’air !

« Où les voitures qui passent
Semblent toujours s’en aller. »

j’ai bien aimé cette image en forme de presque lapalissade, mais qui dans ce contexte est poétique.

« Les églises, les chapelles,
Enterrent même les vents. »

je n’ai pas trouvé la formule fantastique, j’ai plus eu l’impression qu’elle était là pour la rime, désolé…

« Les téléphones se taisent
Et chaque écran reste noir ;
Ces grands silences m’apaisent.
Je voudrais tant te revoir. »

j’ai beaucoup apprécié ce dernier quatrain, nostalgique et poétique à souhait.

Sous ces expressions ou mots aux apparences naïves, je trouve que ce poème est très agréable à lire…

   Cristale   
11/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Laurent-Paul,
Etonnant ce que peux suggérer un écrit. J'entends en lisant ce poème tout en hepta le roulement d'un train passant à faible allure sur les rails d'une gare désaffectée d'un village déserté.

La sècheresse du rythme ne laisse pas la place aux lamentations, non, il appuie la désolation des lieux tout en sublimant les détails de ce qui reste.

La versification appartient au choix de l'auteur, bien qu'un grade au-dessus ne m'aurait pas déplu, c'est le poème dans son ensemble qui m'a séduite.

Le dernier emporte son mystère avec ce "t" de "J'aimerais tant te revoir", posé là comme un sanglot pudique étouffé.

   Provencao   
11/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Laurent-Paul,

J'ai aimé chercher à écouter et à entendre la singularité de "ce matin tousse une écume" dans ses décors qui nous sont à la fois proches et lointains, déambulant avec vous dans les près et campagnes, dans une sorte de guide fraternel, respectueux et humble.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement


Oniris Copyright © 2007-2025